Catégorie : Français / Littérature
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Alfred de Musset
Alfred de Musset La grande chance de Musset est d'avoir exprimé avec bonheur les sentiments de la jeunesse de son temps, et parmi eux quelques-uns des sentiments de la jeunesse de toujours. Cela explique à la fois son vieillissement et sa survie. Il date et il demeure près de nous, ne serait-ce que comme un symbole. Il a mieux : de beaux cris, où la sincérité se mêle à la littérature (est-ce un crime pour un écrivain d'être littéraire ?) ; il a l'indépendance et la franchise. Faire le point sur...
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André Roussin
André Roussin 1911-1987 Né à Marseille, mort à Paris. Il a fait ses débuts au théâtre avec Louis Ducreux. Auteur fécond, il a ressuscité la comédie de Boulevard en tentant parfois de s'élever plus haut. Parmi ses pièces les plus célèbres, on retiendra : La Petite Hutte (1947), Bobosse (1950), Lorsque l'enfant paraît (1952), La Mamma (1957), Les Glorieuses (1960), La Coquine (1961), La Voyante (1963). Il est aussi l'auteur de Souvenirs et des Comédies de la Scène et de la Ville. Il est entré à l'...
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Charles-Irénée Castel, abbé de Saint-Pierre
Charles-Irénée Castel, abbé de Saint-Pierre 1658-1743 Ami de Segrais, de Nicole, de Malebranche, il publia en 1718 son Discours sur la Polysynodie où, tout en louant le Régent, il juge sévèrement Louis XIV : hardiesse qui le fit exclure incontinent de l'Académie. Les idées de ce penseur aimable et ferme se firent jour dans de nombreux livres, jugés par les uns ridicules utopies, par d'autres, tel le cardinal Dubois, "les rêveries d'un homme de bien" : Projet de paix perpétuelle (1713), Mémoire s...
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PAUL CLAUDEL, Partage de Midi, III, fin.
Ysé : Vois-la maintenant dépliée, ô Mésa, la femme pleine de beauté déployée dans la beauté plus grande! Que parles-tu de la trompette perçante ? lève-toi, ô forme brisée, et vois-moi comme une danseuse écoutante, Dont les petits pieds jubilants sont cueillis par la mesure irrésistible! Suis-moi, ne tarde plus! Grand Dieu, me voici, riante, roulante, déracinée, le dos sur la subsistance même de la lumière comme sur l'aile par-dessous de la vague! O Mésa, voici le partage de minuit! et me voici,...
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Marcel Proust, Les Plaisirs et les Jours.
Celui qui est las des chemins de la terre ou qui devine, avant de les avoir tentés, combien ils sont âpres et vulgaires, sera séduit par les pâles routes de la mer, plus dangereuses et plus douces, incertaines et désertes. Tout y est plus mystérieux, jusqu'à ces grandes ombres qui flottent parfois paisiblement sur les champs nus de la mer, sans maisons et sans ombrages, et qui étendent les nuages, ces hameaux célestes, ces vagues ramures. La mer a le charme des choses qui ne se taisent pas la nu...
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Théophile de VIAU (1590-1626) - Je songeais que Philis des enfers revenue
Théophile de VIAU, « Je songeais que Philis des enfers revenue ». Sonnet Je songeais que Philis des enfers revenue, Belle comme elle était à la clarté du jour, Voulait que son fantôme encore fît l'amour Et que comme Ixion j'embrassasse une nue. Son ombre dans mon lit se glissa toute nue Et me dit : « Cher Tircis, me voici de retour, Je n'ai fait qu'embellir en ce triste séjour Où depuis ton départ le sort m'a retenue. Je viens pour rebaiser le plus beau des amants, Je viens pour remourir dans te...
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Annie Ernaux, La Place
Annie Ernaux, La Place, « Comment décrire la vision d'un monde où tout coûte cher… ». Comment décrire la vision d'un monde où tout coûte cher. Il y a l'odeur de linge frais d'un matin d'octobre, la dernière chanson du poste qui bruit dans la tête. Soudain, ma robe s'accroche par la poche à la poignée du vélo, se déchire. Le drame, les cris, la journée est finie. "Cette gosse ne compte rien!" Sacralisation obligée des choses. Et sous toutes les paroles, des uns et des autres, les miennes, soupço...
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UN LOGEMENT NOUVEAU - FLAUBERT, Madame Bovary, 2e Partie, Chapitre II.
UN LOGEMENT NOUVEAU - FLAUBERT, Madame Bovary, 2e Partie, Chapitre II. Emma, dès le vestibule, sentit tomber sur ses épaules, comme un linge humide, le froid du plâtre. Les murs étaient neufs, et les marches de bois craquèrent. Dans la chambre, au premier, un jour blanchâtre passait par les fenêtres, sans rideaux. On entrevoyait des cimes d'arbres, et plus loin la prairie, à demi noyée dans le brouillard, qui fumait au clair de lune, selon le cours de la rivière. Au milieu de l'appartement, pêle...
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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes saturniens) - Grotesques
Commentaire du poème « Grotesques » (Poèmes Saturniens) de Paul Verlaine Introduction : Ce poème « Grotesques » est extrait des Poèmes Saturniens, premier recueil de Verlaine, publié en 1866. Dans ce recueil, Verlaine se pace sous le signe de Saturne, planète de la mélancolie. Les Saturniens figurent une sorte de communauté imaginaire à laquelle se trouvent associés tous ceux qui subissent l'influence de la « fauve planète. « Grotesque » prend plus précisément place dans la section « Eaux-Fortes...
