1757 résultats pour "c+est+a+dire"
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Rousseau écrit dans une lettre du 4 novembre 1764: On ne peut être heureux sur la terre qu'à proportion qu'on s'éloigne des choses et qu'on se rapproche de soi. Vous expliquerez et vous apprécierez, en prenant quelques appuis précis sur ses oeuvres, cette solution apportée par Rousseau au problème du bonheur ?
INTRODUCTION « On ne peut être heureux sur la terre qu'à proportion qu'on s'éloigne des choses et qu'on se rapproche de soi». Cette formule que Rousseau écrivait en 1764 dans une lettre exprime certainement une de ses hantises. C'est la pensée d'un homme désabusé, qui, treize ans avant de composer les Rêveries, semble déjà « commencer à quitter sa dépouille » et à tourner vers un autre monde ses espérances de bonheur. Encore affirmera-t-il dans les Rêveries qu'il lui est parfois arrivé de « se s...
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Rimbaud, « Ophélie »
Sujet: Rimbaud, « Ophélie » I Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles... - On entend dans les bois lointains des hallalis. Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir Voici plus de mille ans que sa douce folie Murmure sa romance à la brise du soir Le vent baise ses seins et déploie en corolle Ses grands voiles bercés mollement par le...
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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - Le crapaud
Victor HUGO, La Légende des siècles, « Le crapaud ». 1. Que savons-nous ? qui donc connaît le fond des choses ? 2. Le couchant rayonnait dans les nuages roses ; 3. C'était la fin d'un jour d'orage, et l'occident 4. Changeait l'ondée en flamme en son brasier ardent ; 5. Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie, 6. Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie ; 7. Grave, il songeait ; l'horreur contemplait la splendeur. 8. (Oh ! pourquoi la souffrance et pourquoi la laideur ? 9. Hélas ! le...
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Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - Ophélie
Sujet: Rimbaud, « Ophélie » I Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles... - On entend dans les bois lointains des hallalis. Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir Voici plus de mille ans que sa douce folie Murmure sa romance à la brise du soir Le vent baise ses seins et déploie en corolle Ses grands voiles bercés mollement par le...
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L'Etranger de Camus
Introduction L'Étranger nous propose, dans un récit à la première personne, deux moments bien distincts de la vie du héros : avant qu'il ne commette un meurtre et après le meurtre. La seconde partie qui nous fait assister à l'instruction et au procès marque le retour sur lui-même de Meursault aux prises avec la justice et ses formalités. Le texte que nous allons étudier se situe au moment où le prévenu vient d'entrer dans le prétoire. Ce sont ses notations, ses impressions et ses propos qui...
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Est-il préférable de lire une pièce de théâtre avant d'aller la voir au théâtre ?
Dès l'Antiquité, Aristote différencie deux modes littéraires : le mode narratif où « l'on imite en racontant » et le mode dramatique où « l'on imite les gens en pleine action ». Cette dernière définition est celle du genre théâtral, divisé entre la tragédie, qui montre des actions d'hommes supérieurs à nous, et la comédie, qui met en scène des hommes qui nous sont inférieurs. Reprise à la Renaissance, cette distinction marque profondément le théâtre jusqu'au XVIIIe siècle, alors qu'apparaît à ce...
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Pascal : Pensées
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas éditoriaux...
- Qu'avez-vous à dire des rapports qu'entretiennent Dom Juan et Sganarelle dans cette comédie ?
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Victor Hugo, Choses vues, 1846.
Victor Hugo, Choses Vues, 1846. Hier, 22 février (1), j'allais à la Chambre des Pairs (2). Il faisait beau et très froid, malgré le soleil de midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiqua...
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« Pourquoi aurions-nous peur de demain, puisque c'est nous qui le faisons grâce à notre travail d'aujourd'hui?» écrivait Emile Zola. Partagez-vous, en 1981, cet optimisme et cette assurance ?
