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L'étranger, 2ème partie, chap. IV, (Albert Camus)

Extrait du document

Vers le milieu du texte, l'auteur s'éloigne du gros plan pour traduire le changement, il fait donc un plan plus général sur le décor et les éléments ,naturelles tels que « la mer », « le vent », et le « ciel », l'auteur emploi ce cadrage moins centré comme pour détourner l'attention du lecteur de la scène de combat, dans le but de retourner la situation et d'inverser les rôles entre la victime et l'agresseur. Cependant le gros plan revient à nouveau, pour cette fois mettre en valeur l'arme du locuteur pour montrer explicitement l'inversion.

« Le texte que nous allons commenter, est un extrait de l'étranger d'A lbert C amus. Il relate un probable règlement de compte, entre deux hommes, qui s'achève par un meurtre. Pour étudier ce texte nous pouvons nous poser la problématique suivante : « A quel procédé A .

Camus fait-il appel, pour donner cet effet si réaliste au texte ? » A fin de répondre à ce questionnement nous pourrons étudier différents procédés employés par l'auteur ; tels que, tout d'abord les procédés stylistiques, le procédé du cliché, et enfin le procédé cinématographique. En effet dans cet extrait A lbert camus utilise de nombreuses figures de style, telle que ;ligne 3 « la lumière a giclé sur l'acier »,le verbe gicler, ici est inapproprié, il est ordinairement utilisé pour une matière liquide telle que l'eau ou encore le sang qui serait à sa place dans cette scène ;ou encore ligne 7 « cymbales du soleil » le mot cymbales qui est normalement employé pour exprimer un son, est ici utilisé pour exprimer une sensation de violente chaleur comme l'expression « le soleil tape » employée dans la vie quotidienne. On peut aussi remarquer ligne9 « épée brulante rongeait » qui fait référence au soleil ainsi qu'à l'angoisse, ligne 13 on peut relever un oxymore « pleuvoir du feu » car le liquide(pluie) est en opposition avec le feu, puis une personnification ligne 14 avec « le ventre poli de la crosse », en effet l'auteur utilise une partie du corps humain pour décrire une partie du revolver. Les nombreuses illustrations stylistiques qui parsèment l'extrait suggèrent le contexte scénique ainsi que les sentiments et sensations éprouvées. De plus à travers celles-ci la puissance de l'homme, du tueur, est mise en avant, avec par exemple ligne15/16 « j'ai secoué la sueur et le soleil », l'homme est dans l'impossibilité de déplacer un élément naturel, il n'a d'emprise que sur son adversaire. Pour achever cette étude d'image, nous pouvons voir la métaphore de « la porte du malheur »qui implicitement suggère la suite prévue pour le coupable qui est ou la prison ou la mort. A près avoir fait cette remarque sur les différentes images utilisées dans le texte, pour exprimé le contexte et le caractère des personnages ; nous pouvons à présent, étudier le procédé du cliché qui contribue au réalisme de la scène. En effet le réalisme de cet extrait, qu'on pourrait qualifier de scène, est mis en relief par différents clichés. Le premier cliché qui retient notre attention, est celui du western, car la scène qui est raconté dans ce texte est semblable aux duels masculins représentés dans les westerns. Le procédé du cliché est utilisé mais il est aussi nuancé ;en effet le fait que le combat se passe sur une plage n'est pas ordinaire, même si la plage est un lieu cliché, c'est-à-dire souvent mis en avant dans la littérature ainsi qu'au cinéma, il n'est habituellement pas utilisé pour une lutte mais plutôt lors d'étreintes amoureuses, de grandes fêtes ou encore de réunions familiales ; cependant cet endroit malgré sa stigmatisation, est un décor stratégique qui insiste sur certaine course poursuite avant l'arrêt et la prise d'arme. Néanmoins d'autres clichés apparaissent tout au long du texte, comme celui de l'homme meurtrier ; le fait que ce soit deux hommes luttant qui soient représentés et non deux femmes rappelle que dans l'histoire littéraire et cinématographique les hommes sont fréquemment employés au service de la violence er du meurtre. A travers cet extrait on peut aussi remarquer un certain cliché de la chaleur qui apparaît souvent lors mise à mort, avec des expressions sociolectales telles que « sueur », « soleil », « tiède », « brulante », mais aussi « rongeait » qui indique la durée indéterminable de l'attente ainsi que la peur. Le retournement de situation avec la phrase « c'est alors que tout a vacillé »insiste sur le cliché d'une scène mythologique de « David et Goliath » dans laquelle David prend le dessus sur Goliath alors que c'est inattendu. Ou encore une scène religieuse avec la phrase « j'avais détruit l'équilibre du jour »qui peut être interprété comme une apocalypse. Néanmoins tous les clichés cités précédemment sont pour la plupart crées à partir de films, c'es pour cela que nous pouvons désormais étudier l'effet produit par le procédé cinématographique qu'emploie l'auteur sur la crédibilité et le réalisme de l'extrait. En effet dans cet extrait, l'auteur alterne différents points de vue et plans qui appartiennent au procédé cinématographique. La première partie du texte est concentrée sur un gros plan sur l'arme de l'arabe, qui est supposé être l'ennemi. C e gros plan est une mise en valeur sur l'arme, avec le jeu de lumière, il a pour but ; d'une part de créer du suspense et d'autre part à inciter la peur au lecteur et l'éventuelle douleur que cette arme lui infligerait. L'auteur fait une succession de gros plans, après avoir mis l'arme de l'arabe en valeur, il fait un gros plan dégressif sur le visage et les expressions du locuteur, en effet il observe le front, descend aux yeux, puis aux sourcils, et aux paupières. A .

C amus fait ce gros plan dans le but de montrer la peur que ressent le personnage, avec « la sueur amassée »qui prouve la chaleur mais aussi son mal être. V ers le milieu du texte, l'auteur s'éloigne du gros plan pour traduire le changement, il fait donc un plan plus général sur le décor et les éléments ,naturelles tels que « la mer », « le vent », et le « ciel », l'auteur emploi ce cadrage moins centré comme pour détourner l'attention du lecteur de la scène de combat, dans le but de retourner la situation et d'inverser les rôles entre la victime et l'agresseur. C ependant le gros plan revient à nouveau, pour cette fois mettre en valeur l'arme du locuteur pour montrer explicitement l'inversion. Et enfin vint le plan sur la scène du meurtre, qui est la conclusion de la lutte mais aussi du texte, comme la fin d'un film. En conclusion, nous pouvons qualifier le crime d'homicide involontaire au vu du retournement de situation, car au commencement le protagoniste principal n'avait pas le vœu de tuer l'arabe, c'était même le contraire ; donc on peut qualifier que le meurtre décrit avec tant d'exactitude et de réalisme est de la légitime défense de la part de notre narrateur. C e texte est un texte très intéressant qui allie suspense et description réaliste de l'action et des personnages animant cette scène.. »

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