Catégorie : Français / Littérature
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Georges Bernanos
Georges Bernanos Né à Paris, de père lorrain et de mère berrichonne, Georges Bernanos a pour vrai terroir l'Artois. C'est dans cette province, à Fressin (Pas-de-Calais) qu'était la maison de famille. Comme elle servait aux réunions du doyenné, l'enfant y connut beaucoup de prêtres. Après plusieurs collèges et petits séminaires à Paris et à Bourges, c'est en Artois, au collège Sainte-Marie d'Aire-sur-la-Lys, qu'il reçut sa formation décisive ; enfin c'est en Artois qu'il situera ses romans. Il es...
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Le scepticisme épicurien
Le scepticisme épicurien L'influence de Montaigne pénètre en profondeur un public discret de lettrés. La génération de ses disciples — Mlle de Gournay et surtout Charron dans son livre De la Sagesse (1601) — le fait connaître, non sans atténuer passablement ses hardiesses. L'heure n'est en effet ni à la tiédeur ni à la tolérance. Les adeptes de l'esprit critique appliqué sans restriction reçoivent le nom de libertins, appellation qui ne va pas sans faire courir des risques à ceux qu'elle désigne...
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ARCHITECTURE: Les grands travaux
Les grands travaux La naissance de la France contemporaine XIXe siècle. «Nous avons d'immenses territoires incultes à défricher, des routes à ouvrir, des ports à creuser, des rivières à rendre navigables, des canaux à terminer, notre réseau de chemin de fer à compléter [...], en face de Marseille, un vaste royaume à assimiler à la France [...], nos grands ports de l'ouest à rapprocher du continent américain par la rapidité de ces communications qui nous manquent encore [...]. Voilà comment je co...
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Le monologue d'Auguste, dans Cinna de Pierre CORNEILLE. Expliquez le monologue d'Auguste, dans Cinna, Acte IV, Scène II, du vers 1121 à 1148.
Le monologue d'Auguste, dans Cinna de Pierre CORNEILLE. Expliquez le monologue d'Auguste, dans Cinna, Acte IV, Scène II, du vers 1121 à 1148. 1. Localisation du morceau. Auguste vient d'apprendre d'Euphorbe, confident de Maxime, le complot ourdi par Cinna et par ses amis. Il est atterré. Resté seul, il prononce un monologue qui est dans la pièce un morceau capital. Nous allons assister à un drame intérieur dans l'âme d'Auguste. Une transformation très curieuse va se produire en lui : double inté...
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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - La Montagne qui accouche
La Fontaine, Les Fables, Livre V, « La Montagne qui accouche ». 1. Une Montagne en mal d'enfant 2. Jetait une clameur si haute, 3. Que chacun au bruit accourant 4. Crut qu'elle accoucherait, sans faute, 5. D'une Cité plus grosse que Paris : 6. Elle accoucha d'une Souris. 7. Quand je songe à cette Fable 8. Dont le récit est menteur 9. Et le sens est véritable, 10. Je me figure un Auteur 11. Qui dit : Je chanterai la guerre 12. Que firent les Titans au Maître du tonnerre. 13. C'est promettre beau...
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Marguerite Duras
Marguerite Duras Marguerite Donnadieu naît le 4 avril 1914 à Gia-Dinh près de Saïgon. En 1932, elle est en France pour passer le baccalauréat de philosophie, entreprend des études de mathématique, droit et sciences politiques. Mariée en 1939 avec Robert Antelme, elle travaille au début de la guerre dans une maison d'éditions et entre dans la Résistance en 1943. La même année, paraît son premier livre aux éditions Plon, sous le pseudonyme de Marguerite Duras. Marguerite Duras est alors entrée en...
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Li T'ai-po
Li T'ai-po 701-762 Li T'ai-po, "le poète immortel", vécut à l'époque T'ang, la plus féconde de l'histoire des lettres chinoises. C'était un artiste vagabond, aimant l'exubérance et le vin, la vie délicate de la cour et les "longues conversations entre amis dans la solitude des campagnes". Son oeuvre atteignit une telle perfection, fixa d'une manière si définitive les formes de la poésie chinoise que les générations qui suivirent se contentèrent de l'imiter sans avoir jamais l'espoir d'égaler son...
