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L'oeuvre de LAMARTINE

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Une douloureuse aventure d'amour inspire à Lamartine les vers les plus émouvants de son premier recueil, les Méditations, qu'accueille avec enthousiasme, en 1820, une génération sentimentale et mélancolique. La même année, il entre dans la carrière diplomatique; plus tard, sous la monarchie de Juillet, il se lance dans la vie publique; mais il consacre ses loisirs à la poésie, qu'il se flatte de cultiver en « amateur très distingué ». Son inspiration, d'abord intime, s'élargit dans les Harmonies, où il épanche sa ferveur religieuse; puis dans deux récits épiques, Jocelyn et La Chute d'un ange; enfin dans les Recueillements, où il célèbre la fraternité humaine. En 1848, il est membre du gouvernement provisoire; mais sa popularité s'effondre bientôt; criblé de dettes, il entreprend par nécessité une foule d'ouvres en prose et, notamment, un Cours familier de littérature; il meurt dans la misère. La poésie de Lamartine est avant tout une poésie spontanée et sincère, un « chant intérieur » qui s'élève dans l'âme et qui s'exhale dans la musique du vers. A Le jeune aristocrate (1790-1820). LES PREMIÈRES EXPÉRIENCES. Alphonse de Lamartine passe une enfance heureuse au contact de la nature dans le petit domaine que possède son père à Milly, près de Mâcon. Il se fortifie dans les sentiments de piété qu'il a hérités de sa mère, lors de son séjour au collège jésuite de Belley (1803-1807). Revenu à Milly, il se passionne pour la lecture et sent s'éveiller en lui une vocation poétique. Au cours d'un voyage en Italie (1811-1812), il fait la connaissance d'une jeune fille napolitaine qu'il évoquera sous le nom de Graziella. Un bref passage dans l'armée sous la première Restauration, des soucis créés par les vicissitudes politiques, la recherche d'une situation, les déconvenues littéraires, la maladie, élargissent et mûrissent son expérience. En septembre 1816, il se rend à Aix-les-Bains pour une cure thermale; il y fait la connaissance de Mme Julie Charles, qui lui inspire un amour profond. Il la retrouve à Paris pendant l'hiver; mais, l'année suivante, il l'attend vainement à Aix; la jeune femme, atteinte de phtisie, meurt à Paris en décembre 1817.

« Une douloureuse aventure d'amour inspire à Lamartine les vers les plus émouvants de son premier recueil, les Méditations, qu'accueille avec enthousiasme, en 1820, une génération sentimentale et mélancolique.

La même année, il entre dans la carrière diplomatique; plus tard, sous la monarchie de Juillet, il se lance dans la vie publique; mais il consacre ses loisirs à la poésie, qu'il se flatte de cultiver en « amateur très distingué ».

Son inspiration, d'abord intime, s'élargit dans les Harmonies, où il épanche sa ferveur religieuse; puis dans deux récits épiques, Jocelyn et La Chute d'un ange; enfin dans les Recueillements, où il célèbre la fraternité humaine.

En 1848, il est membre du gouvernement provisoire; mais sa popularité s'effondre bientôt; criblé de dettes, il entreprend par nécessité une foule d'ouvres en prose et, notamment, un Cours familier de littérature; il meurt dans la misère. La poésie de Lamartine est avant tout une poésie spontanée et sincère, un « chant intérieur » qui s'élève dans l'âme et qui s'exhale dans la musique du vers. A Le jeune aristocrate (1790-1820). LES PREMIÈRES EXPÉRIENCES. Alphonse de Lamartine passe une enfance heureuse au contact de la nature dans le petit domaine que possède son père à Milly, près de Mâcon.

Il se fortifie dans les sentiments de piété qu'il a hérités de sa mère, lors de son séjour au collège jésuite de Belley (1803-1807).

Revenu à Milly, il se passionne pour la lecture et sent s'éveiller en lui une vocation poétique.

Au cours d'un voyage en Italie (1811-1812), il fait la connaissance d'une jeune fille napolitaine qu'il évoquera sous le nom de Graziella.