« Pourquoi aurions-nous peur de demain, puisque c'est nous qui le faisons grâce à notre travail d'aujourd'hui?» écrivait Emile Zola. Partagez-vous, en 1981, cet optimisme et cette assurance? remarques Les remarques qui suivent ne constituent pas le plan détaillé. Elles indiquent des directions que l'élève doit développer. La peur aujourd'hui La phrase d'Emile Zola tente d'exorciser la crainte de l'avenir. Que celle-ci demeure vivace aujourd'hui ne fait aucun doute. Les résumés en témoignent; Rob...
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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Sonnet boiteux
Commentaire du poème de Paul Verlaine : « Sonnet Boiteux » Introduction : Le « Sonnet boiteux » est publié par Paul Verlaine dans le recueil Jadis et Naguère qui date de 1881. Mais le sonnet date vraisemblablement de l'époque de solitude de Verlaine à Londres, après que Rimbaud ait rejoint la France (fin 1872-début 1873) à l'automne. Le titre du poème, le « Sonnet Boiteux » donne un indice sur la forme te le contenu du poème. Il s’agit bien d’un sonnet, mais il est boiteux puisque Verlaine entra...
- Charles Péguy
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Faites l'éloge du métier de comédien ?
Faites l'éloge du métier de comédien. Introduction : a et b) La carrière de comédien attire particulièrement les jeunes gens. c) C'est, en effet, une des carrières les plus difficiles, mais aussi les plus exaltantes. I. — Les difficultés : A. — C'est une carrière harassante et pénible : a) Il faut passer de longues heures à apprendre et à répéter des rôles, et même plusieurs rôles, pour remplacer au pied levé un défaillant. b) Aujourd'hui, certaines pièces à succès sur les Boulevards sont jouées...
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Saint Luc
Saint Luc Ier siècle C'est un médecin. Son nom, Luc, est grec. Sa langue et sa culture aussi. Compagnon de Paul au moins depuis Troas (Actes 15, II ss.), il semble avoir tenu comme un journal de leur voyage dont il insérera plus tard de larges extraits dans sa composition des Actes des Apôtres. Ses orientations de pensée sont plutôt celles de Paul, comme celles de Marc, qu'il connaîtra d'ailleurs personnellement, étaient plutôt celles de Pierre. Dans un temps où il n'avait pas encore écrit son o...
- Vous direz en quoi la culture peut être un moyen de s'ouvrir aux autres ?
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Que la comédie fasse rire, tout le monde, s'accorde à le dire toutefois, ce rire peut ne pas être gratuit et revêtir différentes fonctions et enjeux : elle peut par exemple châtier les moeurs en riant ?
Que la comédie fasse rire, tout le monde, s'accorde à le dire toutefois, ce rire peut ne pas être gratuit et revêtir différentes fonctions et enjeux : elle peut par exemple châtier les mœurs en riant. Dans quelles mesures y parvient-elle ? Serait-ce sa seule fonction ? Analyse du sujet et problématisation : Le sujet part du postulat que la comédie fait rire et demande une explicitation des enjeux et des fonctions de ce rire. Le rire dans la comédie est essentiellement transmis par le Le sujet d...
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- Molière, Tartuffe, Acte II, scène 1.
- Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception.
- Aragon, Le Nouveau Crève-Coeur, Amour d'Elsa, « Un air d'octobre »
- Article «Paix», Encyclopédie, (1750 - 1772).
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On a dit de l'oeuvre de Rabelais qu'elle était une « leçon d'optimisme ». Expliquez ?
On a dit de l'oeuvre de Rabelais qu'elle était une « leçon d'optimisme ». Expliquez. Introduction : a) L'oeuvre de Rabelais est puissante et variée; b) mais elle nous donne en particulier une inaltérable leçon d'optimisme, c) que confirment la connaissance des conditions dans lesquelles elle a été conçue et écrite, l'aspect général du livre et les idées générales qui s'en dégagent. I. — Le but du livre. a) C'est d'abord une sorte d'almanach publié par Rabelais, médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon, e...
