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Qu'on le veuille ou non, une oeuvre dramatique n'existe que du soir où elle est créée, c'est-à-dire où elle vit devant un public. Mais quel est le rôle de celui-ci ?

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Développement I. - Avant « l'entrée » du public 1° On décante l'oeuvre par la lecture « à l'italienne » autour d'une table. 2° Les acteurs en possession de leur rôle, entrés dans leurs personnages, on passe sur scène, pour la mise en place, le jeu proprement dit. 3° Imaginons que les répétitions se prolongent sans public, ce jeu prendrait quelque chose d'arbitraire et de décousu ; les personnages ressemblent alors à des poissons rouges derrière la vitre d'un aquarium (Salacrou). II. - La « présence » du public. 1° Il suffit de quelques amis à la dernière répétition pour que le ton, le rythme, et même le texte prennent leur vrai sens. 2° Le succès dépend alors pour une bonne part de ce que l'on appelle le hasard : c'est l'ambiance que le public apporte avec lui. Il suffit, pour changer le destin d'une oeuvre dramatique : a) D'un incident intérieur : un maladroit qui tousse, une porte qui grince... ou qui ne s'ouvre pas, un décor dont la peinture n'est pas sèche (exemple de la Nuit vénitienne de Musset) ; b) D'un fait extérieur : une panne de métro, une grève, un discours politique attendu.

« Développement I.

— Avant « l'entrée » du public 1° On décante l'œuvre par la lecture « à l'italienne » autour d'une table. 2° Les acteurs en possession de leur rôle, entrés dans leurs personnages, on passe sur scène, pour la mise en place, le jeu proprement dit. 3° Imaginons que les répétitions se prolongent sans public, ce jeu prendrait quelque chose d'arbitraire et de décousu ; les personnages ressemblent alors à des poissons rouges derrière la vitre d'un aquarium (Salacrou). II.

— La « présence » du public. 1° Il suffit de quelques amis à la dernière répétition pour que le ton, le rythme, et même le texte prennent leur vrai sens. 2° Le succès dépend alors pour une bonne part de ce que l'on appelle le hasard : c'est l'ambiance que le public apporte avec lui. Il suffit, pour changer le destin d'une œuvre dramatique : a) D'un incident intérieur : un maladroit qui tousse, une porte qui grince...

ou qui ne s'ouvre pas, un décor dont la peinture n'est pas sèche (exemple de la Nuit vénitienne de Musset) ; b) D'un fait extérieur : une panne de métro, une grève, un discours politique attendu. III.

— La « leçon » du public. 1° Si le public a un minimum de culture et de spontanéité (les deux conditions sont rarement réunies), 2° S'il est assez nombreux et cohérent (Bergson fait remarquer que le rire passera mieux sur une salle comble qu'à moitié vide), 3° Alors, il peut apporter sa « collaboration » : — à l'acteur, qui se corrige et modifie son jeu en écoutant le public : interprétation plus ou moins extérieure, plus ou moins en finesse et en nuances ; — à l'auteur, qui modifie certaines répliques ou même récrit toute une scène (Molière a fait cela souvent et Ionesco ne s'en cache pas). Conclusion Un humoriste a dit qu'il fallait que le public « lui aussi, ait du talent ».

Cette remarque est sans doute plus qu'une boutade.

Mais que faire pour que le public ait toujours du talent ?. »

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