99 résultats pour "toujours"
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Bertrand de Born
Bertrand de Born vers 1150-avant 1215 S'il était question de donner la palme à l'un de nos grands poètes méridionaux des XIIe et XIIIe siècles, Bertrand de Born, à coup sûr, serait sur les rangs. Du moins apparaît-il comme le type ac hevé du troubadour politique et guerrier. Il naquit vers le milieu du XIIe siècle à Hautefort — Born étant le nom d'un étang et d'une forêt, non loin de là. Il n'est que de se référer à la vieille biographie provençale d'Uc de Saint-C irc, miroir grossissant pe...
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Maupassant- Première Neige
Cet extrait d'une nouvelle de Guy de Maupassant, intitulée Première neige, évoque les derniers jours d'une jeune femme tuberculeuse. Le titre rappelle les circonstances dans lesquelles l'héroïne a contracté cette maladie si fréquente au XIXe siècle. Son mari, un noble normand, plus obtus que foncièrement méchant, ne comprend pas qu'elle ait froid durant les hivers normands et refuse d'acheter un calorifère. La jeune femme, pour l'y forcer, sort à demi-dévêtue et se frictionne avec de la neige. E...
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Carlo Gozzi
Carlo Gozzi 1720-1806 Pointilleux, emberlificoté, glapissant et violemment pittoresque, bref, un de ces personnages comme on en trouve chez Dickens ou chez Dostoïevski, le comte Carlo Gozzi a tout fait pour se présenter à la postérité sous un aspect avenant et philosophique, avec des traits d'ingénu et le rire cristallin de l'innocence. Néanmoins, et malgré tous ses efforts, il n'a pu empêcher que la lecture de son autobiographie, à laquelle il a donné le titre engageant de Mémoires inutiles, no...
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Simone SCHWARZ-BART, Pluie et vent sur Télumée-Miracle.
Le plus mystérieux d'entre eux était un certain Tac-Tac ainsi nommé à cause de son voum-tac, l'énorme flûte de bambou qu'il portait toujours à l'épaule, suspendue pour l'éternité. C'était un vieux nègre couleur de terre brûlée, avec une figure un peu plate où venaient s'ouvrir deux yeux perdus, qui roulaient sur vous avec surprise et précaution, toujours émerveillés, dans l'étonnement de retrouver bêtes et gens. Il habitait cahute logée dans un arbre et à laquelle il accédait par une échelle de...
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La poésie italienne
La poésie italienne La fin de la Seconde Guerre mondiale constitue dans l'histoire de la poésie italienne contemporaine un jalon qui n'est pas uniquement d'ordre chronologique. C'est surtout une ligne de démarcation, à la fois morale, morphologique et technique, qu'ont du franchir, plus ou moins consciemment, tous les poètes qui s'étaient déjà exprimés antérieurement à cette époque. D'aucuns ont cru devoir, durant les années qui suivirent la guerre, écarter purement et simplement du tableau cert...
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Samuel Beckett, Oh ! les beaux jours (1963)
Demande d'échange de corrigé de Smith Elodie ([email protected]). Sujet déposé :Commentaire de \"Oh Les Beaux Jours\" de Beckett Oh les Beaux Jours est une pièce a deux personnages, si on peut considere Willie comme un personnage, qui emmetera quelques grognements durant la piece. Elle fait partie de la fameuse trilogie de théâtre de l'absurde de Beckett avec En Attendant Godot et Fin de Partie. Beckett illustre a travers ces oueuvres la condition humaine qui sera confronte a différent problè...
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l'étude a toujours été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé (Montesquieu) ?
Montesquieu était l'homme le plus équilibré qui fût jamais. C'était un intellectuel, comme nous dirions maintenant, non un sentimental, ni un passionné. Et comme il commence par nous déclarer : Je n'ai jamais eu de chagrin, encore moins d'ennui, nous ne nous étonnons pas de l'entendre dire : L'étude a toujours été pour moi.... N'allons pas croire, cependant, que cette pensée ne nous révèle qu'un trait de caractère. I. Sens précis des mots. Au lieu de nous récrier sur le manque de coeur et la séc...
