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Dans La mort au siècle des Lumières, Robert Favre s'exprimait ainsi :« Dénonciation et appel, La Religieuse est toute entière frémissante de vulnérabilité tendue et de volonté inflexible. Dans sa longue lutte pour échapper à l'abîme du désespoir quand « il y a des puits partout », Suzanne incarne l'esprit des Lumières où se mêlent courage et besoin de puissante protection, ingénuité et habileté, lucidité et vertige devant les gouffres ». Vous commenterez cette citation.

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Le romancier a tout d'abord une cible précise: les couvents. Le 27 septembre 1780, il écrivait à propos de sa Religieuse: « Je ne crois pas qu on ait jamais écrit une plus effrayante satire des couvents. » Diderot va proposer une vision complète du problème par l'exploration de trois couvents différents qui marquent la vie de Suzanne Simonin: Sainte-Marie, Longchamp, Arpajon. A Longchamp, le second couvent, à travers le quotidien de ce monde religieux, Diderot tourne en dérision les vices et les travers des soeurs: ainsi le portrait de la mère Moni est parodique. Cette religieuse est en effet peinte avec le motif de l'excés de piété, de dévotion. Les nombreux portraits et péripéties tissent un tableau global d'un lieu fermé que Diderot veut combattre car il le considère contraire à l'épanouissement de l'homme.

« Sujet: Dans La mort au siècle des Lumières, Robert Favre s'exprimait ainsi :« Dénonciation et appel, La Religieuse est toute entière frémissante de vulnérabilité tendue et de volonté inflexible.

Dans sa longue lutte pour échapper à l'abîme du désespoir quand « il y a des puits partout », Suzanne incarne l'esprit des Lumières où se mêlent courage et besoin de puissante protection, ingénuité et habileté, lucidité et vertige devant les gouffres ».

Vous commenterez cette citation. En 1761, dans Eloge à Richardson, Diderot loue les œuvres de l'auteur anglais « qui élèvent l'esprit, qui touchent l'âme, qui respirent l'amour du bien.

L'auteur du roman épistolaire Clarisse Harlowe est le modèle de Diderot dans l'entreprise de sa Religieuse, celui-ci a en effet voulu écrire un texte s'adressant aux élans du coeur comme aux élans spirituels.

Dans La mort au siècle des Lumières, Robert Favre s'exprimait ainsi à propos du roman de Diderot : « Dénonciation et appel, La Religieuse est toute entière frémissante de vulnérabilité tendue et de volonté inflexible. Dans sa longue lutte pour échapper à l'abîme du désespoir quand « il y a des puits partout », Suzanne incarne l'esprit des Lumières ou se mêlent courage et besoin de puissante protection, ingénuité et habileté, lucidité et vertige devant les gouffres ». Robert Favre propose une caractérisation du roman et de l'héroïne basée sur des paradoxes: la dénonciation mise en parallèle avec l'appel, la vulnérabilité tendue opposée à la volonté inflexible, le courage contre le besoin de puissante protection, l'ingénuité comme antonyme de l'habileté et la lucidité face au vertige.

Deux mouvements apparaissent au sein du texte: une démonstration intellectuelle, raisonnée et une sensibilité pathétique et dramatique.

L'unité de ces aspects semble se trouver dans les péripéties de l'héroine Suzanne, cet emblème de « l'esprit des lumières » selon Robert Favre. Nous pouvons donc nous demander dans quelle mesure les motifs de déconstruction critique du réel et de discours sensible d'une femme vers l'autre s'unissent dans un romanesque moraliste, philosophique et une héroïne représentative des idées des Lumières par son esprit éclairé et son combat pour la vie. Ainsi nous analyserons la démystification du réel, cette entreprise de la remise en cause en proie dans le roman puis nous observerons le contexte épistolaire et le procédé habile de la candeur mis en place par l'émettrice.

Enfin, nous soulignerons la réinvention du romanesque par la réunion de ces deux motifs en une œuvre expérimentale peignant une héroïne des Lumières. * ** 1.

Diderot a une plume de polémiste et de pamphlétaire qui lui a valu de nombreux séjours en prison.

Ses textes philosophiques et romanesques sont imprégnés de cette verve qui analyse, démantéle, rend visible des problèmes, des systèmes.

La Religieuse propose une démystification du réel par une véritable entreprise de remise en cause. a.

Le romancier a tout d'abord une cible précise: les couvents.

Le 27 septembre 1780, il écrivait à propos de sa Religieuse: « Je ne crois pas qu on ait jamais écrit une plus effrayante satire des couvents.

» Diderot va proposer une vision complète du problème par l'exploration de trois couvents différents qui marquent la vie de Suzanne Simonin: Sainte-Marie, Longchamp, Arpajon.

A Longchamp, le second couvent, à travers le quotidien de ce monde religieux, Diderot tourne en dérision les vices et les travers des sœurs: ainsi le portrait de la mère Moni est parodique.

Cette religieuse est en effet peinte avec le motif de l'excés de piété, de dévotion.

Les nombreux portraits et péripéties tissent un tableau global d'un lieu fermé que Diderot veut combattre car il le considère contraire à l'épanouissement de l'homme. b.

D'ailleurs, le véritable talent de Diderot est de partir d'un problème délimité (le monde conventuel) pour élargir son propos à l'homme.

Il pose ainsi un présupposé: les hommes sont es êtres naturellement sociaux.

La Religieuse qui prend donc l'homme comme sujet d'observation devient un roman du comportement soulignant les conséquences néfastes sur le corps et sur l'ame des entraves aux désirs naturels.

Les répercussions psycho-pathologiques de l'univers clôs sont particuliérement visibles à Longchamps à travers la description de la religieuse folle.

Ce bref. »

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