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François Rabelais
François Rabelais Rabelais un auteur facile. Et sans mystères, moins pour un lecteur instruit aux bonnes lettres, nourri de latin et plus encore de grec, féru de mythologie et d'histoires anciennes : bref, parfait humaniste à la façon dont on l'était en France, entre 1860 et 1880. Verve entraînante et intarissable ; langue dont la richesse n'a pas fini d'émerveiller nos philologues ; style d'un rythme, d'une ampleur, d'une harmonie surprenants pour le temps. Et quant au reste : goût français du...
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Federico Garciá Lorca
Federico Garciá Lorca L'enfance d'un poète n'influe pas toujours d'une manière évidente sur son destin d'artiste, mais dans le cas de Graciá Lorca nous pouvons l'affirmer sans le moindre doute. Né à Fuente Vaqueros, un petit village de la véga de Grenade, et fils d'un paysan riche et entreprenant, Federico vécut à l a campagne jusqu'à l'âge de huit ans, et par la suite y revint chaque été jusqu'à l'année m ê m e d e sa mort. Cette enfance en contact direct avec la nature et avec l'élément humai...
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La littérature russe
La littérature russe Après la révolution soviétique, la littérature s'est enlisée. Le dégel post-stalinien permet un regain d'intérêt, avec une place privilégiée accordée aux récits de science-fiction, aux romans policiers et d'espionnage. En 1962, un homme domine toute la littérature d'après le dégel : Alexandre Soljenitsyne. Il publie Une journée d'Ivan Denissovitch, après l'autorisation de Khrouchtchev, récit de ses années passées au goulag de 1945 à 1953 avec un immense succès tant en URSS...
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Leonid Maximovitch Leonov
Leonid Maximovitch Leonov 1899-1990 Leonid Leonov est un des maîtres les plus originaux de la prose russe du XXe siècle. Ses romans sont de beaux objets, bien construits, d'une matière riche et pure. C'est l'exceptionnelle qualité du style qui, dès les premières oeuvres de Leonov, a retenu l'attention de la critique, c'est elle qui séduit d'abord ses lecteurs. Vigoureuse, savoureuse, généreusement nourrie des sèves du terroir et du vieux langage, mais souple et claire, la prose de Leonov a un re...
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AUGUSTIN THIERRY
AUGUSTIN THIERRY (1795-1856) Au collège de Blois, sa ville natale, AUGUSTIN THIERRY a la révélation de sa vocation d'historien en lisant dans Les Martyrs le récit de la bataille des Romains contre les Francs. A seize ans, il entre à l'École normale supérieure. A dixhuit ans, il est nommé professeur à Compiègne, métier qu'il abandonne bientôt pour devenir secrétaire de SaintSimon. Après trois ans de collaboration, il se sépare de son maître en 1817, mais sa pensée restera longtemps imprégnée de s...
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GUILLOUX, Louis
GUILLOUX, Louis (15 janvier 1899-14 octobre 1980) Ecrivain Seul romancier français à qui la plupart des critiques et des spécialistes aient reconnu la dimension des écrivains russes, Louis Guilloux est né le 15 janvier 1899 à Saint-Brieuc (dans les Côtes d'Armor, alors dites Côtes du Nord). Son père, socialiste convaincu, était cordonnier. Tout un milieu, une origine qui ont marqué à jamais ce jeune boursier du lycée de Saint-Brieuc qui débarque à Paris en 1918 et entre à l'Intransigeant. Antifa...