- Selon Joseph Joubert (1754-1824), « la poésie construit avec peu de matière, avec des feuilles, avec des grains de sable, avec de l'air, avec des riens. Mais qu'elle soit transparente ou solide, sombre ou lumineuse, sourde ou sonore, la matière poétique doit toujours être artistement travaillée. Le poète peut donc construire avec de l'air ou des métaux, avec de la lumière ou des sons, avec de la brique ou même de l'argile : il fera toujours un bon ouvrage s'il sait être décorateur dans
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Hector de SAINT-DENYS GARNEAU (1912-1943) (Recueil : Les solitudes) - Ma maison
Hector de SAINT DENYS GARNEAU, Les Solitudes, « Ma maison ». 1. Je veux ma maison bien ouverte, 2. Bonne pour tous les miséreux. 3. Je l'ouvrirai à tout venant 4. Comme quelqu'un se souvenant 5. D'avoir longtemps pâti dehors, 6. Assailli de toutes les morts 7. Refusé de toutes les portes 8. Mordu de froid, rongé d'espoir 9. Anéanti d'ennui vivace 10. Exaspéré d'espoir tenace 11. Toujours en quête de pardon 12. Toujours en chasse de péché. Poète Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) : poète...
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«Les grands textes ne meurent pas parce qu'on n'a jamais fini de les approfondir : ils ne sont pas éternels, ils sont toujours actuels», écrit Jean Romain. Etes-vous de son avis ? Y a-t-il pour vous de «grands textes » (ou de grandes oeuvres dans d'autres domaines) que vous trouvez actuels, quel que soit leur âge ? Pouvez-vous expliquer d'où vient ce pouvoir de ne pas vieillir ?
Le 1 décembre 1999 Depuis longtemps des auteurs écrivent des oeuvres. Certaines demeurent dans l'oubli et d'autres renaissent sans cesse : elles sont relues, étudiées, et même adaptées au cinéma. Mais comment font ces oeuvres pour traverser les temps ? Comment font des textes comme ceux de Montaigne, Ronsard, Molière, Voltaire, Baudelaire, Chateaubriand ou Hugo pour persister ? Est-ce pour leur qualité de textes, le style ou encore leur thème ou les sujets traités ? « Si ne suis, bien le consid...
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Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J'aime peu la comédie, qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie.» Il précise plus loin sa pensée en disant: «Je sais apprécier la charge dans la comédie, mais elle me répugne parce que, dans tous les arts, elle enlaidit et appauvrit l'espèce humaine et, comme homme, elle m'humilie. » ?
Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J'aime peu la comédie, qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie.» Il précise plus loin sa pensée en disant: «Je sais apprécier la charge dans la comédie, mais elle me répugne parce que, dans tous les arts, elle enlaidit et appauvrit l'espèce humaine et, comme homme, elle m'humilie. » La comédie, de tous temps, a soulevé bien des controverses. Elle a eu d'ardents partisans comme d'acharnés détracteurs. On a pu vouloir lui confé...
- René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907) (Recueil : Les solitudes) - Soupir
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Expliquez et discutez cette opinion de Pierre Loti en s'appuyant sur des exemples précis: Les vrais poètes, dans le sens le plus libre et le plus général du mot, naissent avec deux ou trois chansons qu'il leur faut à tout prix chanter, mais qui sont toujours les mêmes: qu'importe, du reste, s'ils les chantent chaque fois avec tout leur coeur ?
