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Résumé: L'Étrangers d'ALBERT CAMUS

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Né du sol algérien, Albert Camus (1913-1960) reste un écrivain de là-bas : d'Alger où se déroule l'action de l'Étranger, d'Oran où il a situé l'allégorie de la Peste, de cette terre « habitée par les dieux » et où « les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes ». Né, comme il l'a dit, entre le soleil et la misère, il a ressenti toute sa vie la nostalgie de la lumière et la pitié de l'homme. Il disparut dans un accident de la route absurde, compatible avec sa propre pensée. Ni disciple, ni satellite de Sartre, son aîné de huit ans, il a su concilier l'angoisse du néant avec la générosité de l'être. 1942, L'Étranger. 1956, La Chute. 1947, La Peste. 1957, L'Exil et le Royaume.

« L'Étrangers d'ALBERT CAMUS Né du sol algérien, Albert Camus (1913-1960) reste un écrivain de là-bas : d'Alger où se déroule l'action de l'Étranger, d'Oran où il a situé l'allégorie de la Peste, de cette terre « habitée par les dieux » et où « les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes ».

Né, comme il l'a dit, entre le soleil et la misère, il a ressenti toute sa vie la nostalgie de la lumière et la pitié de l'homme.

Il disparut dans un accident de la route absurde, compatible avec sa propre pensée.

Ni disciple, ni satellite de Sartre, son aîné de huit ans, il a su concilier l'angoisse du néant avec la générosité de l'être. 1942, L'Étranger. 1956, La Chute. 1947, La Peste. 1957, L'Exil et le Royaume. Tout commence avec la mort de sa mère.

Lorsqu'il se rend à Marengo pour l'enterrer, Meursault ignore qu'il entre dans l'absurde.

Chacun de ses actes, et les motivations qu'on s'efforcera de leur donner, le conduira à l'échafaud. On l'accusera d'insensibilité : pourquoi avait-il mis sa mère dans un asile de vieillards ? Pourquoi n'a-t-il pas pleuré au cimetière ? Les témoins deviendront demain des accusateurs : le directeur de l'asile, le concierge, Thomas Pérez, un vieux compagnon de sa mère, tout simplement parce que Meursault ne partage pas leurs émotions. Il ne sait pas encore qu'on est en train de faire de lui un « étranger ».

Il vit tout simplement sa vie de petit employé algérois, avec son patron, avec Marie qui l'aime, avec son copain Raymond qui l'entraînera dans une sale affaire.

Il pourrait bien épouser Marie si elle le désire : au fond, c'est la même chose.

Il n'éprouve pas les mêmes passions, mais il sait qu'elles existent. C'est le soleil qui, aveuglant Meursault sur cette plage où le destin l'a conduit, sera le complice d'un meurtre absurde, gratuit, digne d'un roman de Dostoïevski : « J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux.

» Il sera jugé pour avoir tué un Arabe qui ne lui avait rien fait.

Mais son passé, scruté par le juge d'instruction, s'éclaire autrement.

Il sera jugé pour être différent des autres et déranger leur univers conventionnel.

Ses actes les plus simples deviendront motivations insoupçonnées, préméditations, faisceau de preuves.

On l'accusera « d'avoir enterré sa mère avec un coeur de criminel ».

A mesure que se trame contre lui le complot de la société, et qu'on tisse un destin qui n'est plus le sien, il se sent devenir étranger : « Mon sort se réglait sans qu'on prenne mon avis.

» Il faudra l'imminence de la mort pour que, dans sa passion d'absolu et de vérité, il se mette à aimer la vie.

Les cris de haine qu'il espère pour son exécution lui feront alors sentir qu'il n'était pas un étranger aux autres. • La mort heureuse' : dans le dépouillement de sa forme et la rigueur de sa structure, ce roman est habité d'une grande passion.

L'absurde n'y est qu'une hypothèse de départ.

Ce sont les autres qui vont révéler à Meursault qu'il ne leur ressemble pas.

On pourrait accuser ce héros suicidaire de lâcheté quand il s'abandonne à ses bourreaux. Privé de sentiment, de vie intérieure, de libre arbitre, il bouleverse les valeurs traditionnelles.

Mais sa révolte le réhabilite, avec l'irruption de la tendresse et de la foi, non plus apprises, mais naturelles comme l'espoir.

La mort dénoue les relations qu'il entretenait avec son propre destin : c'est dans la sérénité de cette acceptation que Meursault devient un homme Cinéma : Luchino Visconti, Lo Straniero (1967), dans lequel le célèbre réalisateur italien ne parvient ni à transposer la vision de Camus, ni à lui substituer sa propre philosophie. Résumé Le jeune Meursault, employé de bureau à Alger, se rend à l'asile où sa mère vient de décéder.

Durant la veillée interminable, il réalise qu'il n'éprouve pas de peine, plutôt une certaine indifférence ainsi que de l'ennui lorsque, le lendemain, il suit le cortège funèbre.

Enfin de retour à Alger, il va se baigner et rencontre Marie, une ancienne collègue.

Ils passent l'après-midi à rire et à plaisanter et lorsqu'ils se rhabillent, Marie s'aperçoit, non sans surprise, que Meursault est en deuil.

Mais il n'a pas l'air affecté.

Le soir, ils couchent ensemble, simplement parce qu'elle est là.

Le lundi, le jeune homme retourne au bureau...

Rien d'extraordinaire, la vie a repris son cours, simplement interrompue par un long week-end durant lequel sa mère a été enterrée.

Le soir, alors qu'il rentre chez lui, un des ses voisins, Raymond Sintès, l'invite à dîner.

Au cours du repas, Meursault se laisse aller à écrire une lettre de menaces à l'attention de la fille qui a quitté Sintès, simplement parce que ce dernier le lui demande, sans plus.

Le dimanche suivant, Raymond Sintès invite Meursault et Marie à passer une après-midi à la plage.

Marie et Meursault vont se marier, parce que Marie le lui a demandé et que, dans le fond, cela lui est égal; il n'y oppose aucune résistance, ça le laisse indifférent; alors, pourquoi pas? Les jeunes gens se baignent, s'allongent au soleil, se promènent.

Lors de leur balade, ils rencontrent des Arabes et, parmi eux, le «type» de la fille qui a manqué de respect à Raymond.

Les deux hommes se battent devant Meursault impassible qui ne réagit que lorsque son ami prend son revolver pour se venger.

Les Arabes se retirent.

Plus tard, la chaleur est telle que Meursault retourne à l'endroit de la bagarre.

L'Arabe est toujours là et, pris de peur, tire son couteau. Meursault prend le revolver et tire, une fois, deux fois, quatre fois, sans qu'il n'y paraisse. C'est l'arrestation, ensuite les interrogatoires face auxquels Meursault demeure inerte, comme étranger au monde qui l'entoure.

Il n'éprouve aucun regret.

Lors des séances, il découvre la salle et l'observe comme s'il assistait à son. »

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