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Molière, l'Avare, acte III, scènes 5 et 6

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Molière, l'Avare, acte III, scènes 5 et 6 ACTE III, scène 5 HARPAGON, FROSINE, MARIANE. HARPAGON: Ne vous offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lunettes. Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, et qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir; mais enfin c'est avec des lunettes qu'on observe les astres, et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre le plus bel astre qui soit dans le pays des astres. Frosine, elle ne répond mot, et ne témoigne, ce me semble, aucune joie de me voir. FROSINE: C'est qu'elle est encore toute surprise; et puis les filles ont toujours honte à témoigner d'abord ce qu'elles ont dans l'âme. HARPAGON: Tu as raison. Voilà, belle mignonne, ma fille qui vient vous saluer Scene 6 ÉLISE, HARPAGON, MARIANE, FROSINE. MARIANE: Je m'acquitte bien tard, Madame, d'une telle visite. ÉLISE: Vous avez fait, Madame, ce que je devais faire, et c'était à moi de vous prévenir. HARPAGON: Vous voyez qu'elle est grande; mais mauvaise herbe croît toujours. MARIANE, bas à Frosine: Ô! l'homme déplaisant! HARPAGON: Que dit la belle? FROSINE: Qu'elle vous trouve admirable. HARPAGON: C'est trop d'honneur que vous me faites, adorable mignonne. MARIANE, à part: Quel animal! HARPAGON: Je vous suis trop obligé de ces sentiments. MARIANE, à part: Je n'y puis plus tenir. HARPAGON: Voici mon fils aussi qui vous vient faire la révérence. MARIANE, à part, à Frosine: Ah! Frosine, quelle rencontre! C'est justement celui dont je t'ai parlé. FROSINE, à Mariane: L'aventure est merveilleuse. HARPAGON: Je vois que vous vous étonnez de me voir de si grands enfants; mais je serai bientôt défait et de l'un et de l'autre.

« Molière, L’Avare, Acte III, scènes 5 et 6. Scène 6 HARPAGON, FROSINE, MARIANE. HARPAGON : Ne vous offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lunettes.

Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, et qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir; mais enfin c'est avec des lunettes qu'on observe les astres, et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre le plus bel astre qui soit dans le pays des astres.

Frosine, elle ne répond mot, et ne témoigne, ce me semble, aucune joie de me voir. FROSINE : C'est qu'elle est encore toute surprise ; et puis les filles ont toujours honte à témoigner d'abord ce qu'elles ont dans l'âme. HARPAGON : Tu as raison.

Voilà, belle mignonne, ma fille qui vient vous saluer Scène 6 ÉLISE, HARPAGON, MARIANE, FROSINE. MARIANE: Je m'acquitte bien tard, Madame, d'une telle visite. ÉLISE: Vous avez fait, Madame, ce que je devais faire, et c'était à moi de vous prévenir. HARPAGON: Vous voyez qu'elle est grande ; mais mauvaise herbe croît toujours. MARIANE, bas à Frosine : Ô! l'homme déplaisant! HARPAGON : Que dit la belle? FROSINE : Qu'elle vous trouve admirable. HARPAGON : C'est trop d'honneur que vous me faites, adorable mignonne. MARIANE, à part : Quel animal ! HARPAGON : Je vous suis trop obligé de ces sentiments. MARIANE, à part : Je n'y puis plus tenir. HARPAGON : Voici mon fils aussi qui vous vient faire la révérence. MARIANE, à part, à Frosine : Ah! Frosine, quelle rencontre! C'est justement celui dont je t'ai parlé. FROSINE, à Mariane : L'aventure est merveilleuse. HARPAGON : Je vois que vous vous étonnez de me voir de si grands enfants ; mais je serai bientôt défait et de l'un et de l'autre. Molière : grand dramaturge français. Au XVIIe siècle, Molière est le roi des comédies et cependant, il est profondément moraliste dans l’âme.

Ainsi, il ne va pas écrire ses pièces uniquement pour faire rire.

Il voulait faire « rire les honnêtes gens » pour leur faire prendre conscience de leurs défauts.

Il mettait donc en scène nos travers afin que nous en prenions conscience et que nous y remédions. Moraliste => reprend la devise d’Horace Castigat ridendo mores d’Horace – corriger les mœurs par le rire. L'Avare ou l’École du mensonge : comédie en 5 actes et en prose de Molière, créée au Théâtre du Palais-Royal le 9 septembre 1668.

Le sujet est fortement inspiré d’une pièce de Plaute, L'Aulularia (La Marmite). Harpagon, vieillard d’une avarice extrême, est veuf et veut épouser la jeune Mariane que son fils Cléante aime en secret.

Pour réaliser ce mariage, Harpagon a recours à une entremetteuse, Frosine. Dans ces scènes, rencontre entre Harpagon et la jeune femme. I- Une scène de comédie Scène traditionnelle : • Dans la scène 5, on retrouve les personnages d’une scène comique classique : le vieux barbon, la jeune femme et l'entremetteuse.. »

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