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La poésie doit elle nécessairement embellir le monde réel ?

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Le soin accordé au choix des mots passe souvent par la recherche de sens rares ou de néologisme ( on a donc un travail sur le sens même des mots) : Ex : « Soleils Couchants » de Verlaine où le poète opère à une remotivation du sens du mot « aube » en l'associant au coucher du soleil : Une aube affaiblie Verse par les champs La mélancolie Des soleils couchants. Le mot peut aussi être mis en valeur par des figures de style comme l'anaphore, l'oxymore, le chiasme etc... et bien sûr, la métaphore qui se présente comme la figure de style par excellence du genre poétique.   2)      La musicalité : fondatrice de la beauté poétique   La musicalité apparaît comme ce qui fonde le genre poétique, et comme la meilleure mise en valeur des mots. La poésie est donc musique, comme l'affirme Verlaine dans son Art poétique en réclamant « De La Musique avant toute chose ». On note une importance du rythme et de la rime dans la tradition poétique. La poésie est marquée par l'oralité et la musique de ses origines puisque la recherche de rythmes particuliers, comme l'utilisation des vers, et d'effets sonores, comme les rimes, avait une fonction mnémotechnique pour la transmission orale primitive. La poésie est placée à la fois sous l'égide d'Apollon (dieux des arts, jouant de la lyre et patron des Muses) et d'Orphée (symbolisant la musique avec sa flûte). C'est la musicalité qui crée souvent la poésie et la beauté de certains textes prosaïques tant par leur forme que par leur fond. Cf. la définition baudelairienne du poème en prose dans le Spleen de Paris : « une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ».

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