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L'oeuvre de FRANCOIS MAURIAC

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FRANCOIS MAURIAC appartient à la riche bourgeoisie bordelaise. Orphelin de père, élevé par une mère très pieuse, il vécut une adolescence scrupuleuse et tourmentée. Barrès encouragea ses débuts littéraires. Sa carrière fut facile et brillante : en 1925, grand prix du roman; en 1933, élection à l'Académie; en 1952, prix Nobel de littérature. Tenté par le théâtre, il a depuis 1938 délaissé quelque peu son œuvre de romancier. Mais ses pièces ne valent pas ses romans, dont elles n'ont pas le style envoûtant. Les problèmes politiques et sociaux l'ont toujours passionné. Il a, dans sa jeunesse, adhéré au socialisme chrétien de Marc Sangnier. Plus tard, il a lutté contre le$ fascismes, participé à la résistance. Au moment de la libération, il a plaidé l'indulgence en faveur de ceux qui n'avaient pas eu sa clairvoyance et son courage. Les chroniques véhémentes qu'il a publiées depuis dans Le Figaro, L'Express, et Le Figaro littéraire, ont fait de lui l'un de nos journalistes politiques les plus écoutés.

« FRANCOIS MAURIAC appartient à la riche bourgeoisie bordelaise.

Orphelin de père, élevé par une mère très pieuse, il vécut une adolescence scrupuleuse et tourmentée.

Barrès encouragea ses débuts littéraires.

Sa carrière fut facile et brillante : en 1925, grand prix du roman; en 1933, élection à l'Académie; en 1952, prix Nobel de littérature.

Tenté par le théâtre, il a depuis 1938 délaissé quelque peu son œuvre de romancier.

Mais ses pièces ne valent pas ses romans, dont elles n'ont pas le style envoûtant. Les problèmes politiques et sociaux l'ont toujours passionné.

Il a, dans sa jeunesse, adhéré au socialisme chrétien de Marc Sangnier.

Plus tard, il a lutté contre le$ fascismes, participé à la résistance.

Au moment de la libération, il a plaidé l'indulgence en faveur de ceux qui n'avaient pas eu sa clairvoyance et son courage.

Les chroniques véhémentes qu'il a publiées depuis dans Le Figaro, L'Express, et Le Figaro littéraire, ont fait de lui l'un de nos journalistes politiques les plus écoutés. PRINCIPALES ŒUVRES L'Enfant chargé de chaînes (1913), Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour (1925) : romans.

C'est pour Le Désert de l'amour que Mauriac obtint le grand prix du roman. Thérèse Desqueyroux (1927) : roman. Thérèse Desqueyroux a tenté d'empoisonner son mari, qu'elle a pris en horreur pour sa médiocrité.

Voulant éviter le scandale, il témoigne en sa faveur.

Elle est donc acquittée.

Elle rêve d'une rédemption, d'une confession.

qui la libérerait .

Mais obligée à vivre en recluse dans un milieu familial hostile, elle ne peut que se replier sur elle-même. Finalement, son mari la conduit à Paris où elle restera seule.

(Le personnage de Thérèse reparaît dans La Fin de la nuit, 1935). Le Noeud de vipères (1932) : roman. Un vieil homme revient sur son passé.

Il a vécu parmi des êtres durs, uniquement occupés de leurs intérêts ou de leurs plaisirs.

Lui-même semble n'avoir aimé que l'argent.

Il s'aperçoit enfin qu'il n'est jamais allé au delà des apparences, qu'il a péché par manque d'amour, et lui qui fut libre penseur, est tout près de se mettre à prier. Le Mystère Frontenac (1933) : roman. Asmodée (1938) : pièce en cinq actes. Les Chemins de la mer (1939), La Pharisienne (1941) : romans. Le Cahier noir : fragment de journal intime publié en 1943, dans la clandestinité, sous le pseudonyme de Forez. Les Mal aimés (1945) : pièce en trois actes. Le Sagouin (1951), L'Agneau (1954) : romans. • MAURIAC PEINTRE DES MOEURS Bien que l'oeuvre de Mauriac.

ne se réduise pas aux proportions étriquées du roman régionaliste, elle a pour décor habituel « la lande girondine, le Bordelais féodal des Chartrons et de la richesse vaniteuse, qui est en même temps la terre des journées chaudes et accablantes...

le climat complice des cœurs perdus ou avides de se perdre » (H. Clouard).

Elle met en scène des familles bourgeoises, où l'on s'entredéchire et où subsiste pourtant une communauté d'intérêts et de traditions.

Mauriac a souligné avec une rigueur impitoyable les tares de cette bourgeoisie à laquelle l'unissent tant de liens. • MAURIAC PEINTRE DES AMES Moraliste amer, Mauriac découvre dans les âmes les bas instincts, l'impureté, les intentions louches et criminelles. Ses héros de prédilection s'abandonnent au péché avec une rage désespérée.

Ils portent le poids d'une culpabilité qui les oppresse.

Ils vivent enfermés dans leur solitude, en proie à, l'angoisse.

Ils souffrent d'être ce qu'ils sont. L'auteur éprouve pour eux une pitié compatissante.

Il réserve sa sévérité pour la sécheresse de coeur des gens à principes et pour leur apparente vertu.

Comme le lui écrivait Gide, il est de « ceux qui, tout en abhorrant le péché, seraient bien désolés de n'avoir plus à, s'occuper du péché ».

Il se défend d'être janséniste.

Mais le problème de la grâce l'obsède.

Il pense qu'il n'existe de véritable amour que venant de Dieu et pour Dieu.

Dans tout amour même indigne, même coupable, il y a comme un signe de la grâce, comme un mystérieux appel.

Le vrai malheur de l'âme pécheresse vient de son obstination à.

méconnaître cet appel.. »

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