Devoir de Français

Vous composerez un dialogue argumentatif dans lequel deux interlocuteurs défendent leur conception du bonheur. Vous veillerez à ce que chaque interlocuteur prenne en compte tour à tour les arguments de l'autre ?

Extrait du document

à voici donc différents moyens d'atteindre le bonheur qui est fondamentalement lié à la quête d'un souverain Bien.   Contre-arguments possibles : - le bonheur de la vie contemplative se présente davantage comme un idéal inaccessible que comme un bonheur réalisable - définir le bonheur comme une « absence de trouble » = réducteur, définition négative qui détourne de buts plus élevés ou plus nobles que notre satisfaction personnelle - Définir le bonheur par l'acceptation par la volonté de tout ce qui advient, c'est exclure toute lutte pour l'amélioration des choses et pour le progrès humain. L'idée d'une maîtrise des désirs par la simple force de la volonté est erronée dans les faits.     II)           Deuxième thèse : le bonheur n'est pas de ce monde, c'est un idéal toujours inaccessible. Le bonheur peut être conçu comme un idéal inaccessible mais de ce fait comme une idée régulatrice qui permet à l'homme de se dépasser.  - Le bonheur n'est pas de ce monde : il est dans la foi : cf. Pascal, Pensées : Tous les hommes recherchent d'être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu'ils y emploient. Ils tendent tous à ce but. Ce qui fait que les uns vont à la guerre et que les autres n'y vont pas est ce même désir qui est dans tous les deux, accompagné de différentes vues.

« Analyse du sujet et règles générales et formelles qu'il implique Ce sujet invite à élaborer un dialogue argumentatif, c'est-à-dire qu'il faut mettre en présence, à travers deux interlocuteurs, deux thèses qui s'opposent.

Il va donc falloir procéder en deux temps: identifier dans un premier temps les deux thèses en développant l'argumentation, puis, ensuite, se plier aux exigences du dialogue.

La discussion doit progresser de manière cohérente, tenir compte des avis opposés, les rapprocher.

Il convient de ne pas dialoguer dans le vide mais de faire en sorte que se dégage du dialogue une signification globale. Le but n'est donc pas d'obtenir que l'un des deux interlocuteurs s'incline mais que le dialogue s'enrichisse; ce qui suppose de celui qui parle la volonté de se faire comprendre et de celui qui écoute la décision d'écouter et de comprendre. Quelques conseils formels La présentation des arguments doit se faire de la même façon que pour une dissertation ou un essai écrit. Chaque thèse présentée (ici deux thèses) doit suivre le schéma canonique suivant : Introduction partielle (thèse+présentation des arguments) - Argument n°1 + explication + justification + exemple - Argument n°2 + explication + justification + exemple - Argument n°3 + explication + justification + exemple Conclusion partielle (bilan) ATTENTION : Bien ménager des transitions logiques entre les différents arguments Il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit d'un dialogue : il est donc nécessaire de réaliser une introduction générale qui présente la situation spatio-temporelle et les personnages.

Il faudra donc agencer les arguments choisis pour défendre chacune des deux thèses de telle sorte qu'ils se répondent.

Il faudra construire le dialogue selon un processus d'arguments et de contre-arguments tout en montrant que les interlocuteurs ne sont pas totalement hermétiques à la thèse adverse et qu'ils peuvent parfois faire des concessions. En dernier lieu, il faut prêter attention à la mise en forme du dialogue qui doit respecter certains codes typographiques (emploi des guillemets et des tirets) et être vivant (emploi de verbes introducteurs variés, d'une ponctuation adéquate, d'interjections, voire de didascalies).

Il faut, en outre, terminer par une conclusion (soir l'un a convaincu l'autre, soit ils repartent sur les mêmes principes) qui souligne l'évolution de la situation après l'échange d'arguments. La question du bonheur Le thème de ce dialogue argumentatif est un des thèmes phares de la philosophie.

On peut donc s'appuyer pour chacune des thèses sur des grandes philosophies du bonheur mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un devoir de français impliquant que l'élève témoigne d'une bonne culture littéraire : il s'agit donc de penser à se référer ( en exemple notamment) à des œuvres littéraires ou à de grands auteurs. Les deux thèses doivent défendre chacune une conception du bonheur c'est-à-dire qu'elles doivent proposer une définition du bonheur et les moyens pour arriver à ce bonheur. On proposera ici seulement des pistes d'arguments concernant deux thèses possibles sur le bonheur. On peut noter préalablement que si les différentes philosophies du bonheur diffèrent plus ou moins radicalement sur la manière de la concevoir et de l'atteindre, elle gardent un trait commun : c'est de dépasser le fait d'un bonheur simplement subi, précaire ( car dû au hasard) pour tendre à la conscience du bonheur plus ou moins voulu et mérité qui le met au pouvoir de l'homme, que ce bonheur advienne au cours de la vie terrestre, ou postmortem ( cela peut être envisagé, dans le cadre de notre dialogue comme le point d'entente possible des interlocuteurs) I) Première thèse possible : le bonheur est lié à la moralité - Rechercher le bonheur, c'est viser le souverain Bien.

Dans ce contexte, le bonheur résulte de décisions humaines, il ne dépend plus seulement du hasard.(cf.

La philosophie de l'Antiquité affirme globalement une relation entre la vie heureuse et l'exigence morale ) - On peut considérer que le bonheur est la conséquence d'une vie vertueuse où les désirs sont modérés.

On peut avoir différentes conceptions de cette vertueuse visant le Bien : · Aristote considère qu'être vertueux, c'est réaliser pleinement ce pour quoi on est apte: les hommes doivent exercer l'activité qui est conforme à leur nature interne.

La vertu de l'homme consiste alors à se consacrer à la pensée rationnelle (la theoria) une fois que les besoins élémentaires sont satisfaits.

Le bonheur le plus grand se trouve au final dans la vie contemplative . On peut peut-être trouver en Rousseau un exemple littéraire de certain aspect cette théorie aristotélicienne : le Rousseau des Rêveries du promeneur solitaire montre que le bonheur est dans la solitude, dans le fait de se cultiver en soi-même :. »

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