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Que vous inspirent ces remarques d'un directeur de troupe : « Notre volonté est de mettre en scène la société, la présenter et provoquer vis à vis d'elle des regards critiques. C'est une fonction du théâtre. Elle n'est pas nouvelle. Mais dans le même temps, le théâtre doit être le lieu où se libèrent les forces de l'imagination, où s'organise le rêve. Ces deux fonctions ne sont-elles pas contradictoires. » ?

Extrait du document

Le théâtre, école de « vice et de mauvaises moeurs ». Bossuet (17» s., prédicateur chrétien) : « Chez Molière la vertu et la piété sont toujours ridicules, la corruption toujours excusée et toujours plaisante et la pudeur toujours offensée. » « La représentation des passions agréables porte naturellement au péché. » (Maximes et réflexions sur la comédie). Rousseau : « Tout (dans la comédie) en est mauvais et pernicieux... et le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du coeur humain, c'est une suite de ce principe que plus la comédie est agréable et parfaite, plus son effet est funeste aux moeurs. » (Lettre à d'Alembert sur les spectacles). Le théâtre divertit. B. Brecht : « Depuis toujours, l'affaire du théâtre, comme de tous les arts, a été de divertir les hommes. Cette tâche lui a toujours conféré sa dignité particulière. Le plaisir qu'il procure est sa seule justification, à vrai dire indispensable et suffisante. » Il fait connaître le coeur humain. Montherlant : « Une pièce de théâtre ne m'intéresse que si l'action extérieure, réduite à la plus grande simplicité, n'y est qu'un prétexte à l'exploration de l'homme ; si l'auteur s'y est donné pour tâche non d'imaginer et de construire mécaniquement une intrigue, mais d'exprimer avec le maximum de vérité, d'intensité et de profondeur un certain nombre de mouvements de l'âme humaine. » (Notes de théâtre). E. Ionesco : « Au théâtre, ce ne sont pas les idées qui demeurent, puis- que toutes les idéologies sont finalement —périmées, dépassées. Ce qui reste, ce sont les passions, les personnages, des idées peut-être ; mais vécues, devenues de la chair et du sang. »

« Que vous inspirent ces remarques d'un directeur de troupe : « Notre volonté est de mettre en scène la société, la présenter et provoquer vis à vis d'elle des regards critiques.

C'est une fonction du théâtre.

Elle n'est pas nouvelle.

Mais dans le même temps, le théâtre doit être le lieu où se libèrent les forces de l'imagination, où s'organise le rêve.

Ces deux fonctions ne sont-elles pas contradictoires.

» ? Le théâtre, école de « vice et de mauvaises moeurs ». Bossuet (17» s., prédicateur chrétien) : « Chez Molière la vertu et la piété sont toujours ridicules, la corruption toujours excusée et toujours plaisante et la pudeur toujours offensée.

» « La représentation des passions agréables porte naturellement au péché.

» (Maximes et réflexions sur la comédie). Rousseau : « Tout (dans la comédie) en est mauvais et pernicieux...

et le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du coeur humain, c'est une suite de ce principe que plus la comédie est agréable et parfaite, plus son effet est funeste aux moeurs.

» (Lettre à d'Alembert sur les spectacles). Le théâtre divertit. B.

Brecht : « Depuis toujours, l'affaire du théâtre, comme de tous les arts, a été de divertir les hommes.

Cette tâche lui a toujours conféré sa dignité particulière.

Le plaisir qu'il procure est sa seule justification, à vrai dire indispensable et suffisante.

» Il fait connaître le coeur humain. Montherlant : « Une pièce de théâtre ne m'intéresse que si l'action extérieure, réduite à la plus grande simplicité, n'y est qu'un prétexte à l'exploration de l'homme ; si l'auteur s'y est donné pour tâche non d'imaginer et de construire mécaniquement une intrigue, mais d'exprimer avec le maximum de vérité, d'intensité et de profondeur un certain nombre de mouvements de l'âme humaine.

» (Notes de théâtre). E.

Ionesco : « Au théâtre, ce ne sont pas les idées qui demeurent, puis- que toutes les idéologies sont finalement —p7érimées, dépassées.

Ce qui reste, ce sont les passions, les personnages, des idées peut-être ; mais vécues, devenues de la chair et du sang.

» Il fait connaître à chacun sa vérité. L.

Jouvet : « Le théâtre est fait pour apprendre aux gens qu'il y a autre, chose que ce qui se passe autour d'eux, que ce qu'ils croient voir ou entendre, qu'il y a un envers à ce qu'ils croient l'endroit des choses et des êtres pour les révéler à eux-mêmes.

» P.A.

Touchard « Le but du théâtre : montrer à l'homme jusqu'à quel point extrême peuvent aller son amour, sa haine, sa colère, sa joie, sa crainte, sa cruauté, lui faire prendre conscience de ses virtualités, de ce qu'il serait en un monde sans entraves où n'interféreraient plus la générosité et l'économie domestique, la colère et la morale, l'amour et le souci de la réputation, la haine et la crainte du gendarme.

C'est la vision de cet univers où l'homme pourrait enfin se révéler à soi-même que le spectateur demande à l'oeuvre dramatique...

La « purgation » totale vivifiante et saine, ne peut être obtenue que par le spectacle « vécu » d'une action accomplie par des hommes vivants, en chair et en os.

C'est là le miracle propre à l'art dramatique auquel ne peut être comparé que le miracle obtenu par les révélations d'une cure psychanalytique.

» (Dionysos, Apologie pour le théâtre). Il éduque. Molière : « Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire, et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts.

» (Préface de Tartuffe). II pousse à l'action. B.

Brecht « Nous ne pouvons nous satisfaire d'un théâtre qui se borne à nous donner des sensations, des idées et des impulsions limitées par le champ des relations humaines de l'époque où se déroule l'action de ses pièces ; nous avons besoin d'un théâtre qui adopte et fasse naître des pensées et des sentiments capables d'intervenir dans la transformation de ce champ de relations.

». »

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