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Voltaire, Le dramaturge

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Pour le théâtre, Voltaire a écrit surtout des tragédies. Sa pensée constante fut de sauver, en le renouvelant, un genre traditionnel. LE CLASSIQUE. Voltaire, élevé par les Jésuites dans l'admiration du Grand Siècle, demeura toujours fidèle à l'esprit du classicisme et fut l'adversaire résolu des genres nouveaux. Au début de sa carrière, il est plus rigoureux que Boileau lui-même sur la question des unités; il emprunte l'inspiration et la technique de ses pièces aux modèles grecs ou aux grands tragiques français : ainsi, l'action d'Oedipe fait songer tantôt à Sophocle, tantôt à Corneille. Même lorsqu'if subit l'influence anglaise, il conserve dans ses pièces, avec les unités, le cadre des cinq actes et la forme du vers. Ce goût s'accentue encore à la fin de sa vie : il dénonce comme barbare la manière de Shakespeare, juge Corneille insuffisamment pur et voit dans Racine « celui de nos poètes qui approche le plus de la perfection ».

« Pour le théâtre, Voltaire a écrit surtout des tragédies.

Sa pensée constante fut de sauver, en le renouvelant, un genre traditionnel. LE CLASSIQUE. Voltaire, élevé par les Jésuites dans l'admiration du Grand Siècle, demeura toujours fidèle à l'esprit du classicisme et fut l'adversaire résolu des genres nouveaux.

Au début de sa carrière, il est plus rigoureux que Boileau lui-même sur la question des unités; il emprunte l'inspiration et la technique de ses pièces aux modèles grecs ou aux grands tragiques français : ainsi, l'action d'Oedipe fait songer tantôt à Sophocle, tantôt à Corneille.

Même lorsqu'if subit l'influence anglaise, il conserve dans ses pièces, avec les unités, le cadre des cinq actes et la forme du vers.

Ce goût s'accentue encore à la fin de sa vie : il dénonce comme barbare la manière de Shakespeare, juge Corneille insuffisamment pur et voit dans Racine « celui de nos poètes qui approche le plus de la perfection ». LE NOVATEUR Voltaire fut cependant un novateur, qui contribua par ses initiatives à une opportune réforme du théâtre.

Il renouvela le cadre historique et géographique de la tragédie, puisa constamment ses sujets dans les temps modernes, fit voyager l'imagination des spectateurs à Jérusalem (Zaïre), au Pérou (Alzire), en Chine (L'Orphelin de la Chine).

Il élargit l'inspiration tragique, composa à l'occasion des tragédies sans amour (Mérope) ou sans femme (La Mort de César), étudia l'amour maternel (Mérope), la charité chrétienne (Alzire), l'esprit chevaleresque (Tancrède), et introduisit même dans plusieurs de ses pièces des idées philosophiques, politiques ou religieuses.

Il assouplit la technique dramatique : persuadé que le manque d'action était une faiblesse du théâtre classique, il anima la scène en recourant à des procédés extérieurs, reconnaissances, quiproquos; en outre, il enrichit la mise en scène et frappa les yeux par des tableaux pompeux comme celui du Sénat romain assemblé (Brutus), par des spectacles terrifiants (Adélaïde du Guesclin) ou même par des apparitions fantastiques (Sémiramis).

Enfin, à l'occasion de ses dernières pièces, il imposa des habitudes nouvelles : suppression des banquettes sur la scène, réforme du costume et de la déclamation, qui renforcèrent l'illusion du spectateur et rapprochèrent le théâtre de la vérité de la vie. L'OEUVRE DRAMATIQUE DE VOLTAIRE Les innovations de.

Voltaire n'empêchèrent pas la décadence de la tragédie.

Ses vers n'ont pas la vigueur de ceux de Corneille ni l'harmonie de ceux de Racine; de plus, Voltaire, en mêlant le pathétique extérieur qui résulte de circonstances fortuites au pathétique intérieur qui naît du jeu fatal des passions, altérait la qualité de l'émotion tragique. Voltaire n'en a pas moins élargi l'horizon dramatique; et ainsi, tout en prétendant demeurer fidèle à la tragéd,ie, il a préparé les voies au genre qui devait la supplanter au 'axe siècle, le drame romantique.. »

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