Un bref passage dans l'armée sous la première Restauration, des soucis créés par les vicissitudes politiques, la recherche d'une situation, les déconvenues littéraires, la maladie, élargissent et mûrissent son expérience.

En septembre 1816, il se rend à Aix-les-Bains pour une cure thermale; il y fait la connaissance de Mme Julie Charles, qui lui inspire un amour profond.

Il la retrouve à Paris pendant l'hiver; mais, l'année suivante, il l'attend vainement à Aix; la jeune femme, atteinte de phtisie, meurt à Paris en décembre 1817. LE LYRISME INTIME : LES MÉDITATIONS (1820) L'idylle tragiquement interrompue fournit à la sensibilité du poète un thème privilégié d'inspiration.

Son premier recueil, les Méditations, paraît le 13 mars 1820; les pièces qui le composent reflètent les préoccupations de cinq années chargées d'incertitude, de deuil et d'espoir.

Les plus émouvantes de ces pièces retracent les principales étapes de l'aventure sentimentale et permettent de suivre les états d'âme successifs du poète : inquiétude douloureuse avant la mort de la personne aimée dans Le Lac et L'Immortalité (1817); détresse après l'événement fatal dans L'Isolement (1818); apaisement dans Le Soir, Le Souvenir, Le Vallon, L'Automne (1819).

Un certain nombre de pièces enfin, La Foi, La Semaine sainte, Le Chrétien mourant, Dieu, La Providence à l'homme, La Prière, L'Homme, expriment un sentiment religieux qui semble renaître avec une fermeté nouvelle à partir de 1818. Le Lac.

Mme Charles (Elvire) est malade é Paris.

Le poète se promène seul sur le lac du Bourget, se souvient avec mélancolie d'une autre promenade qu'il a accomplie l'année précédente avec son amie et demande au lac de conserver dans son éternité la trace éphémère de leur extase. L'Isolement.

Elvire est morte depuis huit mois.

Le poète, retiré à Milly, se déclare désormais indifférent aux beautés de la nature.

Après avoir exhalé sa détresse, il appelle de ses voeux la mort libératrice. L'Automne.

Un an s'est écoulé encore et la vie reprend ses droits.

Le poète évoque avec discrétion l'image d'une autre femme qui, après l'amertume d'une passion malheureuse, va lui apporter les joies calmes et pures de l'existence conjugale. L'Homme.

A la tin de 1819, le poète s'adresse à Lord Byron, lui reproche son scepticisme, son orgueil, affirme que l'homme doit accepter la volonté divine et rappelle au grand révolté la loi chrétienne d'humilité et d'amour. B Le diplomate (1820-1830) LE TRIOMPHE DES MÉDITATIONS Les Méditations venaient à leur heure.

La génération de 182o, lassée ou sevrée d'héroïsme, éprise de rêverie, attendait le poète de génie qui saurait exprimer ses tendances profondes : le recueil combla son attente.

Dans ces élégies mélodieuses et pures, d'innombrables lecteurs retrouvèrent leurs propres états d'âme : mélancolie vague, désenchantement; et aussi exaltation, aspirations mystiques.

Un souffle nouveau passait sur la poésie.

Quarantecinq ans plus tard, Sainte-Beuve devait célébrer l'événement comme l'une des plus grandes dates de la littérature française : «C'était une révélation.

» LES NOUVELLES MÉDITATIONS (1823) Après cette réussite éclatante, Lamartine semble s'acheminer vers une maturité heureuse.

Il épouse une jeune Anglaise, Elisabeth Birch, entre dans la diplomatie et part pour l'Italie.

En 1823, il publie de Nouvelles Méditations, sans retrouver le succès des premières : il leur manquait l'attrait de la nouveauté. Ischia.

En octobre 1820, le poète séjourne avec sa jeune femme à Ischia, près de la côte napolitaine.

Dans le décor enchanteur de cette île heureuse, il goûte par tous les sens le charme de la nuit et se donne un moment l'illusion d'échapper à la loi implacable du temps.. »

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