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Est-il nécessaire de connaître la biographie d'un écrivain pour comprendre et aimer son oeuvre ?
Analyse : • Ce sujet invite à distinguer la création et le créateur, éventuellement pour montrer le lien qui unit la première au second. L'auteur en effet est celui qui produit l'oeuvre, mais celle-ci n'a-t-elle pas une autonomie vis-à-vis de son créateur ? • Se pose alors une autre question : faut-il juger une oeuvre en fonction de son auteur ? La vie de celui-ci apportet-elle une caution à l'oeuvre, ou au contraire peut-elle suffire à réprouver l'oeuvre ? Bref, quelle est l'importance de la pe...
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La Guerre de Troie n'aura pas lieu, acte I, scène 6 (Jean Giraudoux)
Cette pièce de théâtre écrite en 1935 pendant l'entre-deux-guerres par Giraudoux est l'expression du questionnement sur les motivations de la nouvelle guerre qui se prépare. La Guerre de Troie n'aura pas lieu est en effet un texte qui aborde à travers cet épisode mythique le thème de la fatalité de la guerre et de la responsabilité des hommes dans cet accomplissement tragique. Il s'agit en effet d'une remise en cause des fondements de la guerre. Cet extrait en particulier cherche à en montrer le...
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La recherche de l'aventure vous paraît-elle déterminée par le goût du risque ou bien par la force de l'imaginaire ?
Chaque année, plusieurs millions de Français lisent des romans d'aventure, montrant combien la recherche de l'aventure, réelle ou livresque, fait partie intégrante de notre imaginaire contemporain. On peut se demander à quelles motivations elle obéit : goût du risque ou force de l'imaginaire, Les deux sans soute, dans un mouvement de liberté individuelle. Nous verrons donc d'abord comment, dans une société trop bien policée, le goût du risque motive l'attrait de l'aventure. Mais l'aventure n'est...
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Résumé: Le Grand Meaulnes d'ALAIN-FOURNIER
Le Grand Meaulnes d'ALAIN-FOURNIER Toute la vie brève d'Alain-Fournier (1886-1914) se confond avec son unique roman. Il fut captif d'un seul rêve qui ne pouvait s'épancher que dans un chef-d'œuvre ou dans la mort. Le Grand Meaulnes est né de ces paysages de Sologne où il avait passé son enfance et vers lesquels, abandonnant une carrière navale, il n'avait pu s'empêcher de revenir. Le cours où Augustin Meaulnes prépare son brevet d'instituteur rappelle l'école où son père faisait la classe. Mais...
- Sous quel prétexte de vérité le romancier naturaliste a-t-il le droit de tout dire et d'étudier tous les langages ?
- Peut-on dire que toute oeuvre biographique appelle nécessairement cette façon de procéder ?
- Eudore EVANTUREL (1854-1919) - Au Collège
- Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Figurez-vous un peu
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« La poésie n'est pas un ornement, elle est un instrument », a prétendu Victor Hugo. Commentez ?
« La poésie n'est pas un ornement, elle est un instrument », a prétendu Victor Hugo. Commentez. Introduction : a) La poésie, qui chante nos joies ou nos douleurs, est éternelle. Mais doit-elle sa pérennité à sa Beauté ? b) Victor Hugo ne semble pas croire à cette explication quand il écrit : « La poésie n'est pas un ornement, elle est un instrument ». c) Qu'entend-il par là et pouvons-nous être d'accord ? I. — Thèse de Hugo : Elle exprime une double conception : A. — La poésie n'est pas un ornem...
- Molière, Tartuffe, Acte IV, scène 4.
- Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné.
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- Louis-Ferdinand Céline - Mort à crédit
- Mme de Lafayette, la Princesse de Clèves, tome deuxième.
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Proust et Swan
J'appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l'oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance. Je frottais une allumette pour regarder ma montre. Bientôt minuit. C'est l'instant où le malade, qui a été obligé de partir en voyage et a dû coucher dans un hôtel inconnu, réveillé par une crise, se réjouit en apercevant sous la porte une raie de jour. Quel bonheur c'est déjà le matin! Dans un moment les domestiques seront levés, il pourra sonner, on viendra lui...
- Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chansons des rues et des bois) - Les enfants lisent, troupe blonde
- Octave MIRBEAU, Le journal d'une femme de chambre
- Georges RODENBACH (1855-1898) (Recueil : Le règne du silence) - L'obscurité, dans les chambres, le soir...
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Dans ses Réflexions sur le roman, publiées en 1938, le critique Albert Thibaudet distingue les «lecteurs» qui « ne demandent au roman qu'une distraction, un rafraîchissement, un repos de la vie courante» et les «liseurs» pour qui le roman existe « non comme un divertissement accidentel, mais comme une fin essentielle». En vous fondant sur votre expérience personnelle et en vous aidant d'exemples précis, vous direz ce que vous pensez d'une telle distinction.
Dans ses Réflexions sur le roman, publiées en 1938, le critique Albert Thibaudet distingue les «lecteurs» qui « ne demandent au roman qu\'une distraction, un rafraîchissement, un repos de la vie courante» et les «liseurs» pour qui le roman existe « non comme un divertissement accidentel, mais comme une fin essentielle». En vous fondant sur votre expérience personnelle et en vous aidant d\'exemples précis, vous direz ce que vous pensez d\'une telle distinction. Introduction Quand nous ouvrons un...
- François MALAVAL (1627-1719) - L'amour de son néant
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- Bernard Clavel, L'Espagnol.
- « Dit de la Force et de l'Amour » - Poème de Paul Eluard
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Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I, scène 2.
Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I , scène 2. LE COM TE. Ta joyeus e c olère me réjouit. M a i s tu ne me dis pas c e qui t'a fait quitter M adrid. FIGARO. C'es t mon bon ange, Exc e l l e n c e, puis que je s u i s as s e z heureux pour retrouver mon anc ien maître. Voyant à M adrid que la république des Lettres était c e l l e d e s l o u p s , toujours armés les uns c ontre les autres , et que, livrés au mépris où c e ris i b l e a c harnement les c onduit, tous les ins e c tes , l...
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A propos des personnages du théâtre de Corneille, un cri¬tique écrit : « Ils ne seraient pas des héros s'ils ne devaient à chaque instant lutter contre eux-mêmes... Dans toutes les circonstances critiques, ils laissent percer leur sensibilité. » Vous vous attacherez à mettre en valeur cette sensibilité des héros et des héroïnes des grandes tragédies cornéliennes ?
Le théâtre de Corneille est d'un bout à l'autre une apologie de la volonté et c'est là le côté de son oeuvre que les critiques ont le plus coin plaisamment mis en lumière. Mais leur volonté ne s'exerce pas sans effort : sans cesse ils se trouvent engagés dans une lutte douloureuse contre eux-mêmes. « Dans toutes les circonstances critiques, ils laissent percer leur sensibilité.» I. Les personnages du Cid sont sensibles Don Diègue ne dissimule pas ses inquiétudes quand il attend l'issue du duel q...
- La Fontaine, « À Monseigneur le Dauphin », Préface aux Fables, 1668.
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L'école doit certes ouvrir sur la vie: mais l'ouvrir à la vie est une ineptie destructrice. Qu'en pensez-vous ?
La fonction de l'école, et la position qu'elle doit adopter par rapport au monde extérieur représentent un sujet souvent débattu par les hommes politiques, la presse, les enseignants, les parents et les élèves eux-mêmes. Roger Ikor, dans son livre Je porte plainte, donne sa position à ce propos : « L'école doit certes ouvrir sur la vie, mais l'ouvrir à la vie est une ineptie destructrice. » La formulation un peu surprenante de cette phrase ne doit pas faire oublier qu'elle présente un point de v...
- François de MALHERBE (1555-1628) - Dure contrainte...
- Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne
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- Maurice Barrès, La Colline inspirée, I.
- Pagnol, La Gloire de mon père.









