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Analyse linéaire Œuvre intégrale : La peau de chagrin (1831) d’Honoré de Balzac. L’action fantastique de la peau : désir et mort, Partie 2

Publié le 27/06/2026

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« Lecture linéaire 11 Œuvre intégrale : La peau de chagrin (1831) d’Honoré de Balzac. L’action fantastique de la peau : désir et mort, Partie 2 Au XIXème siècle, Balzac, dont le projet est de rédiger une vaste « peinture de la société », rassemble 90 romans sous le nom de Comédie humaine.

Ainsi, tout au long de ses ouvrages, il décrit la vie de ses contemporains, étudie leur parcours et leur destinée.

La peau de chagrin rédigé en 1831 en fait partie : il se situe plus précisément dans la deuxième section intitulée « Études philosophique ».

On peut dire qu’il s’agit une histoire à la fois fantastique et réaliste par laquelle Balzac veut montrer au lecteur qu’une vie raisonnable et pleine de sagesse permet de vivre longtemps.

Le passage qui nous intéresse ici se situe dans la partie 2 ; Balzac y rend bien compte de l’état d’esprit du personnage Raphael. On peut donc se demander en quoi le désir est-il représenté, dans ce texte, comme une puissance destructrice. On peut donc voir 2 mouvements dans ce passage, à savoir : o Ligne 1 à 20 : Un récit fantastique : Raphael menacé par son désir. o Ligne 21 à 28 : Une satire sociale : une société détruite par l’excès de désirs et de plaisirs.  Le passage narratif avec des verbes d’action au passé simple « étendit, superposa », frissonna » par lequel débute l’extrait mêle à la fois la rationalité, exprimée notamment par le substantif « raison » employé de manière hyperbolique et le fantastique lorsque le personnage se rend compte que « le talisman » a diminué.

Raphael a beau faire preuve de lucidité quand il « étend[it], superpos[e] et agit donc à la manière d’un scientifique, il constate, rendu par le gérondif « en voyant », avec terreur la transformation de la « Peau » comme le montre le verbe « frissonn[er] » mais surtout l’adverbe de manière « violemment ».

D’ailleurs l’analepse contenue dans la PSR au plus-queparfait « avec laquelle il avait mesuré naguère la Peau de chagrin » nous rappelle les précautions qu’il avait prises autrefois et il constate qu’il fait à présent à savoir qu’il y a « une assez grande distance entre le contour tracé sur le linge et celui de la Peau ». Le discours direct, débutant par l’interjection « Hé bien ! », qui apparaît ensuite brise momentanément le fantastique : Taillefer ne voit que le caractère financier de l’événement comme le montre les substantifs « fortune, compte » (l’on peut d’ailleurs relever tout ce champ lexical dans le passage « héritier, banquier, coûter ») et se moque de l’origine de cet argent visible à travers la citation ironique tirée de la tragédie Zaïre de Voltaire.

Il faut comprendre que derrière la plaisanterie, Balzac énonce l’une des morales de l’œuvre à savoir que les émotions trop intenses peuvent tuer. L’auteur se focalise ensuite sur une description physique très précise au passé simple de Raphael qui se transforme sous nos yeux en cadavre ; ceci est mis en évidence non seulement par l’énumération mais aussi par son champ lexical « pâleur, flétrie, blanchirent, devinrent sombres, livides » et bien sûr le mot « MORT » mis en valeur par la typographie.

L’auteur intensifie même le spectacle avec hyperbole « tous les muscles » pour montrer qu’il n’est plus maître de lui et semble déjà perdre une partie de son identité. En opposition, ce qui suit, met en exergue une société décadente que contemple Raphaël s’éteignant lentement dans le luxe et l’excès de plaisirs.

On peut d’ailleurs relever dans cette énumération le lexique s’y rapportant « banquier splendide, courtisanes fanées visages rassasiés, agonie de la joie ». Raphael en a épousé les vices et elle reflète donc parfaitement sa vie comme on peut le voir dans l’expression « était une image vivante de sa vie ». Le protagoniste tente ensuite de réagir rationnellement face à l’événement mais il ne peut « douter ».

Le « talisman » prend une connotation tragique que l’on comprend dans la PSR « qui se jouait dans les impitoyables lignes imprimées sur la serviette » annonçant son destin, idée confirmée par le GN.... »

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