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Verlaine : Poèmes saturniens : L'enterrement

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Je ne sais rien de gai comme un enterrement ! Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille, La cloche, au loin, dans l'air, lançant son svelte trille, Le prêtre en blanc surplis, qui prie allègrement, L'enfant de coeur avec sa voix fraîche de fille, Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement, S'installe le cercueil, le mol éboulement De la terre, édredon du défunt, heureux drille, Tout cela me paraît charmant, en vérité ! Et puis tout rondelets, sous leur frac écourté, Les croque-morts au nez rougi par les pourboires, Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens, Et puis, coeurs élargis, fronts où flotte une gloire, Les héritiers resplendissants ! Verlaine, Poèmes saturniens

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