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Bossuet, réfléchissant sur l'utilité de la lecture, écrit dans ses notes personnelles qu'elle «éclaire, éveille, fait chercher» ; Aragon écrit dans une étude sur Joë Bousquet : « Tous les livres se lisent comme on s'endort. [...] Le rêve de l'écrivain s'est substitué au vôtre, vous êtes pris... c'est le sommeil nommé lecture. » Quelles réflexions vous inspirent ces deux jugements opposés ?

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Bossuet reflechissant sur l'utilite de la lecture ecrit dans ses notes personnelles qu'elle eclaire eveille fait chercher Aragon ecrit dans une etude sur Joe Bousquet Tous les livres se lisent comme on s'endort. [...] Le reve de l'ecrivain s'est substitue au votre vous etes pris... c'est le sommeil nomme lecture. Quelles reflexions vous inspirent ces deux jugements opposes ?

« Bossuet, réfléchissant sur l'utilité de la lecture, écrit dans ses notes personnelles qu'elle « chercher »; Aragon écrit dans une étude sur Joë Bousquet : « Tous les livres se lisent comme rêve de l'écrivain s'est substitué au vôtre, vous êtes pris... C'est le sommeil nommé lecture. vous inspirent ces deux jugements opposés? Vous traiterez le sujet avec l'aide d'exemples expériences de la lecture. éclaire, éveille, fait on s'endort. (...) Le » Quelles réflexions précis tirés de vos Plan Introduction • « Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté » (Montesquieu). • Mais tous les lecteurs même ardents comprennent-ils la véritable valeur de la lecture et lisent-ils « bien »? • Ici deux opinions exactement opposées nous sont soumises. • L'une est un idéal; est-il souvent atteint? • L'autre est, malheureusement, celle de la moyenne des lecteurs, quelle que soit l'époque. • Indication du plan. I. « Le sommeil nommé lecture... » • Livre : très souvent, occasion de détente physique et intellectuelle. • Conséquence : tendance à rejeter toute œuvre qui exige quelque effort. • Ou bien distraction passagère ou curiosité factice. • A tel point que M. Butor s'en inquiète : « Finie la dernière page, le livre ne serait bon qu'à jeter... Aussi... une immense partie du commerce actuel de la librairie roule-t-elle sur des objets de consommation ultra-rapide » (Essais sur le roman, le livre comme objet). • Le livre n'est dans ce cas, pas lu pour lui-même, mais pour la source d'échappée vers l'exotisme, le merveilleux, le fantastique, le romanesque, le monde animal, l'histoire plus ou moins romancée..., bref toutes les possibilités de divertissement, qui le détournent de lui-même (sens pascalien du terme). • Car il est alors un des moyens de fuir la réalité quotidienne, d'« aliéner» son être propre, de le remplacer par celui de l'écrivain et de ses personnages. • « Le rêve de l'écrivain s'est substitué au vôtre, vous êtes pris »... (Aragon) • Une telle conception de la lecture est plutôt dangereuse. • Elle transforme le lecteur en un être essentiellement passif. Elle provoque donc paresse intellectuelle et morale. Cf le goût pour les « digests » (résumés et pots-pourris). • « C'est le sommeil nommé lecture » (Aragon). • Poussée au maximum, une telle tendance aboutit même à l'abandon de la lecture, au profit d'une « culture » par l'image, en réalité elle aussi presque uniquement subie (car il faudrait être un « suffisant spectateur », comme Montaigne exigeait qu'on fût un « suffisant lecteur »). • Conséquences supplémentaires : - Refus de sa propre participation. - Donc refus de responsabilité. - On calque ses attitudes, sa psychologie, son comportement sur les modèles des « best-sellers », des magazines, des films, des émissions de T.V. • On se réfère à autrui; on se perd soi-même, « comme on s'endort... » (Aragon). »

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