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Méthode et théorie scientifique de BUFFON

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BUFFON est né au château de Montbard en Bourgogne. Il fait d'honnêtes études chez les jésuites de Dijon. Sa jeunesse est assez dissipée. En 1730, après une fâcheuse affaire, un duel où il tue son adversaire, il se met à voyager. Il parcourt le midi de la France, l'Italie la Suisse, l'Angleterre, en compagnie d'un jeune Anglais, le duc de Kingston, et de son précepteur, un homme passionné pour les sciences de la nature. La réputation de Buffon dans les milieux savants s'établit vite. En 1733, il est déjà membre adjoint de l'Académie des sciences. En 1739, il est nommé intendant du Jardin du roi (le Jardin des plantes). Il se fixe un programme de vie, qu'il suit très régulièrement. Chaque année, il passe à Paris quatre mois, qu'il consacre à sa tâche officielle. Il acquiert des terrains, les fait planter, installe des cages et des volières, veille à l'accroissement des collections. Il fréquente assez peu les philosophes. On le rencontre toutefois chez Mme d'Epinay, chez Mme Geoffrin, chez le baron d'Holbach. Plus tard, il sera très empressé auprès de Mme Necker. A Montbard, où il demeure huit mois par an, il se lève tôt, s'enferme dans son donjon et travaille jusqu'à deux heures. L'après-midi, il s'occupe de ses domaines et de ses forges. Il se remet au travail à cinq heures et passe la soirée à des conversations et à des lectures. Il n'écrit guère que des lettres d'affaires et des lettres d'amitié, sans prétention littéraire. Il reçoit peu de visiteurs. La présence de quelques familiers lui suffit. Il a conscience de ses mérites. Ceux qui l'approchent, le trouvent vaniteux. Mais on rend hommage à la droiture de son caractère et à sa générosité. Il jouit d'une gloire quasi officielle. Louis XV lui décerne, en 1772, le titre de comte. Son Histoire naturelle est un livre à succès. Elle figure dans les bibliothèques du XVIIIe siècle plus fréquemment que La Henriade ou l'Encyclopédie.

« BUFFON (1707-1788) BUFFON est né au château de Montbard en Bourgogne.

Il fait d'honnêtes études chez les jésuites de Dijon.

Sa jeunesse est assez dissipée.

En 1730, après une fâcheuse affaire, un duel où il tue son adversaire, il se met à voyager.

Il parcourt le midi de la France, l'Italie la Suisse, l'Angleterre, en compagnie d'un jeune Anglais, le duc de Kingston, et de son précepteur, un homme passionné pour les sciences de la nature. La réputation de Buffon dans les milieux savants s'établit vite.

En 1733, il est déjà membre adjoint de l'Académie des sciences.

En 1739, il est nommé intendant du Jardin du roi (le Jardin des plantes).

Il se fixe un programme de vie, qu'il suit très régulièrement.

Chaque année, il passe à Paris quatre mois, qu'il consacre à sa tâche officielle.

Il acquiert des terrains, les fait planter, installe des cages et des volières, veille à l'accroissement des collections.

Il fréquente assez peu les philosophes.

On le rencontre toutefois chez Mme d'Epinay, chez Mme Geoffrin, chez le baron d'Holbach.

Plus tard, il sera très empressé auprès de Mme Necker.

A Montbard, où il demeure huit mois par an, il se lève tôt, s'enferme dans son donjon et travaille jusqu'à deux heures.

L'après-midi, il s'occupe de ses domaines et de ses forges.

Il se remet au travail à cinq heures et passe la soirée à des conversations et à des lectures.

Il n'écrit guère que des lettres d'affaires et des lettres d'amitié, sans prétention littéraire.

Il reçoit peu de visiteurs.

La présence de quelques familiers lui suffit. Il a conscience de ses mérites.

Ceux qui l'approchent, le trouvent vaniteux.

Mais on rend hommage à la droiture de son caractère et à sa générosité.

Il jouit d'une gloire quasi officielle.

Louis XV lui décerne, en 1772, le titre de comte.

