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« Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur » ?

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supra) et nous savons bien qu'aucun livre n'a jamais empêché une guerre, le racisme ou un massacre. Cependant, les auteurs l'ont utilisée afin d'exposer leurs prises de position.   II- L'écriture engagée             Depuis très longtemps, les romanciers (Dickens, Rousseau, Zola...) mais aussi des poètes, des dramaturges utilisent leurs oeuvres à des fins « sociale », en intervenant et/ou dénonçant certains abus de la société dans leurs écrits.             A- Les moralistes Parlez de Molière par exemple : véritable moraliste. Désir de « corriger les vices des hommes » Castigat ridendo mores. Par le rire, il veut dénoncer les défauts des hommes, leur en faire prendre conscience ; il critique aussi des faits de société (ex : Les Précieuses ridicules). Prendre l'exemple d'une pièce et développer-le dans ce sens (L'Avare, L'École des femmes, Le Misanthrope...).               B- La littérature de combat • Souvent dans l'histoire, les écrivains sont intervenus dans la vie publique.

« => Citation très célèbre tirée du Mariage de Figaro de Beaumarchais (reprise par exemple par le quotidien Le Figaro). En fait, elle veut dire que, si on n'a pas le droit de critiquer, l'éloge ne vaut rien – car si on ne peut pas blâmer, on ne ferait que célébrer et donc, entre deux célébrations, laquelle est vraiment sincère ? Cette phrase prône donc la liberté d'expression – il ne faut pas oublier que le Mariage de Figaro a été écrit avant la Révolution, sous une monarchie absolue de droit divin où la liberté d'expression est interdite.

Elle nie l'éloge tant que la critique n'est pas autorisée. Nous vous transmettons un plan de dissertation qui a un rapport avec cette citation. La littérature est-elle une arme efficace pour défendre ses idées ? La littérature a-t-elle la capacité d'intervenir dans le monde, dans les injustices du quotidien ? I- Les échecs de la liberté d'expression en littérature A- Une parole non entendue ou rejetée • Parfois, l'écrivain n'est pas écouté.

Ex : Hugo de son exile critique Napoléon III et pourtant les Français ratifient largement le référendum en acceptant le retour à l'empire. • L'écrivain est ramené à son domaine littéraire => cuisant échec de Lamartine aux élections de 1848 (G.

Sand, Lamartine...

délaissent la politique et retournent à leurs livres). • Certain élitisme de la littérature : nombre réduit de gens va aller au théâtre voir La Guerre de Troie n'aura pas lieu ou lire Pleins Pouvoirs de Giraudoux. B- La liberté d'expression souvent réprimée • Ravages de la censure : les artistes ne peuvent pas critiquer le roi, le pouvoir...

Les auteurs doivent ne pas s'exprimer ou alors publier à l'étranger.

Ex : Le roi s'amuse de Victor Hugo, représenté en 1832 à Paris est interdit le soir de la première représentation. • La censure religieuse.

Tartuffe : interdit par le premier président du Parlement.

Gros problèmes de Molière avec les Jésuites.

Évoquez la cabale.

Tensions avec Dom Juan. ∆ Les ravages de la censure : prison, exil de nombreux auteurs (Marot, Hugo, Mme de Staël) ou restriction discours. Autodafé (Voltaire).

Molière retravaille Tartuffe et fait du personnage un laïc. Si les auteurs écrivent afin de dénoncer les injustices ou des vices, ils doivent surtout combattre la censure qui a été forte en France pendant très longtemps. C- Un avis contestable La littérature engagée peut servir un pouvoir contestable.

Ex : évoquez tous les auteurs qui ont soutenu les régimes totalitaires.

Ex : Brasillach, écrivain français, fasciste convaincu, réclamait un fascisme à la française, partisan de la victoire de l'Allemagne => fusillé à la Libération. ∆ La littérature en tant qu'arme a une portée limitée (Cf.

supra) et nous savons bien qu'aucun livre n'a jamais empêché une guerre, le racisme ou un massacre.

Cependant, les auteurs l'ont utilisée afin d'exposer leurs prises de position. II- L'écriture engagée Depuis très longtemps, les romanciers (Dickens, Rousseau, Zola...) mais aussi des poètes, des dramaturges utilisent leurs oeuvres à des fins « sociale », en intervenant et/ou dénonçant certains abus de la société dans leurs écrits. A- Les moralistes Parlez de Molière par exemple : véritable moraliste.

Désir de « corriger les vices des hommes » Castigat ridendo mores.

Par le rire, il veut dénoncer les défauts des hommes, leur en faire prendre conscience ; il critique aussi des faits de société (ex : Les Précieuses ridicules). Prendre l'exemple d'une pièce et développer-le dans ce sens (L'Avare, L'École des femmes, Le Misanthrope...). B- La littérature de combat. »

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