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Apollinaire GINGRAS (1847-1935) - La patrie

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Apollinaire GINGRAS (1847-1935) - La patrie Enfants, le ciel, le ciel sur nos campagnes A déployé de bien vives couleurs. Sur nos lacs bleus, sur nos vertes montagnes, Le ciel répand ses plus riches splendeurs. Soit que la neige à nos bois étincelle, Soit que l'été rayonne sur nos bords, - Oh ! la patrie, oh ! la patrie est belle : Ô Canada, je t'aime avec transports ! Un sang choisi, le plus pur sang de France, Nourrit jadis mon pays bien-aimé. Sous d'autres cieux la Foi pleure en silence : Au Canada le Christ est acclamé. Jogues, Bréboeuf et cent martyrs encore, Dans le supplice ont rougi nos bosquets : - Ô ma patrie ! oh ! je t'aime et t'honore : Ô Canada, pour toi tous mes respects ! Sur son berceau rugissait le tonnerre, Et l'avenir, oh ! n'était pas vermeil. Mais en luttant le Canada sut faire Son nid d'aiglon et sa place au soleil. L'Anglais le sait si nous fûmes esclaves, Et si ce Peuple aima sa liberté : - Ô ma patrie, ô le pays des braves : Ô Canada, je t'aime avec fierté ! A la Patrie oh ! ne soyons pas traîtres : N'allons jamais déserter ses hameaux. Quoi ! des Yankees seraient vos rois, vos maîtres, Vous, les enfants de superbes héros ? Dans nos forêts taillons-nous un domaine ; Autour de nous plantons de beaux vergers : - J'entends chanter le clocher dans la plaine : Il est amer, le pain des étrangers !

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