Expliquer et discuter cette opinion de Pierre Loti en s'appuyant sur des exemples précis : « Les vrais poètes, dans le sens le plus libre et le plus général du mot, naissent avec deux ou trois chansons qu'il leur faut à tout prix chanter, mais qui sont toujours les mêmes : qu'importe, du reste, s'ils les chantent chaque fois avec tout leur coeur!... » (Baccalauréat.) REMARQUES POUR UN PLAN 1. Le texte de Loti est difficile à orienter parce que, tout en étant extrêmement naïf, il touche un des pr...
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La parole peut-elle et doit-elle être toujours au service de la vérité ? (Sur extrait Antigone)
I. 1] Question d’interprétation littéraire : La parole peut-elle et doit-elle être toujours au service de la vérité ? CRÉON. — Et toi, toi qui restes là, tête basse, avoues-tu ou nies-tu le fait ? ANTIGONE. — Je l’avoue et n’ai garde, certes, de le nier. CRÉON (au Garde). — Va donc où tu voudras, libéré d’une lourde charge. (Le Garde sort. A Antigone.) Et toi, maintenant, réponds-moi, sans phrases, d’un mot. Connaissais-tu la défense que j’avais fait proclamer ? ANTIGONE. — Oui, je la...
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Peut-être faut-il être jeune pour s'égayer habituellement à la lecture de Molière et en général des poètes comiques. Oui, la comédie en elle-même est plus triste que la tragédie (Vinet). qu'en pensez-vous ?
« Peut-être faut-il être jeune pour s'égayer habituellement à la lecture de Molière et en général des poètes comiques. Oui, la comédie en elle-même est plus triste que la tragédie. » VlNET. Que la comédie de Molière laisse un arrière goût d'amertume, la remarque a été souvent faite. Quelle mâle gaîté si triste... Vinet dit plus : il compare avec la tragédie, il généralise. Sous un air paradoxal, cette pensée a un grand fond de vérité, elle sent, d'ailleurs, son époque ; le romantisme nous a habi...
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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Fêtes galantes) - Colloque sentimental
Ce mélancolique et vaporeux poème est une des pièces des Fêtes galantes. Le « saturnien'" » VERLAINE — ainsi se qualifiait-il —, qui a toujours, pense-t-il, dans sa vie : « bonne part de malheur et bonne part de bile », a d'abord fréquenté le Parnasse, et son premier recueil Poèmes saturniens en porte en partie la marque. Mais bientôt il se sent emporté « de çà de là », et bien loin de la facture sculpturale d'un LECONTE DE LISLE, c'est vers la musicalité t que son inspiration glisse « brume...
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Seigneur de Saint-Évremond
Seigneur de Saint-Évremond 1616-1703 Charles de Marguetel de Saint-Denis, seigneur de Saint-Évremond, s'exila en 1661 pour une raison demeurée obscure et passa en Angleterre les quarante-deux dernières années d'une très longue vie. Sa fidélité aux admirations de sa jeunesse et de sa maturité s'explique ainsi et il est hostile à Racine, à qui il préfère Corneille. Les Précieuses et les Libertins du temps de Louis XIII occuperont toujours dans son esprit une place plus grande que les affaires du j...
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Bérénice - Acte 2 scène 2: TITUS
Bérénice Acte 2 scène 2 TITUS « Et je l'ai vue aussi cette cour peu sincère, A ses maîtres toujours trop soigneuse de plaire, Des crimes de Néron approuver les horreurs ; Je l'ai vue à genoux consacrer ses fureurs. Je ne prends point pour juge une cour idolâtre, Paulin : je me propose un plus noble théâtre ; Et sans prêter l'oreille à la voix des flatteurs, Je veux par votre bouche entendre tous les cœurs. Vous me l'avez promis. Le respect et la crainte Ferment autour de moi le passage à la pla...
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On présente parfois l'univers de la poésie comme un autre monde. Vous vous demanderez quelles sont les relations entre le monde poétique et le monde réel ?
