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ETUDE LINEAIRE MELANCHOLIA VICTOR HUGO

Publié le 04/11/2022

Extrait du document

« ÉTUDE LINÉAIRE 3 : « Mélancolia », XXVI, 3ème livre « Les luttes et les rêves » : • Quels point commun entre tous les portraits ou tableaux qui composent ce poème ? Les inégalités qui régissent la société et l’influence du milieu sur le sort de sa vie.

Ce sont à chaque fois des situations d’injustices, la misère la pauvreté mais il y a aussi le corruption (avocat, juge), le mépris pour la culture, pour l’art.

C’est une société extrêmement inégalitaire qui connaît une misère totale. •Après lecture, comment comprenez-vous le texte ? La mélancolie est une forme de tristesse profonde qui a une forme toxique qui dure dans le temps et qui se répands dans tout le corps lentement, la perte du sens de la vie, une perception de l’absurde, ça peut provoquer une sorte de dégout qui mène à la mélancolie, anciennement appelée dépression.

Veut dire en grec « substance noir ».

La mélancolie serait la conséquence des injustices, cela pourrait être la mélancolie du poète lui-même qui constate l’état du monde qui l’entoure, il va y être plongé lorsqu’il regarde autour de lui.

Dans son tableau, il inclut même la condition animale, le cheval qui meurt sous les coups de son propriétaire impuissant, muet. •Quel sens donner au dernier vers ? Le poète veut s’éloigner de la société, s’isoler du monde.

Il associe la nature à la solitude, ou plutôt des expériences de la solitude.

Asile c’est le cri que l’on pousse lorsqu’on demande refuge et c’est le mot que l’auteur utilise seul dans son vers, sa phrase.

Ce mot ressemble ici à un cri, il semble qu’il demande asile à toute la société, se débarrasser de la crasse de la société.

On retrouve aussi le besoin de s’isoler propre au romantisme, toujours loin des hommes, de la société et son triste spectacle. Victor Hugo cherche le progrès social, garantir à un plus grand nombre de personnes un train de vie décent, de la dignité, du bonheur.

On y découvre une société rongée par les inégalités, la méprise envers la société (personnes et animaux).

Le thème majeur qui se manifeste est l’engagement, dans cet extrait s’attaque aux effets de la misère sur les jeunes filles, il cible une partie bien précise de la population.

Le fait d’être une jeune fille sont des circonstances aggravantes, nous rends plus fragile aux effets de la misère, contrairement aux hommes, surtout au 18ème siècle avec la répartition des taches dans la société. La descente aux enfers d’une jeune fille en proie à la pauvreté et ensuite finit à la misère la plus profonde.

Les conditions de cette jeune fille se dégradent au fur et à mesure de l’extrait.

Ça illustre le titre du livre 3 « les luttes et les rêves », plus de progrès social par un auteur engagé et atteins par la situation des plus pauvres. Il est étrange de commencer un extrait par un pronom démonstratif « cette fille », comme s’il connaissait déjà la fille dont il parle.

Le poète ne lui donne pas de nom, pas d’identité, pas d’apparence physique.

On appelle cela un « archétype », autrement dit, tout le monde connait cette fille, ça pourrait être n’importe quelle fille.

Il ne lui donnera pas d’identité, car c’est toutes les jeunes filles en proie à la pauvreté qui subissent le même sort.

Seule détail physique que l’on aura est son front, mais on retrouvera cette caractéristique physique au vers 28.

Ça veut dire que son doux front n’est pas encore marqué par les souffrances de la vie, elle est encre pure, dans l’innocence de la jeunesse.

« A cru peut-être, un jour », c’est un enchaînement de modalisateur, qui est au passé, on est dans l’hypothétique, on comprends que cette fille par le passé avait de l’espoir, celui d’« avoir droit au bonheur, à la joie, à l’amour », dans l’optimisme de la jeunesse, elle croyait que la ville allait lui offrir comme tout le monde de la joie.

On y voit une gradation dans cette accumulation.

Mais ces modalisateurs nous montrent que ce ne sera pas le cas.

Victor Hugo ici associe la jeunesse à l’espoir, à l’optimisme.

« Avoir droit », on comprend ici la vision particulière de l’auteur du bonheur, que c’est un droit naturel de l’être humain, donc quand une personne n’arrive pas à trouver la joie, le bonheur, l’amour, il considère cela comme une injustice.

Le vers 3 commence par « mais », on commence dans la contradiction.

« Elle est seule, elle est sans parent », il duplique la syntaxe pour marquer sa solitude, en plus de la répétition du mot « seule » au vers 4.

Elle est orpheline et donc à une protection en moins contre les aléas de la vie.

C’est la première étape de la descente.

« Pauvre fille ! », c’est un registre qui va traverser tout le texte, un ensemble de procéder qui vise à créer une ambiance sur le texte et à un effet sur le lecteur, on peut utiliser la ponctuation, les figures de styles … Le registre ici présent est pathétique, il vise à provoquer ici la pitié, la compassion du lecteur, il veut qu’on prenne en pitié cette jeune fille, aussi à travers les points d’exclamations qui montre son indignation.

