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DIDACTIQUE DE L'ORAL ET DE L'ECRIT

Publié le 01/07/2022

Extrait du document

« Didactique de l’oral et de l’écrit Il y avait une fois une petite fille, toute charmante, toute mignonne.

Mais en été elle marchait toujours pieds nus ; sa mère, une pauvre veuve, ne pouvait pas lui acheter des souliers.

Dans le village demeurait une vieille cordonnière ; elle eut pitié de Karen, c’est ainsi que s’appelait la petite.

Elle rassembla quelques restes de drap rouge, les arrangea, les cousit comme elle put et en fit des souliers. Mais voilà que le même jour, la mère de la petite mourut. Ces souliers rouges n’étaient pas de deuil ; hélas ! la pauvre Karen n’en avait pas d’autres, elle les mit donc pour l’enterrement.

Elle marchait toute en pleurs derrière le cercueil, lorsque survint un grand et antique carrosse, où était assise une vieille dame.

Elle vit Karen qui sanglotait et elle fut prise de compassion pour la pauvre orpheline. Peu à peu arriva le moment où Karen devait recevoir la confirmation.

Et la bonne dame lui fit faire une belle toilette et aussi des souliers neufs ; elle la conduisit chez le premier cordonnier de la ville ; elle aperçut à la vitrine des souliers d’un rouge écarlate.

« Voilà ce qu’il me faut » s’écria Karen.

La vieille dame qui, ses yeux étant affaiblis par l’âge, ne voyait pas très clair, elle ne savait pas qu’ils étaient rouges ; sans cela, jamais elle n’aurait permis que Karen mît des souliers de cette couleur pour sa confirmation. C’est ce qu’elle fit pourtant ; et tout le monde considérait ses souliers et on secouait la tête […] et, loin d’en être honteuse, elle se rengorgeait.

L’orgue retentissait, et remplissait le sanctuaire de ses sons graves, les chantres et les enfants de chœur entonnaient un beau cantique : Karen ne faisait attention à rien, et ne pensait qu’à une chose, au bonheur d’avoir des souliers aussi beaux.

L’après-midi la vieille dame apprit par la rumeur publique le scandale qu’avait donné Karen ; et elle dit à la jeune fille combien sa conduite avait été inconvenante. Le dimanche suivant Karen devait aller à la communion ; elle contempla ses souliers noirs qui étaient cependant neufs aussi, puis, elle jeta un coup d’œil sur les rouges, regarda de nouveau les noirs, puis, brusquement, elle prit les rouges et elle les mit. Devant l’église se trouvait un vieil invalide avec une béquille ; s’inclinant devant la dame il lui demanda si elle ne désirait pas qu’il lui ôtât la poussière qui couvrait ses chaussures.

« Tiens, quels jolis souliers de danse ! » dit le vieux soldat ; puis les touchant de sa béquille, il ajouta : « Tenez-vous ferme, et solidement, quand vous danserez.

». »

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