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Pour exécuter de grandes choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir (Vauvenargues) ?

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A quoi bon se donner du mal, puisque, vraisemblablement, nous ne recueillerons pas le fruit de nos efforts et que la gloire même ne nous suivra pas dans la tombe. 3. La lâcheté, si la vie est considérée comme le bien suprême et la mort le mal qu'il faut retarder le plus possible... La peur de la mort n'engendre pas l'héroïsme. 4. Le renoncement.... Désirer trop la mort et considérer cette vie comme de peu de valeur détourne aussi de rechercher cette gloire qu'aimait tant Vauvenargues. II. Qu'est-ce que vivre comme si on ne devait jamais mourir. 1.

« Pour exécuter de grandes choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir.

(VAUVENARGUES.) Vauvenargues avait l'âme noble et héroïque, il se sentait fait pour les « grandes choses.

« Les premiers feux de l'aurore ne sont pas plus doux que les premiers regards de la gloire.

» Sa mauvaise santé ne lui permit pas de remplir sa destinée.

Il dut quitter l'armée et se réfugier dans l'étude et la méditation.

Mais il renonça à Faction, non à la gloire; il conserva le désir de se surpasser et de se survivre à lui-même ; il ne se laissa pas hypnotiser par ses souffrances et les menaces de la mort prochaine.

« Pour exécuter de grandes choses....

» I.

La pensée de la mort peut empêcher d'accomplir de grandes choses. Exécuter de grandes choses, c'est, en effet, pour Vauvenargues, s'élever au-dessus de soi-même, et des nécessités et des satisfactions de cette vie, chercher la « gloire » dans tous les domaines, militaire, politique, littéraire, scientifique, etc., donner pour but à sa vie quelque chose qui la dépasse.

Pour cela il ne faut pas penser que la mort viendra tout interrompre.

La pensée de la mort peut en effet conseiller : 1.

Le plaisir.

Cf.

presque tous les poètes. Heu, heu, Posthume, Posthume, Fugaces labuntur anni.

(Horace.) « Cueillez, si m'en croyez, les rosés de la vie.

» (Ronsard.) « Hâtons-nous, jouissons.

» (Lamartine.) 2.

Le découragement ou au moins une résignation oisive. A quoi bon se donner du mal, puisque, vraisemblablement, nous ne recueillerons pas le fruit de nos efforts et que la gloire même ne nous suivra pas dans la tombe. 3.

La lâcheté, si la vie est considérée comme le bien suprême et la mort le mal qu'il faut retarder le plus possible... La peur de la mort n'engendre pas l'héroïsme. 4.

Le renoncement....

Désirer trop la mort et considérer cette vie comme de peu de valeur détourne aussi de rechercher cette gloire qu'aimait tant Vauvenargues. II.

Qu'est-ce que vivre comme si on ne devait jamais mourir. 1.

Ce n'est pas avoir peur de penser à la mort.

Il y a, au contraire, du courage à la regarder en face « Vivre comme si...

» Faites cotre devoir et laissez faire aux dieux.

(Corneille.) 2.

C'est ne pas penser seulement à soi, mais aux autres.

Le monde ne finira pas avec nous.

(Le vieillard et les trois jeunes hommes....) Les autres jouiront de nos travaux. 3.

C'est croire qu'aucun de nos efforts n'est perdu.

Même si nous ne réussissons pas nous n'aurons pas à regretter la vie, si nous la dépensons pour une.

noble cause, pour une grande idée....

Le chevalier d'Assas, etc. Ce n'est donc pas la pensée de la mort qui est de soi démoralisante.

« Philosopher, c'est apprendre à mourir », dit Montaigne...

et la philosophie n'est pas nécessairement l'ennemie de l'action.

Ce qui est mauvais, c'est de répéter : « A quoi boni Après moi le déluge ! » •. »

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