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Paul Claudel

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Lorsqu'il entreprend ses études à l'École des sciences politiques, Paul Claudel a perdu la foi. En cette année 1886 il vit deux expériences décisives pour le reste de sa vie. C'est la lecture de l'oeuvre de Rimbaud en septembre, et l'illumination qu'il éprouve à Notre-Dame de Paris lors des vêpres du jour de Noël. En 1889 il écrit la première version de Tête d'or et entreprend aussitôt La Ville, qui est publiée en 1893. Pour s'assurer les moyens d'accomplir l'oeuvre qu'il entame, il passe le concours des Affaires étrangères. Il y est reçu premier. Son activité littéraire dans l'un des premiers postes qui lui est confié, le consulat de Boston, prouve qu'il s'est engagé dans la carrière qui lui permet d'écrire comme il l'a espéré. Il compose L'Échange, donne une seconde version de Tête d'or et traduit une pièce d'Eschyle. Diplomate en Extrême-Orient, il est à Shanghai, passe par le Japon, il visite la Syrie et la Palestine en 1899 et, après avoir hésité à entrer dans les ordres, il rejoint son poste de Fou-tcheou, où il reste jusqu'en 1905. Dans la même période il publie plusieurs titres, dont la première des Cinq Grandes Odes. C'est en Chine encore qu'il poursuit sa carrière diplomatique, à Pékin, et à T'ien-tsin qu'il écrit, entre autres, L'Otage. Pour la première fois, le nom de Claudel paraît au sommaire de La Nouvelle Revue française. Entre 1909 et 1916, sa carrière diplomatique le ramène en Europe. Ambassadeur après la Première Guerre mondiale à Tokyo, à Washington, il termine sa carrière de diplomate à Bruxelles en 1935 et ne se consacre plus qu'à l'écriture. C'est à la ténacité de Jean-Louis Barrault que Paul Claudel doit de voir Le Soulier de satin monté en 1943. La gloire, les succès et les honneurs ne cessent plus d'accompagner Claudel, qui est élu à l'Académie française en 1946 sans même avoir fait acte de candidature.

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