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Commentaire composé de Madame Bovary et Rodolphe

Publié le 12/12/2022

Extrait du document

« * Commentaire composé Madame Bovary (2e version) Mouvement littéraire du XIXe siècle, le réalisme émerge en réponse à l’idéalisme et au lyrisme romantique.

Les écrivains réalistes, tels que Balzac, Maupassant et Flaubert, ont pour but de représenter la réalité sans aucune idéalisation.

En contrôlant toutes publications, Napoléon III instaure une forte censure dans la France entière.

Après 5 ans d’écriture, Gustave Flaubert publie son roman Madame Bovary en 1857, la même année que le recueil les Fleurs de Mal de Baudelaire, considéré comme les fondements de la poésie moderne.

Les adultères commis par le protagoniste l’œuvre, Emma Bovary, manquent de condamner Flaubert à la censure, ce qui lui apporte beaucoup de publicité.

Madame Bovary relate la vie d’Emma rêvant de passion amoureuse et d’utopie romantique, car aux côtés de son mari, Charles, ce ne sont que l’ennui et le désespoir de ne jamais satisfaire ses désirs qu’elle éprouve.

Situé dans le chapitre neuf de la deuxième partie, l’extrait analysé se déroule quelque temps après le départ déchirant de Léon pour Rouen, dont Emma était amoureuse.

Durant les comices du village, Rodolphe tente de baratiner Emma et la faire céder à ses avances.

Ils se rencontrent, plusieurs semaines plus tard, pour une balade à cheval dans la forêt.

Dans ce passage, Gustave Flaubert met en évidence d’une part la situation embarrassante dans laquelle Emma se trouve et d’autre part le comportement hypocrite de Rodolphe afin de faire une satire du romantisme. Le premier moyen, par lequel l’auteur caricature le romantisme, est le comportement agressif et hypocrite de Rodolphe envers Emma, qui le craint. Pour commencer, Rodolphe est agressif à l’égard Emma.

Un premier exemple de cette conduite est lorsqu’il lui saisit le poignet pour la retenir de partir à la ligne 33, « Elle se leva pour partir.

Il la saisit au poignet.

».

Tentant de séduire Emma, le geste de Rodolphe est inadapté à la situation et il ne sait pas comment exprimer ses sentiments.

L’impolitesse de Rodolphe continue au moment où il ignore les questions à répétition d’Emma.

En effet, entre les lignes 35 et 37, elle lui demande à plusieurs reprises où se trouvent leurs chevaux et lui ne lui répond pas en lui faisant comprendre, par des gestes de dédain, qu’il est énervé et qu’il s’en fiche de ses inquiétudes.

(« […] Où sont les chevaux ? Retournons. // Il eut un geste de colère et d’ennui.

// Elle répéta : - Où sont les chevaux ? Où sont les chevaux ? »). Finalement, Flaubert utilise une accumulation ainsi qu’une anaphore dans son discours de séduction pour Emma, « J’ai besoin de vos yeux, de votre voix, de votre pensée.

» à la ligne 46.

Les paroles de Rodolphe sont impersonnelles et pourraient être les mêmes qu’il prononce à chacune de ses conquêtes car il se contente d’user de clichés romanesques dont Emma raffole. Rozenn Pochon 14 octobre 2022 De plus, Emma craint inconsciemment Rodolphe.

Aux lignes 38 et 39, « Alors, souriant d’un sourire étrange et la prunelle fixe, les dents serrées, il s’avança en écartant les bras.

Elle se recula tremblante. Elle balbutiait […] », Emma exprime clairement, par son tremblement et son mouvement de recul, son inconfort et sa peur qui contrastent avec le sentiment de sécurité décrit dans les romans d’amour qu’elle lisait, lorsque l’héroïne se retrouve dans les bras de son amant.

En outre, le même sentiment d’inquiétude envahit Emma, à la ligne 48, lorsqu’elle essaie de dégager le bras de Rodolphe autour de sa taille « Et il allongeait son bras et lui en entourait la taille.

Elle tâchait de se dégager mollement.

». Pour finir, Emma exprime verbalement sa peur à la ligne 40 avec l’anaphore « Oh ! vous me faites peur ! vous me faites mal ! ».

Les sentiments ressentis par Emma témoignent de son inconfort.... »

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