Devoir de Philosophie

A de multiples signes, on sent dans la jeunesse actuelle une soif d'affirmation créatrice. Si la culture, sous toutes ses formes, n'est pas au rendez-vous, on ne sait trop comment et par quoi pourra se manifester un besoin qu'elle est seule à pouvoir vraiment satisfaire. Sans elle, la créativité risque de ne s'exprimer que par ses formes les plus sommaires, comme le bricolage, ou par la violence, qui n'est qu'une créativité retournée, la volonté de détruire par rage de ne pouvoir const

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orientation du devoir La citation et le libellé orientent la réflexion dans une triple direction : la jeunesse, la violence, la culture'. Ces trois axes structurent notre étude. • Première partie : un jugement sur la jeunesse 1. Jacques Rigaud s'oppose aux préjugés en cours à propos de la jeunesse. Elle se désintéresserait de tout, n'aurait plus foi en l'existence, en elle-même. Les conditions économiques expliqueraient cette indifférence. Or, les expressions comme « soif d'affirmation » supposent au contraire un dynamisme et une foi dans la vie. Une autre idée reçue, en désaccord d'ailleurs avec la première, veut que jeunesse et violence soient à priori synonymes. Le désir de créer contredit une telle assertion. 2. Quels sont les signes de la soif de création ? L'expérience personnelle de l'élève peut jouer par exemple avec le goût de la musique ; les grands concerts qui rassemblent des foules énormes en sont des signes tangibles. Ou bien des enthousiasmes nés d'une expérience théâtrale constitueraient un bon point de départ au commentaire. 3. A ce moment du devoir, le candidat choisit entre la proposition de Jacques Rigaud et les images moins optimistes que nous évoquions au début. Il essaiera de passer d'un cadre personnel à un jugement plus global sur les jeunes.

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