Devoir de Philosophie

La fiction ne peut-elle servir qu'à l'expression de la pensée ?

Extrait du document

La fiction se charge alors d'un message idéologique dans un contexte qui motive ses engagements. Les Lettres persanes sont une critique des institutions de la monarchie absolue. Les Misérables attire l'attention des lecteurs sur la condition humaine du prolétariat de  1830. Certains romans ont pour origine une réflexion sur le sens de la vie et sont alors souvent  en relation avec des interrogations philosophiques. Les romans de Sartre comme la Nausée  illustrent l'existentialisme. Ceux de Camus, comme la Peste, s'interrogent sur la situation de l'homme dans le monde. La fonction du roman est alors de rappeler la mise en situation du romancier, concerné, comme le dit Sartre par ce qui se passe autour de lui.   III La fiction comme divertissement   La fiction ne sert pas qu'a l'expression de la pensée. La fonction traditionnelle et la plus ancienne du roman, ce qui lui vaut d'être jusqu'au XVII ème siècle, considéré comme un genre mineur. Son déroulement, ses lieux de l'action, ses péripéties, ont pour le lecteur un un effet dépaysant.

« Ce sujet amène à une réflexion problématique en trois temps. Œuvre de fiction imitant la réalité, le roman a vu son statut varier selon les époques.

Méprisé au XVII ème siècle, il est devenu, par la suite, un instrument de réflexion de contestation, d'enseignement, de connaissance. Mais en même temps, parce qu'il est une histoire racontée par un narrateur à un lecteur, il conserve toujours un rôle divertissant. Problématique : la fonction de la fiction ne doit-elle servir qu'à exprimer la pensée d'un auteur ? Nous verrons en quoi effectivement, le roman, en ce qu'il est le récit d'une fiction, a pour fonction d'amener le lecteur à une réflexion sur le sens de la vie et la condition humaine, mais nous verrons aussi la fiction seule n'est pas garante d'une réflexion. I Fiction et information : Certains romans distraient, mais d'autres se donnent pour mission d'informer, de témoigner, d'amener à réfléchir. Beaucoup le font en reflétant l'époque qui les voit naître.

Ainsi, lire des romans des siècles passés fait donc connaître la manière dont y vivait : traditions, mœurs, costumes, codes, langage. C'est à travers Marivaux, Diderot, Restif de la bretonne ou mercier pour le XVII ème, Flaubert, Zola pour le XIX ème qu'est mise en scène une société sous la forme d'un spectacle aux multiples personnages. Les titres mêmes, La comédie humaine, Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire, Chronique de 1830, révèlent le projet de montrer et d'analyser ses différents milieux, différentes régions, diverses façons de vivre. On peut alors parler de fonction historique ou sociale du roman.

La fiction, à travers cette recomposition permet une analyse et une connaissance de l'être humain dans sa complexité morale et psychologique. II Fiction et idéologie Il arrive que le roman ait une vocation plus nettement engagée et que le témoignage devienne prise de position.

La fiction se charge alors d'un message idéologique dans un contexte qui motive ses engagements. Les Lettres persanes sont une critique des institutions de la monarchie absolue.

Les Misérables attire l'attention des lecteurs sur la condition humaine du prolétariat de 1830.

Certains romans ont pour origine une réflexion sur le sens de la vie et sont alors souvent en relation avec des interrogations philosophiques.

Les romans de Sartre comme la Nausée illustrent l'existentialisme.

Ceux de Camus, comme la Peste, s'interrogent sur la situation de l'homme dans le monde. La fonction du roman est alors de rappeler la mise en situation du romancier, concerné, comme le dit Sartre par ce qui se passe autour de lui. III La fiction comme divertissement La fiction ne sert pas qu'a l'expression de la pensée.

La fonction traditionnelle et la plus ancienne du roman, ce qui lui vaut d'être jusqu'au XVII ème siècle, considéré comme un genre mineur.

Son déroulement, ses lieux de l'action, ses péripéties, ont pour le lecteur un un effet dépaysant.

Il peut ainsi changer de lieu, d'époque, et parfois même d'identité.

(Elargir aussi avec la science-fiction).

Le roman provoque des émotions, suscite des émotions, et met en jeu l'imagination en faisant naître des sentiments extrêmes : peur, angoisse, admiration, enthousiasme.

Sartre, dans Les Mots, analyse ainsi le pouvoir magique du roman capable d'estomper, le temps de la lecture, tous les indices de la présence du monde réel. De la même manière, réserver essentiellement à la fiction le pouvoir d'amener le lecteur à une réflexion revient à annuler les visées de la poésie engagée, ou bien du genre des essais.

Il y dans ces deux genres littéraires la volonté d'un auteur d'amener le lecteur à une réflexion critique sur la société. Pour conclure, nous avons vu que l'une des fonctions de la fiction était bien d'amener le lecteur à suivre le cheminement de la réflexion d'un auteur : entre information et idéologie, la fiction, par le récit de faits imaginés, peut être le reflet du monde réel. Mais, une autre fonction essentielle de la fiction est de divertir le lecteur, l'amener à sortir du monde réel, à imaginer des situations non reproductibles dans la réalité.

Aussi, d'autres genres littéraires que le récit, comme la poésie engagée ou les essais ont pour fonction de faire réfléchir le lecteur à une situation réelle que l'auteur décrit pour dénoncer ou critiquer.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles