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La sensibilité en poésie au XVIIIe siècle.

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Les rapports entre la poésie et le sentiment commencent à être plus clairement aperçus. Helvétius écrit dans son livre De l'esprit :« Le sentiment est l'âme de la poésie ». Diderot affirme que la poésie ne peut s'épanouir qu'en dehors des exigences mesquines du goût. Mais ces audaces restent théoriques. La poésie ne se dégage que timidement des anciennes formules.

« La sensibilité en poésie au XVIIIe siècle. Les rapports entre la poésie et le sentiment commencent à être plus clairement aperçus.

Helvétius écrit dans son livre De l'esprit :« Le sentiment est l'âme de la poésie ».

Diderot affirme que la poésie ne peut s'épanouir qu'en dehors des exigences mesquines du goût.

Mais ces audaces restent théoriques.

La poésie ne se dégage que timidement des anciennes formules. La poésie dite descriptive pourrait faire illusion.

Sa vogue est liée à l'éveil du sentiment de la nature.

Mais ni Saint-Lambert, ni ROUCHER, ni DELILLE, qui écrivirent respectivement Les Saisons, Les Mois, Les Jardins, ne connaissent la nature dans sa puissance sauvage.

Ce qu'ils aiment, c'est une campagne arrangée, humanisée. Ils en décrivent assez joliment les aspects.

Ils sont cependant plus intellectuels que poètes.

Ils songent avant tout à moraliser.

Ils célèbrent le travail du paysan, ils conseillent aux riches de vivre sur leurs terres, ils prêchent un idéal de justice et de bienfaisance.

En somme, ils suivent la leçon des philosophes, beaucoup plus qu'ils n'annoncent le romantisme.

De même, les poètes Berquin et Léonard, bien qu'ils imitent les Idylles de l'écrivain suisse Gessner, n'en retiennent pas la rusticité.

Ils enjolivent leur modèle.

Ils cèdent constamment à un zèle moralisateur.

C'est à un autre imitateur de Gessner, ANDRÉ CHÉNIER, qu'il sera réservé de trouver les accents d'une vraie poésie de la nature. A la fin du siècle, se développe une poésie élégiaque annonciatrice du lyrisme moderne.

Léonard, Bertin, PARNY expriment non sans recherche, mais avec sincérité, des sentiments personnels.

Ils sont nés dans des terres lointaines, le premier à la Guadeloupe, les deux autres à Bourbon.

Léonard doit à son tempérament maladif la langueur mélancolique de ses Idylles.

Les Élégies de Bertin déplorent des peines d'amour.

Parny, dans ses Poésies érotiques retrace l'histoire de sa passion malheureuse pour une jeune créole qu'il appelle Eléonore.

Il évoque, avec les pauvres moyens dont disposait la poésie d'alors, les paysages exotiques, cadre somptueux de son amour.

Sa tristesse délicate et sa grâce sensuelle lui ont valu de nombreux admirateurs.

Chateaubriand l'a beaucoup lu. Lamartine s'est inspiré de lui.

Plus jeune d'une dizaine d'années que Bertin et Parny, André Chénier partage leurs goûts.

Ses Élégies, suivant la tendance de l'époque, unissent harmonieusement à des pensées un peu tristes une conception voluptueuse de l'amour.. »

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