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Montrer rapidement comment les comédies de Molière offrent un tableau assez complet de la société de son temps.

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Quant à la cour, Molière ridiculise les manières affectées de ses petits marquis, mais la défend contre les pédants et sait reconnaître qu'elle a le goût bon. II. La Ville. Elle s'offre à nous dans quelques intérieurs où Molière nous fait pénétrer : Ceux du grand monde, représentés par le salon de Célimène, grande dame, salon où se pavane Oronte, seigneur bel esprit, et où frétillent des petits marquis fort contents de leur mince personne, etc. Ceux de la haute bourgeoisie, représentés par la maison d'Orgon, où règne une large aisance et un assez grand train de vie mondaine. Ceux de la moyenne bourgeoisie, représentés par la maison d'Harpagon, lequel a lui aussi un certain train de vie, mais s'est déconsidéré par une ladrerie qui donne à son carrosse et à ses dîners un air râpé et miteux - et par la maison de Chrysale, mieux tenue, avec un salon où la femme de Chrysale, sa soeur et sa fille ont ouvert un bureau d'esprit. Ceux de la basse bourgeoisie, avec Gorgibus des Précieuses ridicules, plus grossier que Chrysale et qui sent sa province ; Jourdain, fils d'un marchand drapier entiché de noblesse et dupé par un noble taré qui ressemble fort à un fripon. Le même peuple est représenté par des porteurs de chaise, des laquais lourdauds, une entremetteuse cupide (Frosine, dans l'Avare), de gaillardes servantes au coeur franc et bon, au langage cru. 6.Notons enfin quelques types à part de professionnels : maîtres d'armes, de musique, de danse, maître de philosophie, tous très fiers de leur profession, médecins ignares et grotesquement pédants, etc.

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