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Louis Aragon (1897-1982) : Maintenant que la jeunesse

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Louis Aragon (1897-1982) Maintenant que la jeunesse s'éteint au carreau bleui maintenant que la jeunesse machinale m'a trahi maintenant que la jeunesse tu t'en souviens, souviens-t-en maintenant que la jeunesse chante à d'autres le printemps maintenant que la jeunesse détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse n'est plus ici n'est plus là maintenant que la jeunesse sur d'autres chemins légers maintenant que la jeunesse suit un nuage étranger maintenant que la jeunesse a fui voleur généreux me laissant mon droit d'aînesse et l'argent de mes cheveux Il fait beau à n'y pas croire il fait beau comme jamais quel temps quel temps sans mémoire on ne sait plus comment voir ni se lever ni s'asseoir il fait beau comme jamais c'est un temps contre nature comme le ciel des peintures comme l'oubli des tortures il fait beau comme jamais Frais comme l'eau sous la rame un temps fort comme une femme un temps à damner son âme il fait beau comme jamais un temps à rire et courir un temps à ne pas mourir un temps à craindre le pire il fait beau comme jamais

« Indications: Analysez le texte de Louis Aragon, "maintenant que la jeunesse" en répond à une de ces deux questions: Quel regard le poète porte-t'il sur lui même? OU Dégagez l'image de la jeunesse a partir de ce poème. voici le texte: Louis Aragon (1897-1982) Maintenant que la jeunesse s'éteint au carreau bleui maintenant que la jeunesse machinale m'a trahi maintenant que la jeunesse tu t'en souviens, souviens-t-en maintenant que la jeunesse chante à d'autres le printemps maintenant que la jeunesse détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse n'est plus ici n'est plus là maintenant que la jeunesse sur d'autres chemins légers maintenant que la jeunesse suit un nuage étranger maintenant que la jeunesse a fui voleur généreux me laissant mon droit d'aînesse et l'argent de mes cheveux Il fait beau à n'y pas croire il fait beau comme jamais quel temps quel temps sans mémoire on ne sait plus comment voir ni se lever ni s'asseoir il fait beau comme jamais c'est un temps contre nature comme le ciel des peintures comme l'oubli des tortures il fait beau comme jamais Frais comme l'eau sous la rame un temps fort comme une femme un temps à damner son âme il fait beau comme jamais un temps à rire et courir un temps à ne pas mourir un temps à craindre le pire il fait beau comme jamais Ce poème d’Aragon traite d’un thème universel, traité déjà par les poètes antiques. Il s’agit du thème de la fuite du temps, l’un des grand thèmes lyriques que de nombreux poètes ont exprimés selon leur sensibilité et leur style. Poète surréaliste, homme le lettre engagé, ce texte d’Aragon est en revanche un texte d’une sensibilité intense, puisqu’il décrit à son lecteur les effets du temps perdu. A la fois mélancolique, en colère, en souffrance et amoureux de la vie, ce texte mets en évidence, en les opposant, l’image du poète lui-même et l’image de la jeunesse. Pistes pour un commentaire centré autour de l’image du poète et de l’image de la jeunesse : »

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