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PEINTURE: Emile-Antoine Bourdelle (1861-1929)

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Marqué par l'influence de Rodin, Bourdelle fut un des grands sculpteurs du début du XXe siècle. Son art inégal, marqué par les conceptions du XIXe siècle, obstinément à l'écart des grands mouvements contemporains, s'attacha à l'étude exclusive de la figure humaine et à l'expression des passions. La recherche de la grandeur. Fils d'un menuisier, Bourdelle travailla d'abord dans l'atelier paternel. Grâce à une bourse de sa ville natale, il étudia à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse à partir de 1880, puis, à partir de 1885, à celle de Paris, où il fut l'élève d'Alexandre Falguière. Engagé comme praticien par Jules Dalou, puis par Rodin en 1890, il subit fortement l'influence de ce dernier au début de sa carrière. Il étudia aussi avec passion les techniques passées, admira les sculptures de la Grèce archaïque, de l'époque romane, aussi bien que les oeuvres de Puget, de Rude, de Carpeaux. Il rechercha la force et la grandeur, corrigeant son impétuosité poussée parfois jusqu'à la grandiloquence par le souci de l'équilibre et de la simplification. Il débuta au Salon de 1885, se fit remarquer par un buste de Beethoven (qui resta son modèle de prédilection). De 1895 à 1900, son état de santé l'empêcha de modeler ; il se consacra alors à la peinture, réalisant surtout des portraits au pastel. En 1900, sa Tête d'Apollon marqua un tournant ; il s'éloigna alors du réalisme sensitif de Rodin pour élaborer un réalisme plus intellectuel et architecture.

« Emile-Antoine Bourdelle (1861-1929) Marqué par l'influence de Rodin, Bourdelle fut un des grands sculpteurs du début du XXe siècle.

Son art inégal, marqué par les conceptions du XIXe siècle, obstinément à l'écart des grands mouvements contemporains, s'attacha à l'étude exclusive de la figure humaine et à l'expression des passions. La recherche de la grandeur. Fils d'un menuisier, Bourdelle travailla d'abord dans l'atelier paternel.

Grâce à une bourse de sa ville natale, il étudia à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse à partir de 1880, puis, à partir de 1885, à celle de Paris, où il fut l'élève d'Alexandre Falguière.

Engagé comme praticien par Jules Dalou, puis par Rodin en 1890, il subit fortement l'influence de ce dernier au début de sa carrière.

Il étudia aussi avec passion les techniques passées, admira les sculptures de la Grèce archaïque, de l'époque romane, aussi bien que les œuvres de Puget, de Rude, de Carpeaux.

Il rechercha la force et la grandeur, corrigeant son impétuosité poussée parfois jusqu'à la grandiloquence par le souci de l'équilibre et de la simplification.

Il débuta au Salon de 1885, se fit remarquer par un buste de Beethoven (qui resta son modèle de prédilection).

De 1895 à 1900, son état de santé l'empêcha de modeler ; il se consacra alors à la peinture, réalisant surtout des portraits au pastel.

En 1900, sa Tête d'Apollon marqua un tournant ; il s'éloigna alors du réalisme sensitif de Rodin pour élaborer un réalisme plus intellectuel et architecture. Une œuvre abondante. Bourdelle réalisa plus de mille sculptures, ainsi que plusieurs milliers de dessins, pastels, peintures et fresques.

Parmi ses œuvres les plus célèbres figure l'Héraclès archer, de 1909.

Pour le théâtre des Champs-Elysées, il exécuta de 1910 à 1912 des fresques, à l'intérieur, et des hauts-reliefs sur la façade.

En 1914, il présenta au Salon La Mort du dernier centaure.

Entre 1915 et 1923, il sculpta pour la ville de Buenos Aires le monument au général Alvear (le libérateur de l'Argentine).

Sa Vierge à l'Enfant (1920), colossale, se dresse au sommet des Vosges.

Il exécuta aussi, en 1924, un monument aux mineurs de Montceau-les-Mines et, en 1928, le monument au poète Adam Mickiewicz (place de l'Aima, à Paris).

Il réalisa aussi de nombreux bustes (Anatole France, 1919 ; Auguste Perret, 1923, etc.), il eut de nombreux élèves (comme Giacometti et Germaine Richier) et écrivit des essais théoriques (Écrits sur l'art et la vie, 1955). Témoignage. "J'échappai au troué, au plan accidentel, pour chercher le plan permanent.

Je recherchai l'essentiel des structures, laissant au second plan les ondes passagères." Bourdelle. »

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