Son Histoire naturelle est un livre à succès.

Elle figure dans les bibliothèques du XVIIIe siècle plus fréquemment que La Henriade ou l'Encyclopédie. PRINCIPALES ŒUVRES Histoire naturelle.

36 volumes, publiés par l'Imprimerie royale et se divisant comme suit : Théorie de la terre, Histoire naturelle de l'homme, 3 volumes (1749); Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares, 12 volumes (17531767); Histoire naturelle des oiseaux, 9 volumes (1770-1783); Histoire naturelle des minéraux, 5 volumes (17831788); Suppléments, 7 volumes (1774-1779).

Le cinquième volume des Suppléments contient le Traité des époques de la nature (1778). Ces « époques » sont au nombre de sept : 1.

La terre, détachée de la masse solaire en fusion, prend sa forme de sphère aplatie.

— 2.

Les montagnes se soulèvent.

— 3.

La mer recouvre presque toute la surface du globe et les coquilles, en s'accumulant, forment les substances calcaires.

— 4.

Retrait des eaux, éruptions volcaniques, secousses sismiques.

— 5.

Éléphants et hippopotames peuplent une grande partie des terres.

— 6.

Séparation des continents.

— 7.

Apparition de l'homme. Après la mort de Buffon, l'Histoire naturelle fut achevée par Lacépède. Discours sur le style (1753). Buffon le prononça pour sa réception à l'Académie.

Au lieu de faire l'éloge de son prédécesseur, il établit une théorie du style tirée, prétend-il, des oeuvres de ses nouveaux confrères. LA MÉTHODE ET LA SCIENCE DE BUFFON Tous les travaux de Buffon reposent au départ sur la méthode expérimentale.

Il s'astreint à une observation minutieuse des animaux et des végétaux.

Il utilise le microscope, il pratique la dissection.

Au Jardin du roi, il dispose d'une documentation exceptionnelle, faite des communications que lui envoient les savants de tous les pays.

Sa curiosité s'étend au domaine de la physique.

Il étudie le réchauffement et le refroidissement des corps; par des jeux de miroirs il provoque des foyers de chaleur intense.

Il groupe les faits afin, dit-il, de se « donner des idées ». Il s'entoure de collaborateurs choisis avec soin.

Il leur abandonne certaines parties de l'ouvrage, qu'il juge mineures. Il charge Daubenton, son adjoint au Jardin des plantes, de la description anatomique des animaux.

A Guéneau de Montbeillard, puis à l'abbé Bexon il confie les monographies d'oiseaux, à Guyton de Morveau et à Faujas de SaintFond l'étude des minéraux.

Il sait ce qu'il peut attendre de chacun d'eux et les traite en conséquence.

Il fait entière confiance à Guéneau de Montbeillard, qui s'est parfaitement assimilé sa manière.

Mais il corrige Bexon, dont il trouve les manuscrits chargés « de science mythologique et d'érudition assez inutile ». Il condamne l'esprit de système, les classifications arbitraires, comme celle de Linné Mais il se plaît, partant de la réalité observée, à exposer des vues d'ensemble.

Il estime que c'est le côté noble et le couronnement de tout le labeur scientifique.

Il est parfois guidé par des intuitions géniales.

Il a entrevu le transformisme.

Il a posé les premiers éléments de la paléontologie.

Mais on ne lui doit aucune découverte scientifique de premier ordre.

Il n'est pas le plus grand savant de son temps.

Il est un naturaliste philosophe doublé d'un poète de la nature. LES THÉORIES DE BUFFON Les vues d'ensemble de Buffon sont longuement exposées en tête de ses ouvrages.

La Théorie de la terre (1749) et Les Époques de la nature (1778) développent plus spécialement ses hypothèses sur la formation et la structure du monde.

Entre ces deux dates, sa pensée a beaucoup évolué. Lorsqu'il forme le plan de son Histoire naturelle, il est encore attaché à certaines notions traditionnelles : fixité des espèces, place centrale de l'homme dans l'univers, existence de causes finales qui tendent à la commodité et au bien-être de l'homme.. »

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