On présente parfois l'univers de la poésie comme un autre monde. Vous vous demanderez quelles sont les relations entre le monde poétique et le monde réel. Introduction : La poésie est avec le roman et le théâtre l'un des grands genres littéraires. Etymologiquement, le verbe grec poiein signifie créer. La poésie est donc invention. Son rôle est d'évoquer la réalité de façon créatrice, d'interpréter le réel, ou de faire naître un univers qui lui est propre à travers le langage. Mais dans son rappo...
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L'idée même que la signification d'une oeuvre valable puisse être épuisée après deux ou trois lectures est une idée frivole. Pire que frivole : c'est une idée paresseuse », écrivait Claude-Edmonde Magny en 1950 dans Histoire du roman français depuis 1918. En vous appuyant sur des exemples précis que vous emprunterez à la littérature et, éventuellement, à d'autres formes artistiques, vous montrerez pourquoi certains aspects essentiels d'une oeuvre ne se livrent que peu à peu et comment
L'idée même que la signification d'une oeuvre valable puisse être épuisée après deux ou trois lectures est une idée frivole. Pire que frivole : c'est une idée paresseuse », écrivait Claude-Edmonde Magny en 1950 dans Histoire du roman français depuis 1918. En vous appuyant sur des exemples précis que vous emprunterez à la littérature et, éventuellement, à d'autres formes artistiques, vous montrerez pourquoi certains aspects essentiels d'une oeuvre ne se livrent que peu à peu et comment l'on peut...
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A propos du romancier, Marcel Proust écrit: D'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps... Notre infortune ou notre fortune cesse pour un instant de nous tyranniser... C'est pourquoi, en fermant un beau roman triste, nous nous sentons si heureux. Commentez et critiquez.
Marcel Proust considère le romancier comme pouvant être pour nous le faiseur d'une vie nouvelle, et nous transporter de notre existence quelconque, aussi bien mouvementée, pleine de dangers ou de succès, que banale et du premier homme venu. Le roman est et doit être un moyen d'oublier momentanément ou notre joie ou nos soucis. Enfin, ajoute-t-il, un roman bien composé, à la fois bien écrit et bien mené, un beau roman, a le pouvoir de nous rendre heureux pendant un moment, qu'il soit triste et ém...
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Emile Faguet estime que Les Essais sont à la fois « un livre pour les hommes du temps de Montaigne» et «un livre pour tous les temps». En vous aidant des pages des Essais que vous connaissez, vous préciserez le sens de ces deux formules, et, compte tenu du jugement que vous portez vous-même sur l'oeuvre de Montaigne, vous direz celle qui vous parait la plus pertinente.
«LES ESSAIS» DE MONTAIGNE, UN LIVRE POUR TOUS LES TEMPS Emile Faguet estime que Les Essais sont à la fois « un livre pour les hommes du temps de Montaigne» et «un livre pour tous les temps». En vous aidant des pages des Essais que vous connaissez, vous préciserez le sens de ces deux formules, et, compte tenu du jugement que vous portez vous-même sur l'œuvre de Montaigne, vous direz celle qui vous parait la plus pertinente. DISSERTATION RÉDIGÉE Montaigne est un homme du xvie siècle. Comme Rabelai...
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L'abbaye de Thélème (Rabelais, Gargantua, 1534.)
Rabelais, Gargantua, chapitre LVII, L’abbaye de Thélème (orthographe modernisée). Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause : FAIS CE QUE...
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Pensez-vous que le romancier puisse, à partir d'un seul personnage, représenter tout un groupe social ?
Ce sujet fait écho à la problématique du roman réaliste : c'est en effet l'objectif poursuivi par l'école réaliste, que de créer par des personnages emblématiques une reproduction de la fresque sociale de l'époque vécue par les romanciers. Ce sujet pose donc le problème de la référentialité de la littérature :la création littéraire fait-elle référence au monde réel, peut-être être considérée comme une branche de la sociologie? Ou n'est-elle que fiction? I. La volonté de créer des personnages emb...
