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Un critique écrit au sujet des Confessions : « On y voit, plus que l'autorportrait d'un homme tourmenté, le récit rétrospectif d'une destinée malheureuse, tracé par un écrivain pathétique à force de crier son excellent naturel, malade de ses contradictions, avide de s'attirer la sympathie du lecteur. » Commentez cette réflexion d'après votre lecture des quatre premiers livres des Confessions de Rousseau.

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I). Il insiste sur la simplicité de ses goûts, sur son amour de la liberté, sur son respect pour les femmes. Combien de fois ne marque-t-il pas sa différence avec les autres hommes ? Le récit de l'idylle de Toune donne un exemple célèbre de cette retenue : « Enfin ma modestie, d'autres diront ma sottise, fut telle que la plus grande privauté qui m'échappa fut de baiser une seule fois la main de Mlle Galley » (L. IV). Quand il reconnaît avoir fait le mal, il prend soin de distinguer les intentions des actes. Il assure que même si sa conduite a parfois été critiquable, ses intentions étaient restées pures. Il se définit enfin comme un homme assoiffé de vérité et de justice. Le spectacle de l'injustice le révolte et le souvenir des injustices subies plonge son âme dans une agitation indescriptible. Indéniablement, une telle insistance est pathétique, parce qu'elle trahit une blessure intérieure, profonde et ancienne, dont l'adulte n'est pas guéri.

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