Elle est pauvre économiquement mais aussi dans le sens de la pitié (pauvre d’elle !).

Au vers 4, « elle a du courage, une aiguille !», l’aiguille ici s’accorde à son métier, c’est une métonymie du travail de couturière.

Elle a donc du courage et un métier (aiguille), donc on peut penser qu’elle peut s’en sortir grâce à son travail.

C’est une addition d’un terme abstrait et une notion concrète qui ne veulent rien dire ensemble mais qu’une fois associé dans la même structure syntaxique (tous deux COD) qui dans l’esprit du lecteur peut en déduire le sens, c’est une figure de style appelée le zeugme.

Cette fille est donc combative, elle veut s’en sortir.

Au vers 5 et 6, on retrouve 3 fois le mot travailler, ce qui montre l’omniprésence du travail dans sa vie, en plus de la présence de l’antithèse « jour et nuit », le style ici au service du sens, la forme est au service du fond.

Les COD du verbe gagnés sont éloignés, se trouvent au vers 7, « un peu de pain, une gîte, une jupe de toile », normalement la toile est un tissu grossier destiné à faire des sacs.

Elle arrive donc à subvenir seulement à ses besoins primaires, des vêtements, de la nourriture et un logement.

C’est la définition même de la précarité, elle travaille beaucoup et arrive juste à subvenir à ses besoins primaires, au moindre imprévu ou circonstance aggravante la personne tombe dans la misère.

Elle ne se laisse pas abattre, elle garde de l’optimisme, de l’espoir (l’auteur l’associe toujours à la jeunesse).

C’est en contemplant le ciel nocturne que l’on trouve la lumière.

Elle chante, elle est encore portée par cet espoir que les choses vont s’améliorer.

« Tant que dure l’été » viens modérer ou même détruire la joie, l’espoir qui se manifestait encore au vers 8 et 9, on comprend que cet espoir n’est que temporaire.

« Mais l’hiver viens », une circonstance viens détruire tout espoir de survivre.

L’hiver à Paris est rude, il fait froid.

On découvre que son logis est mal isolé.

À cet époque-là, les logements en bas de l’immeuble sont les plus prestigieux, les plus chers, et plus on monte dans l’immeuble plus on baisse le statut social, d’où le dernier étage est réservé aux bonnes.

Au vers 12, autre conséquence de l’hiver, les jours rétrécissent, la nuit tombe plus tôt, sauf qu’elle, elle travaille jour et nuit, si les nuits sont plus longues, il faut allumer une lampe, elle doit s’éclairer pour travailler.

Elle va devoir dépenser plus d’agent pour pouvoir travailler, il y a une sorte de cercle vicieux qui se met en place.

Le coût de la vie augmente, il y a cette répétition dans le vers 13, les denrées et besoins primaires sont devenus chers ; pendant l’hiver les produits deviennent plus chers, le pain et le bois puisqu’il y a plus de demandes, ça va devenir beaucoup plus compliquée pour la jeune fille.

Au vers 14, on retrouvera de la lamentation et du registre pathétique, il y a 4 points d’exclamations dans le même vers, et commence par « Ô ».

On a une analogie qui se dessine ici, elle est récurrente dans la poésie de Victor Hugo, c’est l’analogie entre une vie humain « jeunesse », une année « printemps » (cycle des saisons), une journée « aube ».

Tout cela sert à designer la jeune fille, elle incarne un concept de la jeunesse, la représentation même d’un concept qui la dépasse.

Dans le même vers, on retrouve une antithèse (le printemps en proie à l’hiver), le printemps ne peut pas être la proie de l’hiver, ça nous montre bien que le poète pense que c’est une situation anormale, la jeunesse en proie à la misère.

Au vers 15,16 et 17, l’apparition de la faim dans la vie de cette jeune fille est d’autant plus marquante qu’elle est personnifiée sous les traits d’un monstre, d’une créature effrayante « ses griffes sous la porte », on est dans le lexique de la prédation avec « en proie ».

La faim est aussi sujet de tous les verbes qui suivent « saisit, prends, décroche, passe » on est dans le lexique de l’appropriation et du vol ; La faim emportera tout, ça veut dire qu’elle est obligée de vendre ses maigres possessions pour survivre.

La personnification de la faim est une image qui nous montre qu’elle est bien obligée et que cette pauvre fille est passive elle subit les circonstances, elle en est dépendante et ne contrôle plus sa propre vie.

Mais la faim revient chaque jour, mais elle n’aura presque plus rien à vendre.

Elle renonce à un besoin primaire pour en acquérir un autre (le manteau).

Les circonstances s’imposent à elle d’où la faim qui est personnifiée de manière effrayante.

« Tout est vendu ! », nous prouve que ça devient grave, ses possessions sont en nombre limités contrairement.... »

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