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satire de la médecine Molière

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« La satire de la médecine La satire de la médecine est un thème récurrent dans les comédies de Molière Le médecin malgré lui, Le médecin volant ou même dans Dom Juan mais, Le malade imaginaire est une des seules pièces de Molière où des médecins jouent un vrai rôle (dans les autres pièces, ce sont des valets déguisés qui jouent des médecins) I / La satire traditionnelle de la médecine Les praticiens Diafiorus père et fils / Purgon / Fleurant / Toinette déguisée Leurs noms ridicules (voire fiche personnage) Fleurant n’apparaît que dans une scène , il est l’adjoint de Purgon, il est imbus de sa fonction et semble cupide puisqu’il gonfle les factures d’Argan Purgon : il est incompétent mais honnête dans sa pratique « c’est de la meilleure foi du monde qu’il vous expédiera … » EL2Diafoirus père et fils : ils forment un couple aussi obtus l’un que l’autre L’aspect financier de la médecine est présenté dès l’exposition avec l’énoncé des factures Toinette parle d’Argan comme « d’une bonne vache à lait » et la rupture avec Argan est d’ordre plutôt commercial « Je vous déclare que je romps commerce avec vous […] que je ne veux plus d’alliance avec vous. […] et que pour finir toute liaison avec vous, voilà la donation que je faisais à mon neveu en faveur du mariage (il déchire violemment la donation). » + 3ème intermède L’arrogance des médecins avec le vocabulaire pseudo-scientifique des praticiens, repris en « latin de cuisine » dans le 3ème intermède + 2ème prologue Leur incompétence Elle est présente tout au long de la pièce, on le voit dans les remèdes prescrits à Argan que l’on retrouve dans la cérémonie finale sous la formule « le clytère donner / Puis saigner / Ensuite purger » Toinette s’intronise elle-même médecin apparemment sans difficulté. Il est d’ailleurs à noter que les remèdes proposés par Toinette sont sans nul doute bien plus sensés que les lavements à répétition prescrits par Monsieur Purgon. Elle lui conseille en effet des nourritures fortifiantes et reconstituantes, capables de réparer les dégâts des purges sur son système digestif : « il faut boire votre vin pur ; et pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger du bon gros bœuf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande, du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner » (III, 10)Toinette se révèle donc presque comme le seul médecin véritable de la pièce, par son bon sens populaire. Quant aux médecins de la cérémonie finale c’est l’occasion pour Molière d’expliciter, par la bouche de Béralde de nouveau, donnant des conseils à Argan, tout ce qu’il pense de leur art et de leur savoir : « En recevant la robe et le bonnet de médecin, vous apprendrez tout cela, et vous serez après plus habile que vous ne voudrez. […] L’on n’a qu’à parler ; avec une robe et un bonnet, tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison. » La cérémonie du 3e intermède met en scène l’intronisation du nouveau médecin Argan, capable tout à coup de parler latin aussi bien que les Diafoirus ou presque et jurant de tout mettre en œuvre pour ne prendre aucune initiative, le malade eût-il à en en mourir. Déjà annoncé dans le 2ème prologue. II / Une réflexion philosophique sur la médecine Elle est présente surtout dans le débat entre les deux frères (EL2) Béralde pense qu’il faut laisser faire la nature, que le corps se soigne lui-même« Rien. Il ne faut que demeurer en repos. La nature d'elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée. », il a ici une conception philosophique héritée des philosophes épicuriens qui préconisaient »

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