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Maupassant, La Parure, 1884.

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Maupassant, La Parure, 1884. C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique. Elle fut simple, ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée ; car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames. Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses, dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l'indignaient.

« Maupassant, La Parure, 1884. C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés.

Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique. Elle fut simple, ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée; car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille.

Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames. Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes.

Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes.

Toutes ces choses, dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l'indignaient. *** Guy de Maupassant : écrivain né le 5 août 1850 à Tourville-sur-Arques et mort le 6 juillet 1893 à Paris, ayant peu à peu sombré dans la folie Auteur de romans reconnus et très importants (Une vie ; Bel ami ; Pierre et Jean…) et surtout de très nombreuses nouvelles (plus de 300), telles Boule de suif, La Maison Tellier, La Ficelle, Les Contes du jour et de la nuit, Les Contes de la Bécasse... Maupassant : romancier réaliste. Extrait de La Parure : incipit, début de la nouvelle. Portrait de femme : réalisme de Maupassant… I- Une femme Incipit du roman > présente une femme. A- Une belle femme dans un univers simple • « C'était une de ces jolies et charmantes filles » : début de la nouvelle qui semble annoncer un destin joyeux.

Femme qui a des qualités.

Espérance.

Or, évoque immédiatement après son existence très ordinaire. NB : narrateur omniscient qui raconte > effet de réel. • Milieu simple, populaire. - Cf.

« famille d’employés » ; « pas de dot ». - Cf.

la femme qui se marie avec « un petit commis » > famille modeste.

« un petit commis » > « commis » souligne déjà qu’il n’a pas un poste important et cela est mis encore plus en relief par « petit ».

cela s’oppose au rêve de la jeune femme, celui d’un « un homme riche et distingué ». • La femme semble sans amour pour son mari. B- Rêves vs.

réalité • Opposition entre ce qu’elle est et le monde dans lequel elle vit. Cf.

« comme par une erreur du destin ». Cf.

« elle se laissa marier » : passivité de la jeune femme.

Aucune volonté, aucun entrain devant la vie qui s’offre à elle… • Inadéquation entre son milieu social et ses rêves, et son existence. Ex : « pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée » > énumération de termes qui sont niés.

Vie intérieure du personnage qui se base sur une rêverie romanesque (sorte de clichés, rêves des jeunes femmes d’une vie parfaite où elles sont aimées, heureuses, reconnues…). Rêves de la jeune femme qui sont impossibles par cette réalité petite, banale, cette existence modeste. II- Les femmes. »

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