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On ne badine pas avec l'amour Acte 3 scène 3

Publié le 21/06/2026

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« Introduction Dès lors, la scène 3 de l’Acte III constitue une forme de vengeance de la part de Perdican, car Camille choisit le couvent plutôt que lui . En présence de Camille, cachée derrière un arbre, il déclare son amour à Rosette, la sœur de lait de Camille. Cette convention théâtrale est en réalité orchestrée par Perdican, véritable organisateur de cette mise en scène, dont le but est de faire souffrir Camille. Problématique : En quoi cet extrait révèle-t-il à la fois le caractère manipulateur de Perdican et son romantisme exacerbé ? Mouvement 1 : la perplexité de Camille Mouvement 2 : les gages et les mots d’amour donnés par Perdican à Rosette Mouvement 3 : l’amour idéal défini par Perdican MOUVEMENT 1 : la perplexité de camille Cette premiere réplique de Camille sert à planter le décor de la comédie qui va être jouer, grâce aux compléments circonstanciels de temps « avant de partir » et de lieu « près de la petite fontaine » et « où je l’ai fait venir hier » qui situent précisément l'action.

Ils ancrent la rencontre dans un lieu et un moment précis, comme dans une mise en scène théâtrale.

La fontaine devient un lieu symbolique de rendez-vous amoureux. En lisant la lettre de Perdican, Camille rapporte ses paroles au discours indirect : « Perdican me demande de lui dire adieu » : elles sont filtrées à travers le regard de Camille, la communication apparaît indirecte et propice aux erreurs d'interprétation. Sa perplexité s'exprime ensuite à travers les interrogations : « Que peut-il avoir à me dire ? » puis « Dois-je accorder ce second rendez-vous ? ».

Ces questions directes traduisent son hésitation et montrent qu'elle cherche à comprendre les intentions de Perdican.

Le futur de l'action reste incertain. Le lexique du mouvement est très présent : « partir », « venir », « portée », « approche », « arriver ».

Ces verbes donnent du dynamisme à la scène et annoncent une intrigue fondée sur les rencontres et les déplacements des personnages. L'expression « je suis toute portée à croire » montre la perplexité de Camille parce qu'elle traduit une hypothèse et non une certitude. Les didascalies « Elle se cache derrière un arbre » + « entrent perdican et rosette » installent un procédé typique de la comédie : un personnage observe en secret d’autres personnages.

Le spectateur comprend qu'un malentendu est possible. Camille formule une hypothèse : « Je suppose qu'il va la quitter ».

Le verbe d'opinion « suppose » montre qu'elle interprète la situation sans certitude.

Cette hypothèse révèle sa naïveté : elle croit que Perdican va abandonner Rosette pour elle.

Sa dernière remarque, « Je suis bien aise de ne pas avoir l'air d'arriver la première », montre que son jugement est guidé par son orgueil.

Elle considère l'amour comme un jeu où il ne faut pas faire le premier pas. Les trois interrogations qui vont en gradation (elles sont de longueur croissante) reflètent l’incompréhension de Camille, sa stupeur, voire son indignation : « Que veut dire cela ? Il la fait asseoir près de lui ? Me demande-t-il un rendez-vous pour y venir causer avec une autre ?« Mouvement 2 : Une mise en abyme du jeu amoureux (procédé de théâtre dans le théâtre, les spectateurs regardent un spectateur) se met en place : Perdican joue son rôle à l’excès afin de séduire Rosette et humilier Camille didascalie « à haute voix de manière que camille l’entende » : mise en scène orchestrée par Perdican Déclaration absolue et enflammée commence directe par «Je t’aime, Rosette !» = envolée lyrique + répétition «toi seule» + l’impératif («prends ta part», «donne-moi ton.... »

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