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Nicolas MARTIN (1814-1877) - Venise

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Nicolas MARTIN (1814-1877) - Venise Il semble qu'un soupir, un éternel soupir, Peuple l'air embaumé d'échos mélancoliques ; C'est un soupir qui sort de ces brillants portiques Qu'habitaient autrefois les chants et le plaisir. Car Venise déjà n'est plus qu'un souvenir. Elle dort du sommeil des vieilles républiques. - En vain vous attendez, vagues adriatiques, Le doge fiancé qui ne doit plus venir. De quel royal éclat tu brillais, ô Venise ! Au temps où te peignait Paul Véronèse, assise Sur un velours d'azur, tenant un sceptre d'or ! Seul au Pont des Soupirs, un poète, à cette heure, Penché vers ta beauté, rêve, contemple et pleure. - Hélas ! jamais les pleurs n'ont réveillé la mort.

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