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PEINTURE: François Gérard (1770-1837)

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Un maître de la peinture d'Histoire. François Gérard passe son enfance à Rome où son père est intendant de l'ambassadeur près le Saint-Siège. Les richesses artistiques de la Ville éternelle ont sans doute éveillé sa vocation de peintre, qui se manifeste très tôt. Dès son retour en France en 1780, Gérard fréquente les ateliers de deux éminents professeurs, Pajou et Brenet. En 1786, Gérard rencontre David et devient son élève. Comme son maître, il s'enthousiasme pour les idées de 1789 et accepte un moment d'être juré au Tribunal révolutionnaire de Paris, tout en poursuivant ses études. En 1795, il expose son premier grand tableau, Bélisaire, qui lui vaut la célébrité; puis, en 1796, c'est à Psyché de faire l'admiration des amateurs.

« François Gérard (1770-1837) Un maître de la peinture d'Histoire.

François Gérard passe son enfance à Rome où son père est intendant de l'ambassadeur près le Saint-Siège.

Les richesses artistiques de la Ville éternelle ont sans doute éveillé sa vocation de peintre, qui se manifeste très tôt.

Dès son retour en France en 1780, Gérard fréquente les ateliers de deux éminents professeurs, Pajou et Brenet.

En 1786, Gérard rencontre David et devient son élève.

Comme son maître, il s'enthousiasme pour les idées de 1789 et accepte un moment d'être juré au Tribunal révolutionnaire de Paris, tout en poursuivant ses études.

En 1795, il expose son premier grand tableau, Bélisaire, qui lui vaut la célébrité; puis, en 1796, c'est à Psyché de faire l'admiration des amateurs. Peu à peu, Gérard s'éloigne de l'inspiration antique de David, ainsi que de la froideur relative du style classique, pour devenir portraitiste renommé de la famille impériale.

Il sait rendre vivantes les attitudes de ses personnages et donner à leur visage une expression propre.

Gérard touche à la gloire lorsqu'il expose, en 1810, La Bataille d'Austerlitz qui fascine Napoléon.

Ce dernier ordonne à nombre de soldats et d'officiers, qui ne se trouvaient pas à ses côtés le 2 décembre 1805, de contempler le tableau: «Allez voir, Messieurs, comme nous étions à Austerlitz!» Ainsi Gérard est-il promu officiellement peintre d'Histoire.

A ses portraits célèbres de Moreau, de Talleyrand, de Mme Récamier et des dignitaires du premier Empire, il ajoutera, après la Restauration, ceux d'Alexandre Ier, du roi de Prusse et de Wellington.

Rallié en effet aux Bourbons, il exécute les portraits de l'ensemble de la famille royale sous Louis XVIII et Charles X, comme sous Louis-Philippe.

On lui doit ainsi quelque 300 portraits historiques. Outre La Bataille d'Austerlitz, Gérard est également l'auteur de plusieurs grandes compositions, dont L'Entrée d'Henri IV à Paris (1817), commandée par Louis XVIII, Le Sacre de Charles X à Reims, exposé en 1829, et Le Duc d'Orléans (Louis-Philippe) acceptant la lieutenance générale du royaume.

L'inspiration généralement classique du style de Gérard ne l'empêche pas de subir l'influence de la sensibilité préromantique, perceptible dans sa célèbre Corinne au Cap Misère, qui emprunte ses traits à Mme de Staël, et dans son Ossian de 1810.

A l'époque où la photographie n'existait pas encore, le baron Gérard, grâce au rendu parfait du détail authentique, nous permet de mieux comprendre les faits et les hommes des trente premières années du XIXe siècle.. »

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