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Saint Luc

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Saint Luc Ier siècle C'est un médecin. Son nom, Luc, est grec. Sa langue et sa culture aussi. Compagnon de Paul au moins depuis Troas (Actes 15, II ss.), il semble avoir tenu comme un journal de leur voyage dont il insérera plus tard de larges extraits dans sa composition des Actes des Apôtres. Ses orientations de pensée sont plutôt celles de Paul, comme celles de Marc, qu'il connaîtra d'ailleurs personnellement, étaient plutôt celles de Pierre. Dans un temps où il n'avait pas encore écrit son oeuvre, il avait déjà grande réputation, si du moins il s'agit bien de lui, comme prédicateur de l'Évangile. Lors de la captivité romaine de Paul, il décida de faire à son tour oeuvre d'historien. Ainsi qu'il le dit dans le prologue de l'Évangile qui porte son nom, il s'enquit de tout ce qui existait déjà avant lui dans ce genre et s'appliqua à le mettre en un ordre meilleur. Nous voyons qu'il utilisa, outre le Matthieu araméen (sans doute traduit en grec) et l'évangile de Marc, quelques autres sources moins bien connues de nous, celles notamment qui provenaient de la Vierge Marie et de la famille de Jésus, d'autres encore qui contenaient des récits ou des paroles que l'on ne trouve pas dans Marc.

« Saint Luc Ier siècle C'est un médecin.

Son nom, Luc, est grec.

Sa langue et sa culture aussi.

Compagnon de Paul au moins depuis Troas (Actes 15, II ss.), il semble avoir tenu comme un journal de leur voyage dont il insérera plus tard de larges extraits dans sa composition des Actes des Apôtres.

Ses orientations de pensée sont plutôt celles de Paul, comme celles de Marc, qu'il connaîtra d'ailleurs personnellement, étaient plutôt celles de Pierre.

Dans un temps où il n'avait pas encore écrit son oeuvre, il avait déjà grande réputation, si du moins il s'agit bien de lui, comme prédicateur de l'Évangile.

Lors de la captivité romaine de Paul, il décida de faire à son tour oeuvre d'historien.

Ainsi qu'il le dit dans le prologue de l'Évangile qui porte son nom, il s'enquit de tout ce qui existait déjà avant lui dans ce genre et s'appliqua à le mettre en un ordre meilleur.

Nous voyons qu'il utilisa, outre le Matthieu araméen (sans doute traduit en grec) et l'évangile de Marc, quelques autres sources moins bien connues de nous, celles notamment qui provenaient de la Vierge Marie et de la famille de Jésus, d'autres encore qui contenaient des récits ou des paroles que l'on ne trouve pas dans Marc. Ce point est actuellement l'un des plus travaillés dans le chantier de l'exégèse : ce n'est pas le lieu d'en dire davantage.

Quelles que soient les conclusions qui se dégageront, elles ne feront jamais que mieux manifester des traits que, dès maintenant, tout lecteur est à même d'admirer dans le troisième évangile : sa délicatesse de touche, le souci qu'il a de voiler le plus possible les torts des uns et des autres, la profondeur des enseignements qu'il rapporte touchant la virginité de Marie, la filiation divine de Jésus, le mystère de l'Esprit-Saint, la miséricorde de Dieu pour les misères humaines y compris le péché, l'appel des gentils dans le royaume de Dieu, la nature des vraies richesses ici-bas, l'efficacité de la prière, surtout la grandeur et les exigences de la charité fraternelle.

Assurément, si l'on considère saint Luc d'abord comme écrivain, il est, de nos quatre évangélistes, le plus limpide, le plus harmonieux, le plus séducteur dirait-on presque, ce qui ne veut point dire le moins probe en histoire ni le moins profond en doctrine. Saint Luc, qui utilisa certainement l'évangile primitif de saint Matthieu, ne semble pas avoir connu la rédaction grecque actuelle du premier évangile.

Elle lui est postérieure.

Elle date sans doute des environs de 70.

Sans qu'il soit impossible que l'apôtre Lévi-Matthieu ait travaillé lui-même à ce remaniement grec, on ne peut exclure l'hypothèse que ce travail fut l'oeuvre d'un autre personnage.

Ce qui est sur c'est que, tel qu'il se présente à nous aujourd'hui, et quelles qu'aient été les compositions antérieures qui y furent mises en oeuvre, le premier évangile est une des oeuvres les plus fortement charpentées de tout le Nouveau Testament, avec son porche grandiose de la généalogie et des récits de l'enfance, avec ses cinq grands discours précédés chacun de sections narratives préparant à les comprendre, avec le sanctuaire final des pages consacrées à la passion de Jésus, à sa mort, à sa résurrection et à la mission solennelle qu'il donna à ses apôtres.

Nul évangile sans doute n'est apte comme celui-là à révéler à ceux qui le fréquentent, à condition seulement qu'ils soient assidus à cette fréquentation, ce qui est peut-être bien le rythme tout à fait primitif de la pensée évangélique, rythme ternaire en lequel le fait messianique, considéré sous tel de ses aspects, postule le dépassement de la Loi mosaïque en la loi parfaite du Royaume de Dieu, c'est-à-dire en la charité, laquelle tend à son tour, de tout son poids eschatologique, à l'achèvement de ce Royaume lors de la parousie du Seigneur.

Il y a là, singulièrement dans le sermon sur la montagne, une clé fondamentale d'interprétation du premier évangile dont on peut penser qu'elle est apte à ouvrir au scribe versé dans les choses du royaume de Dieu des trésors aussi anciens qu'inépuisablement renouvelables.

Il n'est pas sur que saint Jean lui-même, le dernier témoin de cette tradition d'évangélistes, soit allé dans le mystère du Christ beaucoup plus profond que le premier.. »

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