Devoir de Philosophie

« Je pense qu'il faut qu'il n'y ait qu'allusions... Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème, qui est faite du bonheur de deviner peu à peu. Le suggérer, voilà le rêve. » En vous appuyant sur cette affirmation de Mallarmé, essayez de dégager le principe de sa vision esthétique.

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Or pour lui, comme pour ses contemporains symbolistes, la poésie doit être suggestive. Le poète est un « voleur de feu » (Rimbaud), qui doit rapporter aux hommes. Mallarmé sous-entend par là que le poète ne doit pas expliquer les choses en les nommant. Il s'efforce de séparer les mots de leur contexte logique auquel ils sont rattachés d'habitude. De cette manière il souhaitera créer la fleur « absente de tout bouquet ». (citer aussi le poème de Rimbaud « le dormeur du val », tout le poème est le portrait d'une homme allongé, le dernier vers est la résolution de cette énigme, et remarquer aussi que Rimbaud, pour traduire la mort, ne la nomme à aucun moment « il a deux trous rouges aux côté droit. »   II Les failles et les échecs de cette ambition   1)      Recréer un langage poétique, ne plus nommer les choses ni les décrire, accéder une langue pure, telle était l'ambition de Mallarmé, et avec lui les poètes symbolistes. Mais Mallarmé a toujours voulu créer l'oeuvre synthétique, qui porterait en elle le pouvoir de l'opéra, écrire le Livre  qui serait « le seul devoir du poète et le jeu littéraire par excellence ». Cette grande oeuvre n'a jamais été écrite, cet échec est le reflet des impossibilités inhérentes à la volonté de Mallarmé.   2)       Le travail poétique prime finalement plus que sur la poésie elle-même, cette conception est élitiste car elle sous-entend que seuls les initiés peuvent la comprendre.

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