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Sainte Thérèse de Lisieux

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Sainte Thérèse de Lisieux 1873-1897 Elle meurt en 1897 et il ne lui faut pas beaucoup de temps pour devenir bienheureuse et sainte, pour être connue et chérie du monde entier. On trouve sa statue dans toutes les églises. L'image naïve de la Carmélite aux roses décore même les igloos, les cases et les tentes des nomades. Les souvenirs qu'elle écrivit à bâtons rompus sur de pauvres cahiers-écoliers, se diffusent au même rythme, en trente-cinq langues et à des millions d'exemplaires. Cette extraordinaire popularité d'une jeune religieuse, qui vécut séparée du monde, restera toujours une énigme. Comment expliquer pareille traînée de bienfaits, pareil amour suscité en tant de coeurs à l'égard de la "petite sainte" ? "Petite" certes, elle l'est. Et il faut, pour le comprendre, la situer dans son milieu provincial, à une époque nettement révolue. Un grand demi-siècle, c'est beaucoup dans l'évolution du monde actuel ! Morte à vingt-quatre ans, Thérèse a été la benjamine d'une famille qui ne comptait que des filles, puis celle d'une communauté de religieuses cloîtrées ; c'est dire que toute sa vie a été marquée de dépen¬dance. Le fait qu'elle ait aimé se considérer comme l'enfant du Père céleste, et cherché à entraîner ses Soeurs dans cette forme de spiritualité, n'a pu que l'encourager à utiliser le vocabulaire et les manières de l'enfance. Son humilité s'est accommodée du reste de ces diminutifs qui prêtent moins à l'admiration que les formules retentissantes dans lesquelles les saints du passé ont proclamé leur indignité. Mais à travers ces incontestables aspects de petitesse, quelle grandeur d'âme, quelle fermeté ! La photographie authentique qui est présentée ici le proclame. Il suffit de considérer ce portrait pour lire dans le pincement des lèvres, la forme arrêtée du menton, l'esprit de décision et le courage.

« Sainte Thérèse de Lisieux 1873-1897 Elle meurt en 1897 et il ne lui faut pas beaucoup de temps pour devenir bienheureuse et sainte, pour être connue et chérie du monde entier.

On trouve sa statue dans toutes les églises.

L'image naïve de la Carmélite aux roses décore même les igloos, les cases et les tentes des nomades.

Les souvenirs qu'elle écrivit à bâtons rompus sur de pauvres cahiers-écoliers, se diffusent au même rythme, en trente-cinq langues et à des millions d'exemplaires. Cette extraordinaire popularité d'une jeune religieuse, qui vécut séparée du monde, restera toujours une énigme. Comment expliquer pareille traînée de bienfaits, pareil amour suscité en tant de coeurs à l'égard de la "petite sainte" ? "Petite" certes, elle l'est.

Et il faut, pour le comprendre, la situer dans son milieu provincial, à une époque nettement révolue.

Un grand demi-siècle, c'est beaucoup dans l'évolution du monde actuel ! Morte à vingt-quatre ans, Thérèse a été la benjamine d'une famille qui ne comptait que des filles, puis celle d'une communauté de religieuses cloîtrées ; c'est dire que toute sa vie a été marquée de dépen¬dance.

Le fait qu'elle ait aimé se considérer comme l'enfant du Père céleste, et cherché à entraîner ses Soeurs dans cette forme de spiritualité, n'a pu que l'encourager à utiliser le vocabulaire et les manières de l'enfance.

Son humilité s'est accommodée du reste de ces diminutifs qui prêtent moins à l'admiration que les formules retentissantes dans lesquelles les saints du passé ont proclamé leur indignité. Mais à travers ces incontestables aspects de petitesse, quelle grandeur d'âme, quelle fermeté ! La photographie authentique qui est présentée ici le proclame.

Il suffit de considérer ce portrait pour lire dans le pincement des lèvres, la forme arrêtée du menton, l'esprit de décision et le courage. C'est "à la pointe de l'épée", selon son expression, que Thérèse a su conquérir le Carmel à l'âge le plus tendre.

Elle y est entrée sans aucune illusion, et a su y porter de lourdes épreuves de famille et de communauté, avant de mourir prématurément en d'atroces souffrances accompagnées de délaissements spirituels : "Jamais je n'aurais cru pouvoir souffrir autant..." On reste confondu devant la somme d'énergie qui a été déployée dans l'espace de vingt-quatre ans par cette petite fille acharnée à se vaincre dès son enfance, et jusque dans les plus petites choses. La force qui est en elle, c'est celle de l'amour.

Encore qu'elle fût douée pour la pensée, éprise de vérité, Thérèse nous apparaît comme exceptionnellement vouée à l'amour.

C'est bien le sens de son existence, tel qu'elle l'a discerné elle-même.

La grâce, chez elle, a eu beau jeu de mettre en oeuvre les richesses d'une nature exquisement sensible, que la crainte resserrait, mais que l'amour dilatait...

Il suffit, pour s'en convaincre, de feuilleter ses cahiers, tels qu'ils viennent d'être reproduits avec une scru¬puleuse exactitude, pour y remarquer l'extraordinaire richesse du vocabulaire affectif.

Quant au gra¬phisme, il témoigne à sa manière : les longues finales des mots sont là comme de fines antennes, qui se tendent vers autrui, pour pressentir et communier... Cet amour tourné vers "Jésus" a su rester exquisement humain sans perdre sa transcendance : Thérèse a aimé le Christ comme un époux, comme un frère, comme l'enfant qu'il fut dans le berceau de Bethléem.

Elle L'a entouré de délicatesses ailées, cherchant à Lui faire plaisir, sans le moindre retour sur elle-même.

Et en Lui, elle a aimé tous ces hommes lointains, inconnus qu'elle appelait "ses enfants", et dont elle voulait, jour après jour, "gagner le pain" quotidien par ses prières et ses sacrifices. Est-il étonnant que ceux-ci lui aient rendu un peu d'amour ? Et n'est-ce pas là le secret de sa survie parmi nous ?. »

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