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Les cafés au XVIIIe siècle.

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La vie de salon, à côté de ses plaisirs, implique des servitudes, certains devoirs de politesse. Pour les libres réunions entre hommes, les cafés conviennent mieux. L'usage de boire du café s'est introduit en France au milieu du XVIIe siècle. Les auberges de jadis, la Croix-Blanche, où se réunissaient, vers 1663, Molière et ses amis libertins, le Mouton-Blanc, la Croix-de-Lorraine, sont peu à peu supplantées par les cafés. Dès 1715, on en compte déjà trois cents, dont les plus célèbres, situés dans le quartier du Pont-Neuf, sont le café Procope, le café de la veuve Laurent, le café Gradot. On y échange des nouvelles. On y parle de politique, de philosophie, de littérature. Les discussions y sont parfois violentes et les inimitiés s'y donnent libre cours. C'est au café Laurent que prit naissance la campagne d'écrits injurieux qui devait aboutir à l'exil de J.-B. Rousseau. Chacun de ces cafés a ses habitués. Le jeune Duclos fréquente « l'antre de Procope ». La Motte-Houdar « devenu aveugle et perclus des jambes », se fait porter au café Gradot. Dans la suite, le café le plus en vogue sera La Régence, place du Palais-Royal. Diderot le fréquentait assidûment. Chaque jour, au témoignage de Mme de Vandeul, sa femme « lui donnait six sous pour aller prendre sa tasse au café de La Régence et voir jouer aux échecs ». Il en évoque l'atmosphère dans Le Neveu de Rameau.

« Les cafés. La vie de salon, à côté de ses plaisirs, implique des servitudes, certains devoirs de politesse.

Pour les libres réunions entre hommes, les cafés conviennent mieux. L'usage de boire du café s'est introduit en France au milieu du XVIIe siècle.

Les auberges de jadis, la Croix-Blanche, où se réunissaient, vers 1663, Molière et ses amis libertins, le Mouton-Blanc, la Croix-de-Lorraine, sont peu à peu supplantées par les cafés.

Dès 1715, on en compte déjà trois cents, dont les plus célèbres, situés dans le quartier du Pont-Neuf, sont le café Procope, le café de la veuve Laurent, le café Gradot.

On y échange des nouvelles.

On y parle de politique, de philosophie, de littérature.

Les discussions y sont parfois violentes et les inimitiés s'y donnent libre cours.

C'est au café Laurent que prit naissance la campagne d'écrits injurieux qui devait aboutir à l'exil de J.-B. Rousseau.

Chacun de ces cafés a ses habitués.

Le jeune Duclos fréquente « l'antre de Procope ».

La Motte-Houdar « devenu aveugle et perclus des jambes », se fait porter au café Gradot.

Dans la suite, le café le plus en vogue sera La Régence, place du Palais-Royal.

Diderot le fréquentait assidûment.

Chaque jour, au témoignage de Mme de Vandeul, sa femme « lui donnait six sous pour aller prendre sa tasse au café de La Régence et voir jouer aux échecs ».

Il en évoque l'atmosphère dans Le Neveu de Rameau.. »

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