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L'art du roman est de savoir mentir affirme Louis Aragon dans J'abats mon jeu en 1959.

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Après son adhésion au communisme, Aragon se prononce, en matière d'art, pour un « réalisme socialiste » et se propose de mettre en lumière, dans des romans, les tares d'un régime qu'il juge condamné à disparaître par les nécessités inéluctables de l'histoire. Les Cloches de Bâle (1934), puis Les Beaux Quartiers (1936), évoquent la société française pendant les années qui ont précédé la première guerre mondiale. Les grandes manifestations de la vie politique y occupent parfois le premier plan; quant aux personnages et aux épisodes inventés, ils prennent la valeur de types et d'exemples : la première partie des Beaux Quartiers illustre avec férocité les bassesses et les vilenies que peut abriter, sous des dehors rassurants, une petite ville de province. Ces deux romans, avec Les Voyageurs de l'impériale (1943), constitueront un cycle intitulé « Le Monde réel ». Un nouveau cycle, « Les Communistes », orienté vers les mêmes fins idéologiques, embrasse les événements qui se sont déroulés au début de la seconde guerre mondiale. L'inspiration sociale est moins brûlante dans Aurélien (1944); elle s'efface dans la chronique de La Semaine sainte (1958), qui se situe en mars 1815, à la veille des Cent-Jours. Les deux derniers récits, La Mise à mort (1965) et Blanche ou l'oubli (1967) retiennent l'attention par les confidences ou les remarques de l'écrivain sur son art; dans Blanche, observe-t-il lui-même, « ce sont les romans qui sont le sujet du roman »

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