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Molière, l'Avare, acte III, scènes 5 et 6
Molière, L’Avare, Acte III, scènes 5 et 6. Scène 6 HARPAGON, FROSINE, MARIANE. HARPAGON : Ne vous offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lunettes. Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, et qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir; mais enfin c'est avec des lunettes qu'on observe les astres, et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre le plus bel astre qui soit dans le pays des astres. Frosine, elle ne répo...
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Depuis le XVIIIième siècle, on affirmait la concordance des progrès techniques et du progrès moral. Pensez-vous qu'on ait des raisons aujourd'hui de la remettre en cause ?
Pour la plupart des philosophes du XVIIIe siècle, le progrès scientifique et technique qu'ils appelaient d e leurs vœux devait nécessairement s'accompagner d'un progrès moral d e l'humanité tout entière, le second étant d'ailleurs conditionné par le premier. À chaque pas accompli par l'homme dans le champ du savoir, à chaque progrès de l'esprit, devait logiquement correspondre une évolution positive dans le domaine des mœurs. Les penseurs des Lumières comptaient ainsi sur le génie scientifique p...
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On n'est curieux qu'à proportion qu'on est instruit » écrivait Jean-Jacques Rousseau. qu'en pensez-vous ?
Introduction Les philosophes du XVIIIe siècle ont tous débattu de pédagogie. L'avènement d'idées nouvelles et les progrès de la science ont posé le problème de la transmission de ces savoirs. Face à une inculture quasi générale, il fallait trouver le moyen d'éveiller l'intérêt des masses. Pour sa part, Rousseau estimait qu'un minimum d'instruction était nécessaire au développement de la curiosité. Il écrivait : « On n'est curieux qu'à proportion qu'on est instruit. » A notre époque où le débat p...
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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Savetier et le Financier
Jean de La Fontaine, Fables, « Le Savetier et le Financier ». 1. Un Savetier chantait du matin jusqu'au soir : 2. C'était merveilles de le voir, 3. Merveilles de l'ouïr ; il faisait des passages, 4. Plus content qu'aucun des sept sages. 5. Son voisin au contraire, étant tout cousu d'or, 6. Chantait peu, dormait moins encor. 7. C'était un homme de finance. 8. Si sur le point du jour parfois il sommeillait, 9. Le Savetier alors en chantant l'éveillait, 10. Et le Financier se plaignait, 11. Que le...
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Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même pour monter un spectacle ?
Analyse du sujet et problématisation C e sujet pose la question du lien entre le texte théâtral et sa représentation sur une scène, devant un public de spectateurs. L'expression « texte théâtral » désigne le théâtre en tant que livre, en tant que texte écrit par un auteur, un dramaturge. Le texte théâtral n'est que le support ( un support essentiel bien sûr), le point de départ de la pièce de théâtre qui n'est pleinement réalisée que dans sa représentation. Le verbe « représenter » fait référenc...
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LETTRE CXXV. USBEK A RHEDI. MONTESQUIEU
INTRODUCTION Le Persan qui est censé écrire cette lettre n'a pas perdu son temps en visitant notre pays. C ette ordonnance burlesque est un bon morceau de polémique à la française, cachant un raisonnement précis sous la fantaisie et le badinage. I. IDÉES SÉRIEUSES Les deux développements contrastés qui la composent sont conduits par une même intention, qui n'est nulle part explicitée : la protestation contre la politique, inaugurée par Louis XIV , qui fait de l'éclat de la cour un moyen de gouve...
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Le dialogue vous parait-il plus efficace que l'essai pour convaincre ?
Introduction Un réflexe naturel serait de dévaloriser l'essai, activité solitaire, au profit du dialogue, vu comme un partage spirituel entre deux interlocuteurs. L'expérience de l'activité qu'on appelle couramment « dialogue » amène pourtant l'observateur à réaliser l'inverse : non seulement le discours dialogique peine à se construire en une pensée rigoureuse, mais il est de surcroît un terrain de prédilection pour quiconque cherche à se mettre en valeur, et à imposer la bonne image qu'il a de...