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Paul Verlaine
Paul Verlaine Paul Verlaine est né dans les Ardennes, à Metz, en mars 1844, sous le signe de Saturne, ainsi que Baudelaire. Il reconnaîtra un jour avec inquiétude l'influence de la fauve planète ; il finira par s'y abandonner sans révolte. Son enfance fut heureuse, couvée sous l'édredon bourgeois. Au lycée Bonaparte, à Paris, à peine adolescent, il est saisi par une fureur d'aimer "n'importe quand, n'importe quel et n'importe où" ; elle ne devait pas le quitter. Amitié, élan, amour ; homme, fem...
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Anthony Powell
Nicolas Pradon 1632-1698 Célèbre ennemi de Racine. Sa sottise et son ignorance étaient légendaires. Cependant sa tragédie de Pyrame et Thisbé (1674) eut du succès. Le duc de Nevers, la duchesse de Bouillon, Madame Deshoulières, qui n'aimaient pas Racine, engagèrent Pradon à rivaliser avec lui. Et c'est ainsi que la Phèdre et Hippolyte de Pradon fut jouée en 1677 au théâtre Guénégaud dans le même temps qu'on jouait la Phèdre de Racine à l'Hôtel de Bourgogne. On sait quelle polémique s'ensuivit :...
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Ronsard: « Doux desdains, douce amour d'artifice cachée… »
Ronsard : « Doux desdains, douce amour d’artifice cachée… » "Doux desdains, douce amour d’artifice cachée, Doux courroux enfantin, qui ne garde son cœur, Doux d’endurer passer un long temps en longueur, Sans me voir, sans m’escrire, et faire la faschee : Douce amitié souvent perdue et recherchée, Doux de tenir d’entrée une douce rigueur, Et sans me saluer, me tuer de langueur, Et feindre qu’autre part on est bien empeschee : Doux entre le despit et entre l’amitié, Dissimulant beaucoup, ne parle...
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Alexandre Blok
Alexandre Blok Son visage est régulier et beau, ses yeux larges et gris. Le front haut, droit, est surmonté d'une chevelure cendrée, rebelle. De haute taille, large d'épaules, doué d'une grande force physique, Alexandre Blok surprend par l'étrange lenteur d e ses mouvements, par l'expression figée, comme morte, de ses yeux, par sa voix, sourde, rappelant celle d'un homme mal éveillé ou d'un médium qui aurait à traduire les sons de l'Au-delà. Chaque mot, il le prononce comme s'arrachant à un son...
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L'immoralisme de GIDE
ANDRÉ GIDE L'enfance d'ANDRÉ GIDE a baigné dans une atmosphère bourgeoise et puritaine, et ce sont des femmes, sa mère surtout, qui ont formé sa personnalité. Sa fortune lui permet de se lancer dans la littérature. Il est l'ami de Paul Valéry, le protégé de Mallarmé. Pour soigner un début de tuberculose, il séjourne à Biskra en 1893 et 1894. Il s'y libère des contraintes morales qui ont jusqu'alors pesé sur lui. Par un reste de conformisme, cet affranchi, si peu fait pour le mariage, épouse en 1...
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Anthony Trollope
Anthony Trollope 1815-1882 Sa jeunesse fut assombrie par les difficultés financières de sa famille que sa mère, Frances Milton Trollope, avait fait vivre par ses romans. Doit-on y voir la raison pour laquelle, quoique entré à 19 ans dans l'administration des Postes, il publia en 1847 un premier roman ? Fonctionnaire zélé, il n'en fit pas moins un métier de son talent d'écrivain. Son Autobiographie (1883) choqua la sentimentalité et le romanesque des Victoriens par la façon prosaïque et commercia...
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LE LYRISME LAMARTINIEN
LE LYRISME LAMARTINIEN Le talent poétique de Lamartine s'est formé à, partir d'influences très visibles dans ses oeuvres de jeunesse : le lyrisme strophique du XVIIIe siècle, les Discours de Voltaire, l'épicurisme aimable de Parny, l'élégie préromantique. Son styl3 conserve et n.'abandonnera que peu à peu les usages pseudo-classiques : périphrases, allusions mythologiques, métaphores, termes nobles. La passion du jeune écrivain pour Julie Charles lui permet de découvrir la forme de poésie dont s...