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La sensibilité dans le théâtre du 18ième siècle.

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Le théâtre traditionnel fait effort pour s'adapter à la mentalité nouvelle. Voltaire soutient que l'attendrissement peut constituer le ressort de la tragédie aussi bien que la terreur et la pitié. Zaïre avec ses conflits de sentiments est le type de la tragédie attendrissante. La comédie évolue dans le même sens. Les pièces de Destouches tentent de concilier le rire et l'émotion, l'analyse psychologique et la sensibilité moralisatrice. Chez Marivaux, le comique disparaît presque complètement pour faire place à une sentimentalité délicate.

« La sensibilité dans le théâtre du 18ième siècle. Le théâtre traditionnel fait effort pour s'adapter à la mentalité nouvelle.

Voltaire soutient que l'attendrissement peut constituer le ressort de la tragédie aussi bien que la terreur et la pitié.

Zaïre avec ses conflits de sentiments est le type de la tragédie attendrissante.

La comédie évolue dans le même sens.

Les pièces de Destouches tentent de concilier le rire et l'émotion, l'analyse psychologique et la sensibilité moralisatrice.

Chez Marivaux, le comique disparaît presque complètement pour faire place à une sentimentalité délicate. Mais les anciens genres dramatiques correspondent mal à la sensibilité du siècle.

On essaie donc de trouver des formules plus modernes.

De la comédie sentimentale, telle que la concevait DESTOUCHES, sort la comédie larmoyante, ainsi appelée parce qu'elle veut arracher des larmes en offrant un spectacle attendrissant et moralisateur.

Nivelle de la Chaussée est le créateur du genre.

Dans Le Préjugé à la mode, Mélanide, La Gouvernante, il traite des sujets romanesques, présente des personnages vertueux, développe des thèses édifiantes.

La comédie larmoyante aboutit à son tour au drame bourgeois, dont la théorie est formulée par Diderot.

Les sujets en sont empruntés à la vie familière, et l'homme y est étudié non plus comme un être abstrait, mais en fonction de sa condition sociale, motif déterminant de son destin.

La tentative était originale, mais les drames bourgeois de Diderot, aussi bien que ceux de Beaumarchais, sont des oeuvres manquées.

Autre représentant du genre, SEDAINE, qui ne fut qu'un écrivain de second ordre, avait fait une dure expérience de la vie.

Fils d'un architecte ruiné, il avait dû travailler comme tailleur de pierres pour subsister et soutenir les siens.

Puis il avait acquis un certain renom comme poète et auteur d'opéras-comiques.

Poussé par les conseils et P exemple de son ami Diderot, il donne en 1765 Le Philosophe sans le savoir, où il s'efforce de réhabiliter la condition de marchand.

Ce drame bourgeois qui est, selon Diderot, un modèle de « vrai goût », de « vérité domestique », connut un succès durable attesté au siècle suivant par l'enthousiasme de George Sand, qui écrivit une suite au Philosophe sans le savoir : Le Mariage de Victorine.. »

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