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Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne

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Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne CLAUDIO Souvenez-vous de cette dernière phrase que vous venez de prononcer. Je vous ménage un châtiment exemplaire, si vous allez contre ma volonté. MARIANNE Trouvez bon que j'aille d'après la mienne, et ménagez-moi ce qui vous plaît. Je m'en soucie comme de cela. CLAUDIO Marianne, brisons cet entretien. Ou vous sentirez l'inconvenance de s'arrêter sous une tonnelle, ou vous me réduirez à une violence qui répugne à mon habit. (Il sort.) MARIANNE, seule. - Holà ! Quelqu'un. (Un domestique entre.) Voyez-vous là-bas, dans cette rue, ce jeune homme assis devant une table, sous cette tonnelle ? Allez lui dire que j'ai à lui parler, et qu'il prenne la peine d'entrer dans ce jardin. (Le domestique sort.) Voilà qui est nouveau ! Pour qui me prend-on ? Quel mal y a-t-il donc ? Comment suis-je donc faite aujourd'hui ? Voilà une robe affreuse. Qu'est-ce que cela signifie ? - vous me réduirez à la violence ! Quelle violence ? Je voudrais que ma mère fût là. Ah bah ! Elle est de son avis dès qu'il dit un mot. J'ai une envie de battre quelqu'un ! (Elle renverse les chaises.) Je suis bien sotte en vérité ! Voilà Octave qui vient. - Je voudrais qu'il le rencontrât. - Ah ! C'est donc là le commencement ! On me l'avait prédit. - Je le savais. - Je m'y attendais ! Patience ! Patience! Il me ménage un châtiment! Et lequel, par hasard ? Je voudrais bien savoir ce qu'il veut dire ! (Entre Octave.) Asseyez-vous, Octave, j'ai à vous parler.

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