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William Shakespeare, Macbeth, acte V, scène 8.

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William Shakespeare, Macbeth, acte V, scène 8. (La scène a lieu sur un champ de bataille) MACBETH: Pourquoi devrais-je faire comme ces sots de Romains Et mourir empalé sur mon propre glaive? Tant que je vois de ces gens, que je les pourfende! Les plaies leur vont mieux qu'à moi. Entre Macduff. MACDUFF: Retourne-toi, chien d'enfer! MACBETH:Parmi eux tous je t'avais évité. Retire-toi! Mon âme Est déjà trop gluante de ton sang. MACDUFF:Je n'ai rien à te dire. Ma parole, c'est mon épée, brute plus sanglante Qu'aucun mot ne peut l'exprimer. MACBETH:Tu perds ta peine! Aussi facilement pourrais-tu marquer De ton glaive tranchant l'air impalpable Qu'égratigner ma peau. Laisse donc choir Ton épée sur des casques plus vulnérables, Moi, je vis sous un charme, et ne céderai A quiconque est né de la femme. MACDUFF:Désespères-en, de ton charme! Et qu'il t'apprenne cela, le Mauvais Ange Dont tu fus le valet: Macduff Fut extrait du sein maternel avant le terme. MACBETH: Maudite soit la langue qui me l'annonce! Elle accouardit le meilleur de mon être. Et qu'on cesse de croire à ces démons bateleurs Qui abusent de nous par des doubles sens, Nous soufflant à l'oreille un mot, une promesse, Mais le tordant, pour frustrer notre espoir. Je ne me bats pas avec toi. MACDUFF:Alors, lâche, rends-toi! Vis pour être montré au siècle en spectacle. Nous mettrons ton image au plus haut d'un mât Comme on fait pour nos monstres les plus rares, Avec ces mots: " Voyez là le tyran! " MACBETH:Pas question de me rendre Pour baiser la poussière aux pieds du jeune Malcolm, Ou souffrir l'anathème de la canaille! Bien que le bois de Birnam soit venu jusqu'à Dunsinane, Et que je t'aie à combattre, toi qui n'es pas né d'une femme, Je vais tenter ma chance suprême. Devant mon corps J'élève mon bouclier de guerre. Frappe, Macduff, Damné soit le premier qui implore merci! Ils combattent. Macbeth est tué.

« William Shakespeare, Macbeth, acte V, scène 7 (dernière scène). MACBETH Pourquoi ferais-je ici sottement le Romain, et mourrais-je sur ma propre épée? Tant que je verrai devant moi des vies, les blessures y seront bien mieux placées. (Rentre Macduff.) MACDUFF Retourne, chien d’enfer, retourne. MACBETH De tous les hommes tu es le seul que j’aie évité : va-t’en, mon âme est déjà trop chargée du sang des tiens. MACDUFF Je n’ai rien à te dire, ma réponse est dans mon épée, misérable, plus sanguinaire qu’aucune parole ne pourrait l’exprimer. (Ils combattent.) MACBETH Tu perds ta peine.

Tu pourrais aussi facilement imprimer sur l’air subtil le tranchant de ton épée que faire couler mon sang.

Que ton fer tombe sur des têtes vulnérables : ma vie est sous un charme qui ne peut céder à un homme né de femme. MACDUFF N’espère plus en ton charme, et que l’ange que tu as toujours servi t’apprenne que Macduff a été arraché avant le temps du sein de sa mère. MACBETH Maudite soit la langue qui a prononcé ces paroles, car elle a subjugué la meilleure partie de moi-même! et que désormais on n’ajoute plus de foi à ces démons artificieux qui se jouent de nous par des paroles à double sens, qui tiennent leurs promesses à notre oreille en manquant à notre espoir.—Je ne veux point combattre avec toi. MACDUFF Rends-toi donc, lâche, et vis pour être exposé aux regards de notre temps.

Ton portrait, comme celui des monstres les plus rares, sera suspendu à un poteau ; et au-dessous sera écrit : « C’est ici qu’on voit le tyran.

» MACBETH Je ne me rendrai point pour baiser la poussière devant les pas du jeune Malcolm, et pour être poussé à bout par les malédictions de la populace.

Quoique la forêt de Birnam ait marché vers Dunsinane, et que je t’aie en tête, toi qui n’es pas né de femme, je tenterai un dernier effort.

Je couvre mon corps de mon bouclier de guerre.

Attaque-moi, Macduff : damné soit celui de nous deux qui criera le premier : « Arrête, c’est assez.

» (Ils sortent en combattant.

Retraite.—Fanfares.) Macbeth : tragédie de William Shakespeare, écrite en 1605 et publiée en 1623.

Le sujet est inspiré d'un personnage réel, le roi Macbeth, mais la tragédie est complètement fictive et ne ressemble en rien à la vie et au règne de ce roi qui régna en Écosse de 1040 à 1057.. »

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