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RACINE Bérénice, acte I, scène 5
Dans sa tragédie Bérénice, Racine pousse le dépouillement et l'épure à un degré extrême. La comparaison de l'intrigue de la tragédie racinienne avec la pièce de Corneille Tite et Bérénice est à cet égard significative. La tragédie suit le mot célèbre de Suétone : « Invitus invitant dimisit » (malgré lui, malgré elle, il la renvoya). Dans cet extrait, Bérénice est loin de se douter de son destin, elle évoque pour sa confidente Phénice les fastes de l'apothéose de Vespasien et du couronnement de T...
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Patrick Modiano, De si braves garçons (début).
Une large allée de gravier montait en pente douce jusqu'au Château. Mais tout de suite, sur votre droite, devant le bungalow de l'infirmerie, vous vous étonniez, la première fois, de ce mât blanc au sommet duquel flottait un drapeau français. A ce mât, chaque matin, l'un d'entre nous hissait les couleurs après que M. Jeanschmidt eut lancé l'ordre : Sections, garde-à-vous ! Le drapeau s'élevait lentement. M. Jeanschmidt lui aussi s'était mis au garde-à-vous. Sa voix grave rompait le silence. Repo...
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Saint-Simon
Saint-Simon Saint-Simon naquit à Paris, d'un père aristocrate favori de Louis XIII et d'une mère issue de la haute noblesse de robe. Très tôt, le jeune homme révéla la force de son caractère et de ses convictions religieuses. Doté d'une solide éducation aristocratique basée sur l'histoire, la rhétorique et la religion, il entra à seize ans dans les Mousquetaires. A la mort de son père (1693), il accéda à la pairie et épousa la fille du maréchal des Lorge. Mais Louis XIV refusa de lui four...
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Raymond Queneau
Raymond Queneau "Je naquis au Havre un vingt et un février en mil neuf cent et trois. Ma mère était mercière et mon père mercier : ils trépignaient de joie." Ainsi Raymond Queneau nous renseigne-t-il lui-même, dans son roman psychanalytique en vers Chêne et Chien, sur la date et les conditions tant psychologiques que sociologiques de sa naissance. Continuons le portrait : l' "Académicien Goncourt", l'auteur à la mode de Zazie dans le métro, le styliste cocasse des Exercices de style joués par le...
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André Maurois
André Maurois Printemps 1918. La guerre dure, et les Allemands, en un dernier sursaut, tentent de s'emparer d'Amiens. C'est alors que parait, chez Bernard Grasset, le premier livre d'un inconnu, un livre tout scintillant d'humour : les Silences du Colonel Bramble. D'un coup, son auteur est célèbre ; des écrivains aussi différents qu'Anatole France et Kipling lui adressent des félicitations, et on ne tarde pas à découvrir, sous le pseudonyme d'André Maurois, un jeune officier-interprète auprès d...
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Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Joachim DU BELLAY, Les Regrets, « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage ». 1. Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, 2. Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, 3. Et puis est retourné, plein d'usage et raison, 4. Vivre entre ses parents le reste de son âge ! 5. Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village 6. Fumer la cheminée, et en quelle saison 7. Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, 8. Qui m'est une province, et beaucoup davantage ? 9. Plus me plaît le...
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Résumé: Les Liaisons dangereuses de CHODERLOS DE LACLOS
Les Liaisons dangereuses de CHODERLOS DE LACLOS Pierre Choderlos de Laclos (1741-1803) ne se distingue dans sa vie et dans ses ouvrages que par la production d'un seul chefd'oeuvre. Sa carrière militaire, le double jeu auquel il se livre entre sa fidélité au duc d'Orléans, futur Philippe Égalité, et son jacobinisme', ses exils, ses incarcérations, expliquent-ils les Liaisons dangereuses, rouages diaboliques assemblés dans le calme de l'île d'Aix par un moraliste qui dénonce les vices en les peig...
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Le mouvement surréaliste
LA RÉVOLTE DADA En 1916 naquit à Zurich, dans le tumulte de la guerre mondiale, le mouvement Dada, qui se donna pour programme une subversion totale des valeurs morales, sociales, esthétiques, reconnues par le monde moderne. Quatre ans plus tard, Tristan Tzara l'implanta à Paris, avec le concours d'André Breton, de Paul Éluard, de Louis Aragon, de Philippe Soupault, de Francis Picabia. Les dadaïstes se signalent, dans les années 192o-1923, par une activité tapageuse et par des déclarations d'un...
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Franz Kafka
Franz Kafka
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Henry de Montherlant
Henry de Montherlant Montherlant ! Un nom qui sonne, et qui roule avec un bruit de tonnerre dans le ciel littéraire français. Celui d'un écrivain qui a toujours dominé, " dressé " son oeuvre. Henry de Montherlant est né à Paris. Enfant unique, il fit la majeure partie de ses études à l'École Sainte-Croix de Neuilly. Mobilisé durant la Grande Guerre, il demanda, bien qu'appartenant au Service auxiliaire, d'être affecté à un poste au front de combat ; il fut grièvement blessé en 1918 et réformé l'...
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Lamartine- Odes politiques
On distinguera : I. — LA PART DE POÉSIE : Il faut avouer que le lyrisme, au sens habituel du mot, est absent : aucun sentiment tendre. Seule l'éloquence, et une éloquence épique, en tient lieu. Du reste il s'agit d'une ode et d'une ode impersonnelle. Ce qui donne le change c'est le ton enflammé (le "moi" de Lamartine est donc présent) et l'emploi du vers. II. — LA PART D'ÉLOQUENCE : A. — Lamartine soutient une thèse dont il tire deux conséquences : a) — — — — fins La thèse : il y a un progrès...