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Biographie de Jean COCTEAU

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La poésie de Cocteau, à travers son oeuvre aussi bien littéraire que cinématographique et picturale, tente de dévoiler le mystère de l'invisible caché derrière les apparences du monde réel.

« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité. » La poésie de Jean Cocteau révèle des correspondances entre termes incompatibles, contradictoires. C'est cette confusion entre l'illusion et la réalité, entre l'objet et son reflet, qui rend magique le langage de ce poète du paradoxe.

L'inspiration poétique vient chez Cocteau de la révélation qu'il a d'un autre monde. « Toute ma poésie est là : je décalque / L'Invisible (invisible à vous) », écrit-il dans Opéra. Le poète est comme un médium qui permet de communiquer avec le monde du mystère et de la mort.  

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« La poésie de Cocteau, à travers son oeuvre aussi bien littéraire que cinématographique et picturale, tente de dévoiler le mystère de l'invisible caché derrière les apparences du monde réel. « Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité.

» La poésie de Jean Cocteau révèle des correspondances entre termes incompatibles, contradictoires.

C'est cette confusion entre l'illusion et la réalité, entre l'objet et son reflet, qui rend magique le langage de ce poète du paradoxe. L'inspiration poétique vient chez Cocteau de la révélation qu'il a d'un autre monde.

« Toute ma poésie est là : je décalque / L'Invisible (invisible à vous) », écrit-il dans Opéra.

Le poète est comme un médium qui permet de communiquer avec le monde du mystère et de la mort. FICHES DE LECTURE: http://www.devoir-de-philosophie.com/fiche-de-lecture-machine-infernale-jean-cocteau-6580.html http://www.devoir-de-philosophie.com/fiche-de-lecture-thomas-imposteur-jean-cocteau-6656.html http://www.devoir-de-philosophie.com/fiche-de-lecture-enfants-terribles-jean-cocteau-6657.html http://www.devoir-de-philosophie.com/fiche-de-lecture-parents-terribles-jean-cocteau-6658.html Une célébrité précoce Né à Maisons-Laffitte le 5 juillet 1889, mort à Milly-la-Forêt le 5 juillet 1963, Jean Cocteau est issu d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne.

A la mort de son père, il vit avec sa mère, son frère et sa soeur chez son grand-père, chez qui il rencontre les célébrités de l'époque.

Il fait la connaissance en 1909 du comédien Édouard de Max qui organise une audition des poèmes du jeune homme.

Le succès est immédiat.

Sacré enfant prodige, Cocteau triomphe dans les salons, où il fréquente Edmond Rostand, Lucien Daudet, Marcel Proust.

Son premier recueil de poèmes, Le Prince frivole, qu'il reniera ensuite, paraît en 1910.

Il se lie avec les musiciens du futur groupe des Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre), dont il deviendra le porte-parole après la guerre.

Il compose pour Diaghilev un argument de ballet, Le Dieu bleu (1912) et rencontre Stravinski.

En 1913, le chorégraphe et le compositeur créent Le Sacre du printemps, qui laisse Cocteau bouleversé, « déraciné de fond en comble », reconnaîtra-t-il. Le Parisien mondain décide alors de renoncer aux succès faciles et, retiré à la campagne, écrit Le Potomak, recueil de dessins et de prose témoignant de cette crise intérieure. Réformé en 1914, Cocteau s'engage comme ambulancier civil.

Cette expérience inspirera Le Discours du grand sommeil (Poésie, 1924) écrit en mémoire de ses amis tués à la guerre.

En 1915, Roland Garros emmène Cocteau dans ses vols acrobatiques, et celui-ci lui dédiera un recueil de poèmes, Le Cap de Bonne-Espérance (1924).

Pendant la guerre, à Paris, on trouve dans l'entourage de Cocteau des peintres et des écrivains d'avant-garde : Picasso, Apollinaire, Max Jacob, Cendrars, Modigliani...

Cocteau, Satie et Picasso réalisent un ballet, Parade, dont la première représentation en 1917 fait scandale.

L'année suivante, les Éditions de la Sirène sont fondées par Cocteau et Cendrars. Le temps des épreuves et de l'inspiration En 1918, Cocteau fait la connaissance de Raymond Radiguet, jeune homme de quinze ans en qui il pressent un génie littéraire.

Ils se retirent tous les deux près d'Arcachon, où Cocteau élabore Le Secret professionnel pendant que son compagnon écrit Le Diable au corps.

Le chagrin de Cocteau à la mort de Radiguet, en décembre 1922, pousse l'écrivain à la consommation d' opium et l'amène à se rapprocher du catholicisme.

Cependant, les années vingt représentent pour Cocteau une période de production littéraire féconde : Les Mariés de la tour Eiffel (1924), Orphée (1927) pour le théâtre ; Thomas l'Imposteur (1923), Le Grand Écart (1924) pour le roman.

Ses Poésies sont rassemblées en 1924 dans deux volumes ; il compose les poèmes de Plain-Chant (1923), Opéra et L'Ange Heurtebise (1925).

En 1926, Cocteau écrit pour Stravinski le texte d' OEdipus rex.

C'est l'époque où il rompt avec tout dogme religieux, désirant se fier à la seule lumière de son expérience intérieure.

Au cours de l'hiver 1928- 1929, Cocteau fait une cure de désintoxication, lutte pénible pour une libération définitive à l'égard de la drogue, qu'il retrace dans les mots et dessins d'Opium.

Il compose alors en dix-sept jours la pièce Les Enfants terribles. La maturité artistique dans tous les genres Avant d'être relayé par le cinéma, le théâtre demeure un des genres de prédilection pour Cocteau.

La Voix humaine est lue en 1930 à la Comédie-Française.

Cocteau écrit aussi La Machine infernale (1934), Les Chevaliers de la Table ronde (1937), Les Parents terribles (1938), Les Monstres sacrés (1940), L'Aigle à deux têtes (1946)...

Dès 1930 cependant, Cocteau s'intéresse au cinéma et, tout en le découvrant, lui donne son empreinte.

Le Sang d'un poète paraît en 1930, mais c'est avec L'Éternel Retour (1943), et la révélation de Jean Marais — Cocteau a rencontré l' acteur en 1937 — qu'il touche le grand public.

Il réalise encore La Belle et la Bête en 1945, Ruy Blas et L'Aigle à deux têtes en 1948.

Enfin, avec la trilogie Le Sang d'un poète (1930), Orphée (1950) et Le Testament d'Orphée, Cocteau revient au mythe d'Orphée qui lui est cher. Au fil de ses oeuvres cinématographiques un univers mythologique tiré des traditions, mais également de l'onirisme propre au poète, se dessine.

C'est de cette période de maturité que datent également quelques-uns des plus beaux poèmes de Cocteau : Allégories (1941), Léone (1945), Crucifixion (1946), Le Chiffre Sept (1952), Clair-Obscur (1954)...

En 1947 paraît La Difficulté d'être et, en 1952, Le Journal d'un inconnu, peut-être ses deux oeuvres les plus significatives de l'aprèsguerre, dans lesquelles il fait de lui-même un portrait juste et sensible.

Il entre à l'Académie française en 1955.

Les recueils de poésie Requiem (1961) et Le Cordon ombilical (1962) seront ses dernières oeuvres.

Jusqu'à son dernier souffle, Cocteau aura une activité débordante et éclectique : il écrit de nouveaux arguments de ballet ; il expose ses peintures, décore des chapelles, fait des critiques d'art.

Le poète finit sa vie aimé et admiré par des publics divers, entouré d'une légende qu'il a, depuis sa jeunesse, contribué à entretenir avec préciosité.. »

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