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Emile Zola, La Bête humaine (le train fou)
Émile Zola, La Bête humaine, chapitre XII, le train fou. Mais Pecqueux, d'un dernier élan, précipita Jacques ; et celui-ci, sentant le vide, éperdu, se cramponna à son cou, si étroitement, qu'il l'entraîna. Il y eut deux cris terribles, qui se confondirent, qui se perdirent. Les deux hommes, tombés ensemble, entraînés sous les roues par la réaction de la vitesse, furent coupés, hachés, dans leur étreinte, dans cette effroyable embrassade, eux qui avaient si longtemps vécu en frères. On les retro...
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GIRAUDOUX - La Guerre de Troie n'aura pas lieu - Acte 1
[Giraudoux situe l'action de La Guerre de Troie n'aura pas lieu, juste avant la déclaration de guerre. Hector, revenant d'une campagne qu'il souhaite être la dernière, essaie d'éviter que les Grecs et les Troyens se battent à cause d'Hélène : il a convaincu peu à peu son entourage de la nécessité où l'on se trouve de restituer la jeune femme à son mari. Reste à persuader l'intéressée elle-même : c'est le sujet de la scène présente.] Hector. — Choisissez-vous le départ, oui ou non ? Hélène. — Ne...
- Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Premiers poèmes) - Dans la rue
- Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre LXXXVIII
- François de La Rochefoucault, Maximes, Réflexions Diverses, XI. Du rapport des hommes avec les animaux
- Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) (Recueil : Poussières) - La Maîtresse rousse
- Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - La nuit d'août
- Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Laisse-nous pleurer
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Salvador De Madariaga
Salvador De Madariaga 1886-1978 Ingénieur, diplomate espagnol, professeur suivant les différentes périodes de sa vie, mais toujours écrivain (trilingue). Il est né à La Corogne mais la plupart de ses œuvres ont été écrites hors de l'Espagne, dans les différentes villes où il a séjourné en exil. Il y a une période où Madariaga est surtout un essayiste : Essais angloespagnols (1922) ; Anglais, Français, Espagnols (1929) ; et un critique littéraire : Guia del lector del Quijote (1926). La transitio...
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- Pierre LE MOYNE (1602-1671) (Recueil : Lettres morales et poétiques) - Carte de la Cour
- Auguste BARBIER (1805-1882) - La cuve
- Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Amour) - Adieu
- Cardinal de Retz (1613-1679), Mémoires, portait de La Rochefoucauld.
- Cardinal de Retz, Mémoires,1675-1677 Portrait de La Rochefoucauld
- Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre CV
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Henry de Montherlant
Henry de Montherlant Montherlant ! Un nom qui sonne, et qui roule avec un bruit de tonnerre dans le ciel littéraire français. Celui d'un écrivain qui a toujours dominé, " dressé " son oeuvre. Henry de Montherlant est né à Paris. Enfant unique, il fit la majeure partie de ses études à l'École Sainte-Croix de Neuilly. Mobilisé durant la Grande Guerre, il demanda, bien qu'appartenant au Service auxiliaire, d'être affecté à un poste au front de combat ; il fut grièvement blessé en 1918 et réformé l'...
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Comment faire une dissertation littéraire ?
1. L'élaboration de la dissertation La dissertation passe pour difficile parce qu'elle implique chez le candidat un certain nombre de qualités et de connaissances : sûreté du jugement et parfois agilité de l'esprit en présence du sujet, culture, logique, aisance de l'expression. 1. Comprendre le sujet On ne consacrera jamais trop de temps à l'analyse du sujet. Trop souvent les étudiants comprennent mal l'intitulé qui leur est proposé. Comment parvenir au but quand une mauvaise direction a été pr...
- Alphonse de LAMARTINE (1790-1869) (Recueil : Harmonies poétiques et religieuses) - Pourquoi mon âme est-elle triste ?









