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Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne

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Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne La scène est à Naples Une rue devant la maison de Claudio. MARIANNE, sortant de chez elle un livre de messe à la main. CIUTA, l'abordant. CIUTA Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ? MARIANNE Que me voulez-vous ? CIUTA Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre ; son nom est Coelio ; il est d'une noble famille et d'une figure distinguée. MARIANNE En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine et que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage j'en instruirai mon mari. (Elle sort.) COELIO, entrant Eh bien ! Ciuta, qu'a-t-elle dit ? CIUTA Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps. COELIO Ah ! Malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir ! Ah ! La plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta? Quelle ressource puis-je encore trouver ? CIUTA Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent. - Entrent Claudio et Tibia. ) . CLAUDIO Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.

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