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Résumé: Les Diaboliques de BARBEY D'AUREVILLY

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Jules Barbey d'Aurevilly, dont la vie s'étend sur une grande partie du XIXe siècle (1808-1889), est le contemporain des grands mouvements, romantique, symboliste et naturaliste, du XIX' siècle ; il réunit dans ses nouvelles et ses romans les tendances les plus diverses : il bride son imagination frénétique par un souci constant de vérité ; il modère ses extravagances par un contrôle de l'intelligence. Mais le réalisme de sa peinture des moeurs ne lui valut guère que des scandales. 1841, L'Amour impossible. 1865, Un Prêtre marié. 1854, L'Ensorcelée. 1874, Les Diaboliques. 1864, Le Chevalier des Touches. 1883, Une Histoire sans nom.

« Les Diaboliques de BARBEY D'AUREVILLY Jules Barbey d'Aurevilly, dont la vie s'étend sur une grande partie du XIXe siècle (1808-1889), est le contemporain des grands mouvements, romantique, symboliste et naturaliste, du XIX' siècle ; il réunit dans ses nouvelles et ses romans les tendances les plus diverses : il bride son imagination frénétique par un souci constant de vérité ; il modère ses extravagances par un contrôle de l'intelligence.

Mais le réalisme de sa peinture des moeurs ne lui valut guère que des scandales. 1841, L'Amour impossible. 1865, Un Prêtre marié. 1854, L'Ensorcelée. 1874, Les Diaboliques. 1864, Le Chevalier des Touches. 1883, Une Histoire sans nom. Le Rideau cramoisi : le vicomte de Brassard, traversant en voiture une ville endormie, reconnaît une fenêtre derrière laquelle brille une lumière tamisée par un rideau cramoisi.

Il se revoit, jeune militaire de dix-sept ans qui logeait dans cette même maison.

Il avait été frappé par l'impassibilité de la fille de ses hôtes, Alberte.

Or, un soir, lui saisissant la main sous la table, elle l'avait provoqué « si diaboliquement » qu'il cherche comment nouer une intrigue avec elle. Une fois encore, elle prévient son désir, se rend dans sa chambre et se donne à lui avec une démence qui n'a d'égal que le mutisme qu'elle observe le lendemain.

Une nuit, elle expire mystérieusement dans ses bras.

Il n'a plus qu'à fuir. Le plus bel amour de Don Juan : le comte de Ravila de Raviles s'éprend d'une fillette ténébreuse dont il a naguère séduit la mère : « Le meilleur régal du diable, lit-on en exergue, c'est une innocence.

» Mais l'enfant, se croyant enceinte, le confesse à un prêtre qui le rapporte à sa mère. Le Bonheur dans le crime: encore une histoire qui semble dictée par le diable.

Pour lui ravir son époux et son titre, une femme redoutable, mi-panthère, mi-amazone, empoisonne de sang-froid la comtesse de Savigny.

Libres, unis, les deux amants peuvent rechercher « le bonheur dans le crime ». Le dessous de cartes d'une partie de whist : la même froideur y préside à un double crime commis par une mystérieuse comtesse. A un dîner d'Athées : une femme à visage d'ange, la Pudica, se révèle être, au cours d'une scène horrible, une ignoble créature. La Vengeance d'une femme : un duc fait dévorer par ses chiens, sous les yeux de sa femme, le coeur d'un homme qu'il croyait être son amant.

Comment s'exercera la vengeance de la malheureuse ? Elle se fera fille publique pour humilier son mari en donnant le spectacle d'une mort infamante. • Le diable règne sur ces six nouvelles : Barbey d'Aurevilly explore six crises d'une âpreté qui fait mal, au cours desquelles il se complaît dans la description de l'épouvante et de l'horreur.

Ce qui transparaît sous la description érotique des passions les plus excessives, c'est la cruauté qui gouverne la plupart des entreprises humaines. Faut-il lire « diabolique » au féminin ? Les femmes sont, dans ces nouvelles, d'une beauté fascinante et inaccessible. Ce sont elles qui manipulent les hommes.

Tout s'y consume en passions brèves et fulgurantes. • La mort guette à chaque page : les personnages évoluent dans un monde nocturne où les forces de l'ombre triomphent des bons sentiments et de la volonté de vie. Cinéma : Alexandre Astruc, le Rideau cramoisi (1953). La fascination du mal Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly est un nostalgique.

Né huit ans après son siècle, il a vu s'effondrer un à un les derniers vestiges de l'ordre monarchique.

Ses ouvrages, Du dandysme, Le Chevalier Des Touches, L'Ensorcelée, ou encore son recueil de nouvelles Les Diaboliques, rendent hommage aux derniers aristocrates, à ceux qu'il nomme les "vieux beaux" de l'Ancien Régime.

Mais derrière cette nostalgie, se cache aussi une fascination pour le maléfique, d'autant que celui-ci émane, justement, de cette noblesse disparue et tant regrettée.

Le mal - le vrai -, dit Barbey, est aristocratique.

Les six nouvelles des Diaboliques, publiées en 1874, tendent à le montrer. Du badin à l'horreur Tout commence, chaque fois, par une badine conversation mondaine.

Dans une diligence, sur un banc public, dans un salon à la mode, à un banquet d'amis, l'auteur Barbey rencontre des hommes de qualité, un malicieux docteur, des comtesses un peu bavardes...

et les fait parler.

Une seule règle dirige les six nouvelles, les six "causeries" : plus le début est tranquille, enjoué, inoffensif, plus frémissante, plus diabolique est la fin.

Le Rideau cramoisi est la nouvelle la plus violente ; Le Plus Bel Amour de Don Juan, la plus raffinée ; Le Bonheur dans le crime, la plus provocante ; A un dîner athées, la plus épique ; La Vengeance d'une femme, la plus impitoyable.

Mais la palme de l'horreur revient sans conteste au Dessous de cartes d'une partie de whist.

Un grand whister écossais, Marmor de Karkoël, établi pour quelques années dans la très aristocratique et très somnolente ville de Valognes, laisse en partant un désordre complet : une mère et une fille qui s'entre -déchirent, un enchaînement de morts mystérieuses et, surtout, l'affreuse découverte des...

restes d'un "secret" inavouable.

A lire par ceux qui croient encore que l'horreur est affaire de gens raffinés.. »

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