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« La chanson tout court, rien que la chanson, c'est là un phénomène poétique qu'on doit bien se garder de méconnaître. » M. Pérez.

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La chanson poésie du pauvre. M. Pérez : « On méprise à juste titre la chanson commerciale. Produit industriel, fabriqué à la chaîne, destiné à flatter le goût du jour, mis à toutes les modes, la chanson est un frisson démagogique. » Georges Jean « La chanson poétique ne mord que très faiblement sur le grand public qui se contente de chansons parfois charmantes et fortes mais presque toujours vulgaires et insipides. Trop souvent ces romances ne sont que la poésie du pauvre et il serait à mon avis scandaleux de penser que la chanson, dans cette perspective, peut sauver la poésie. » La chanson miroir de son époque. Calvet : « Elle tisse depuis des générations la trace sonore du décor populaire ». J.M. Haeffélé : « Il est incontestable qu'en dépit de toutes les « scories » la chanson exprime l'homme moderne... A travers les compositions, ce sont les aspirations et les craintes, les désirs et les fantasmes, les révoltes et les soumissions de notre société qui parviennent à un état de communicabilité auquel ne sauraient prétendre leurs expressions littéraires ou universitaires. »

« « La chanson tout court, rien que la chanson, c'est là un phénomène poétique qu'on doit bien se garder de méconnaître.

» M.

Pérez. La chanson poésie du pauvre. M.

Pérez : « On méprise à juste titre la chanson commerciale.

Produit industriel, fabriqué à la chaîne, destiné à flatter le goût du jour, mis à toutes les modes, la chanson est un frisson démagogique.

» Georges Jean « La chanson poétique ne mord que très faiblement sur le grand public qui se contente de chansons parfois charmantes et fortes mais presque toujours vulgaires et insipides.

Trop souvent ces romances ne sont que la poésie du pauvre et il serait à mon avis scandaleux de penser que la chanson, dans cette perspective, peut sauver la poésie.

» La chanson miroir de son époque. Calvet : « Elle tisse depuis des générations la trace sonore du décor populaire ». J.M.

Haeffélé : « Il est incontestable qu'en dépit de toutes les « scories » la chanson exprime l'homme moderne...

A travers les compositions, ce sont les aspirations et les craintes, les désirs et les fantasmes, les révoltes et les soumissions de notre société qui parviennent à un état de communicabilité auquel ne sauraient prétendre leurs expressions littéraires ou universitaires.

» J.

Charpentreau « La chanson est une forme d'expression populaire et elle permet de retrouver l'âme d'une époque.

La chanson est un miroir de la société...

elle reflète en effet les mythes, les rêves, les espoirs du public mais on peut aussi trouver dans la chanson tous les thèmes essentiels de l'homme : l'amour, la nature, la mort...

» La chanson, art à part entière. J.M.

Haeffélé : « Le phénomène de la chanson contemporaine, par son extension qui dépasse les avatars des oeuvres et des interprètes tend à s'affirmer toujours plus comme un mode d'expression « à part entière » et pourquoi pas ? comme un élément de la culture d'aujourd'hui.

Si la culture, en effet, n'est plus le luxe de quelquesuns mais une façon d'être et de se dire, de la plus fruste à la plus élaborée, si la culture est l'univers des formes..., l'univers des individus se portant au niveau de la communication, la chanson en participe au même titre que l'esthétique industrielle ou que la bande dessinée.

» R.

Queneau : « La chanson n'est pas du tout un art mineur.

En quelques années, la chanson est devenue intelligente, humoristique, sensible, satirique, enfin intéressante.

La chanson a pénétré dans toutes les couches sociales.

Elle a ses lettres de noblesse et une portée sociale évidente.

Elle fait partie de notre vie quotidienne.

» La poésie mise en musique. L.

Aragon : La mise en chanson d'un poème est à mes yeux une forme supérieure de la critique poétique...

C'est une critique créatrice, elle recrée le poème, elle y choisit, elle donne à un vers une importance, une valeur qu'il n'avait pas, le répète, en fait un refrain...

Un Léo Ferré rend à la poésie un service dont on calcule mal encore la portée, en mettant à la disposition du nouveau lecteur, un lecteur d'oreille, la poésie doublée de la magie musicale. Le poème n'est que le point de départ du rêve et l'important pour le poète est bien de faire rêver.

Cela, c'est le rôle de la mise en chanson.

(...) Les générations nouvelles se voient ouvrir avec des moyens nouveaux un domaine autrement grand, un rêve qui a cessé d'être pour les châteaux ou les spécialistes.

» (Texte de présentation du disque « Léo Ferré chante Aragon »).. »

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